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09/05/2012

Un chef de l'Etat peut-il laisser le harcèlement sexuel avoir cours légal ?

Monsieur le Président, Monsieur le futur Président,


Le 4 mai dernier, le Conseil constitutionnel abrogeait l'article 222-33 du code pénal portant sur le harcèlement sexuel, laissant ainsi un vide juridique quant à ce sujet. 

A la surprise générale, le Conseil constitutionnel rendait sa décision durant la période qui était à la fois celle de la campagne présidentielle et celle de la vacance de l'Assemblée nationale. De fait, un nouveau texte de loi ne pouvait être soumis immédiatement au vote des parlementaires en même temps qu'une circulaire ministérielle ou un décret étaient très difficilement applicables. 
Actuellement, le harcèlement sexuel est donc légal. Une personne a le droit d'effectuer des pressions psychologiques incessantes, des menaces, des ordres, des contraintes sur une autre personne afin d'en obtenir des faveurs sexuelles, et ce aussi longtemps que désiré. 
Il existe même un flou législatif quant à d'éventuels actes qui ne sont pas forcément qualifiés d'agressions sexuelles mais plus comme faisant partie de la logique du harcèlement sexuel. Par exemple, une main aux fesses est-elle une agression sexuelle ? Un rapprochement intrusif mais sans contact, non consenti, constitue-t-il une tentative de viol ? 

Pour toutes ces raisons, il est capital d'agir de manière urgente afin d'empêcher les agissements éventuels d'hommes qui se sentiraient libérés de la contrainte légale et ainsi protéger d'éventuelles victimes. 
Evidemment, il existe de nombreuses urgences dans les mesures qui seraient à adopter, dans les lois qui seraient à voter. La question concernant le statut pénal du Président de la République est certes importante, mais elle peut attendre plusieurs années. La renégociation de tel ou tel traité peut être capitale, mais elle peut attendre plusieurs mois sans problème. Les mesures concernant l'âge de départ en retraite peuvent être utiles, mais leur application à trois semaines près n'impacte pas profondément la population. 
En revanche, des mesures destinées à lutter contre le harcèlement sexuel ne peuvent souffrir l'attente de la reprise parlementaire prévue dans plusieurs mois. C'est une question de jours, peut-être d'heures afin de limiter le désastre engendré par ce vide juridique. En agissant immédiatement, vous pourrez peut-être empêcher un homme d'agir. Vous pourrez empêcher une femme d'être prostrée par la peur de rencontrer tel homme. Vous pourrez mettre des mots sur la douleur d'une victime. Vous pourrez aider une femme à relever la tête. Vous pourrez aider une femme à sortir de chez elle sans crainte. Vous pourrez empêcher les blessures invisibles, mais pourtant si prégnantes, d'une innocente. 
En agissant immédiatement, vous œuvrez dans l'utilité d'une femme, dix, cent ou mille. En n'agissant pas dans les prochains jours, vous mettez en danger une femme innocente, dix, cent ou mille, ce qui ne peut pas être compatible avec la définition d'un chef d'Etat responsable. 

Comment faire ? La convocation d'une session parlementaire extraordinaire pourrait résoudre rapidement ce problème qui ne serait certainement pas l'objet de clivage partisan, et dont la discussion serait sûrement plus rapide que les négociations de lois comme celles portant sur le complexe système des retraites. 
La publication d'un décret ou d'une circulaire ministérielle pourrait également faire autorité dans l'attente de la reprise parlementaire. Peut-être même pourrez vous, Monsieur le Président, Monsieur le futur Président trouver d'autres moyens que j'ignore pour réprimer le harcèlement sexuel. 

Alors pour la paix de nombreuses personnes, pour le bien de nombreuses femmes, pour l'intérêt de l'ordre public, je vous prie, je vous supplie d'agir dès les prochains jours pour rétablir la protection des victimes, sans quoi, vous serez tenu par les Français comme co-responsables de l'inertie des services de l'Etat. 

Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, Monsieur le futur Président, l'assurance de mon profond respect.


28/01/2009

La première photo prémonitoire du web !!

