08/04/2008

Toucher du doigt l'Histoire de France

Rencontrer l'Histoire de la France. Tel n'était pas le but premier de ce voyage à Paris, mais c'est pourtant ce que j'ai pu faire trois jours durant. Retour sur quelques évènements.

Très rapidement, le ton est donné. Premier arrêt place de la Bastille, un peu de divagation métropolitaine pour arriver au final au musée Carnavalet. Le nom est peu parlant a priori. Les premières salles du musée exposent des enseignes anciennes, parfois des devantures d'apothicaires. C'est très beau, mais l'on n'apprend pas grand-chose.
En avançant dans les salles, les histoires, articulées entre elles, de Paris et de la France sont retracées au travers de toiles, parfois d'objets d'époques, de maquettes.
Ici, la fresque qui dépeint les honneurs rendus au maréchal Pétain, là, la prise de la Bastille. Ici, des fragments de grenades qui ont servi à l'attentat contre Napoléon III, là, un portrait de Louise Michel. Ici, la naissance de la première révolution prolétarienne (la Commune de Paris) peinte par les artistes de l'époque et expliquée avec une lecture plus contemporaine, là, la chambre de Marcel Proust.

En clair, un pur moment de bonheur qui, non seulement nous rappelle les détails de l'Histoire de France, mais en plus nous fait vibrer au rythme des moments historiques de Paris, de la France et de l'Europe.
Deux regrets toutefois : l'interdiction du flash empêche quelques photos intéressantes et l'emploi du temps qui nous empêchera d'aller au bout du musée. J'ai quand même pu arracher cette photo (pas terrible) du berceau offert par la Ville de Paris à Napoléon III pour la naissance de son fils, le prince impérial Eugène-Louis-Joseph.

Autre rencontre avec l'Histoire le lendemain. Alors que Caroline et moi allons rejoindre la rue de Rivoli, mon regard croise une plaque : "En ce lieu le roi Henri IV fut assassiné par Ravaillac le 14 mai 1610". Rien que ça. Je ressens presque les chevaux battre les pavés et s'exciter devant les bruits de la foule. J'aperçois même Ravaillac qui s'enfuit quelques rues plus loin. J'entends Henri IV agoniser et ses huissiers s'affoler à son égard. Je vis l'Histoire.

Au-delà de ça, chaque tournant de rue, chaque monument transpire de hauts faits, de hauts personnages. L'on devine aussi bien les chars allemands qui pénètrent la capitale que Napoléon qui observe le siège des Tuileries ou encore la panthéonisation de Emile Zola.
L'on devine aussi le système de copinage oligarchique qui a semble-t-il toujours fait office en France et qui nous fait croire aujourd'hui que Napoléon Bonaparte, Victor Hugo ou Nicolas Sarkozy sont des hommes comme les autres, "issus du peuple".

En outre, l'histoire contemporaine se lit également sur le plan de Paris. Le siège de l'UMP se trouve à deux pas du palais de l'Elysée. Le siège du PS se trouve à deux pas de l'Assemblée nationale et de l'hôtel de Matignon. Le siège du PC, lui, se trouve loin de tout.

Paris, une vraie leçon d'Histoire...

A suivre.

--
Photos :
- Enseigne du restaurant A la tour d'argent, musée Carnavalet, Paris - avril 2008
- Berceau du prince impérial Louis-Eugène-Joseph, musée Carnavalet, Paris - avril 2008
- Hôtel des Invalides et Panthéon, Paris - avril 2008

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Virgile,
tu as oublié le moment le plus historique de ton séjour à Paris. Pas une de ces misérables anecdotes dont regorge Paris, type "Napoléon pissa contre ce mur". Tu as oublié notre rencontre fortuite au musée d'Orsay.

Anonyme a dit…

Moi, je dirais que le gars Virgile, bon, ben, il est bien gentil, mais, là, c'est un peu l'histoire de France comme on la racontait à nos grands-parents !
Ej veux dire qu'y a nib d'histoire sociale ou d'histoire des mentalités dans ces photos d'voyage qui sint bin belles, mais qui parlent pas de la population qui voyait passer des rois ou des empereurs leur pondant des lois sans leur demander aucun avis.

A part, j'ai ch'timisé ton site. Ca fait bizarre.