J'ai récemment exhumé de ma photothèque cette photographie qui ne me plaisait pas et que je comptais effacer. J'avais pris ce cliché durant la période pré-électorale des présidentielles de 2007. Précisément le premier septembre 2006, alors que Nicolas Sarkozy avançait vers le palais de l'Elysée.
Visuellement, la photo n'est pas très réussie : elle est mal proportionnée, les sujets du premier plan gâchent la scène, le personnage principal est flou en plus d'être mal mis en valeur.
Une photo ratée donc. Toutefois, avant de la supprimer, j'ai observé cette photo. Elle n'est, en fait, pas belle : elle est magnifique. Certains diront que c'est l'œil ou le talent du photographe, j'impute cela au hasard.

Ils sont sept. La photo est plus remplie que cela, mais sept personnages soutiennent cette fresque.
Il y a évidemment le personnage central, devenu depuis Président. Il faut dire ce qui est, il présente mal : sa cravate est mal nouée, sa chemise n'est pas très classe, son pantalon, trop cintré à l'entrejambe, en est presque vulgaire. Néanmoins, sa présence attire et retient l'œil. Nicolas Sarkozy, par sa posture est partout à la fois. En même temps qu'il étreint le second personnage de la scène, en costume beige, le regard du candidat au poste suprême se porte vers une caméra, pendant que son visage s'oriente vers une autre, le tout en gardant les pieds fermement ancrés au sol. La peau du ministre est luisante de transpiration, signe de l'énergie qu'il déploie. Même si le second personnage retient fermement le bras du candidat – son candidat –, celui-ci continue inexorablement sa marche en avant. L'expression de l'ensemble de son visage est à la fois très marquée et difficilement interprétable. Prise indépendamment du contexte, on ne saurait dire si cet homme est en colère, heureux jusqu'à l'extase, souffrant ou ivre-mort.

Le second personnage, lui aussi, porte une part d'ambigüité. Il peut être l'homme du peuple qui essaie aussi bien qu'il peut de garder le futur Président proche de lui et – qui sait ? – de ses futures préoccupations sociales. Nicolas Sarkozy montrerait alors au peuple français, par le biais des caméras, qu'il s'attelle à prendre ses préoccupations à bras-le-corps. Dans le second cas, cet homme, en costume, représenterait un homme d'affaire, un patron auquel Nicolas Sarkozy montrerait sa sympathie, peut-être même son affection, en le montrant aux médias et peu importent les critiques.

Il y a ensuite le troisième personnage : le caméraman du premier plan. Sur cet instantané de seulement un trentième de seconde, tout est figé sauf le personnage central et ce caméraman qui paraît être le seul à pouvoir suivre la cadence imposée par le candidat. Candidat, qui d'ailleurs, essaie de se séparer du second personnage pour rejoindre les caméras. En cela, le journaliste personnifie l'ensemble des médias que l'on voit ou pas sur ce cliché.

Le quatrième personnage impose sa présence sur cette scène de par sa place centrale et l'éclairage qui vient frapper le haut de son crâne. Mais cette présence détourne le regard du spectateur sur le personnage central car il est regardé amoureusement. Le personnage – mieux habillé que le candidat – est identique à un santon : immobile, ravi, dévot devant celui qu'il considère déjà comme son roi malgré leur différence. Il tient peut-être même dans son bras un présent qu'il compte offrir.

Le cinquième personnage, lui, est extérieur à la scène. Son regard est hors du mouvement général et s'adresse au photographe. Toutefois, il se crée une certaine harmonie entre cet homme, le santon, le candidat et l'homme du peuple. Comme un arc de cercle qui aurait comme point prépondérant le candidat. Il apporte une touche de gravité, de sérieux à cet ensemble. Qui est-il et pourquoi est-il là ? Peut-être est-ce la conscience de Nicolas Sarkozy. Derrière l'agitation du spectacle, il faut quelqu'un qui ne joue pas à ça, qui dirige ce qu'il y a à diriger. C'est peut-être bien cet homme strict.

La place et l'importance du sixième homme sont révélatrices de la future gouvernance. Ce sixième homme, c'est François Fillon que l'œil peine à trouver. Il est au tout dernier plan et presque invisible. Alors qu'il est le conseiller le plus proche du candidat, François Fillon est ici éloigné, ignoré. La place qu'il occupe face aux médias et sur le cliché est bien moindre que celle de Nicolas Sarkozy et elle restera telle pendant encore plusieurs années.


Le dernier homme est en fait le contre-point de l'homme sérieux. Aux côtés de François Fillon, on ne voit de lui que sa moustache et un peu son torse poilu. Il vient compléter le burlesque du visage de Nicolas Sarkozy. Ce pourrait être une belle moustache, soignée, mais dans ce contexte, elle n'est plus qu'un accessoire de clown. Il existe une autre dynamique à cette photo, une ligne droite qui part de l'homme du peuple et qui arrive au moustachu. Toutes les émotions et toutes les images de la scène se retrouvent sur cette ligne, à l'exception du sérieux. Elles se dirigent alors vers le candidat qui va porter toutes ces expressions sur lui.

Tout cela fait de ce cliché un cliché unique de par ce qu'il montre et ce qu'il prédit des années de la présidence de Nicolas Sarkozy : une agitation autour du Président, elle-même dépassée par l'agitation du Président. Ne reste plus qu'à savoir où sont les femmes et quelle sera la suite ce cliché...

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Photo : Marseille - septembre 2006

20/05/2008

Chaque instant de la vie est un pas vers la mort...

Je ne cherche en aucun cas à vous mettre la pression, mais bon...
Cela fait plus d'un an que mes amis, mes collègues ont une fâcheuse tendance à s'endeuiller. Ca n'est pas qu'ils le fassent exprès, mais c'est comme ça, les amis de mes amis meurent cruellement.
Joseph Staline déclarait "La mort d'un homme est une tragédie. La mort d'un million d'hommes est une statistique." A partir de quel seuil, peut-on faire des statistiques ? Parce qu'un calcul simple m'indique que, en moyenne, une personne de mon entourage perd un proche tous les trois mois. Donc, autant de tragédies. La dernière ayant eu lieu il y a presque trois mois, à qui le tour demain ?

A bien y regarder, la mort nous entoure, nous guette, nous tente à chaque instant. N'avez-vous jamais évité de justesse le croche-patte rigolard de la mort qui vous attendait au tournant ? N'avez-vous jamais frôlé l'accident en voiture, par votre faute ou celle du type d'en face ? Avec le recul, ne vous rendez-vous pas compte que, étant enfant, vous avez bien failli mourir le jour où vous avez dérapé en faisant de l'escalade sauvage ou celui où vous avez été pris dans des rapides plus fortes que vous ne le croyiez ?

Avez-vous déjà pensé à cet instant funeste - l'instant de tous les instants - où vous ne pourrez pas éviter de glisser du haut des escaliers ? Avez-vous pensé à l'instant où vous ne pourrez plus lutter contre cette maladie qui vous rongera ?
Il n'est rien de plus certain et incertain que la mort. Vous, qui lisez ceci, vous mourrez bel et bien un jour. Mais quand ? Il est vraisemblable que vous mourriez demain, voire même dans une heure. Il est possible que vous mourriez dans un mois quand vous serez en vacances loin des vôtres. Vous êtes-vous alors posé cette question : que voudrez-vous laisser à votre entourage ? Mais aussi, qu'aimeriez-vous dire à vos proches qu'ils ne sachent pas ? Connaissent-ils vos dernières volontés ?
Tout ceci nous amène à cette question simple mais fabuleuse : pourquoi ne pas leur dire tout cela ?
(Prévenez-moi si vous avez la réponse, je cherche encore).



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Vidéo : adaptation et mise en images d'un journal du futur qu'on peut trouver sur http://sousrealisme.org

26/04/2008

Prenons un pari...

La cote de Nicolas Sarkozy est relativement stable et basse depuis le début de l'année, toujours sous les 50% d'opinions favorables.
De nombreux faits expliquent plus ou moins cette situation : le dévoilement de la vie privée du Président, les contradictions au sein du gouvernement, la politique trop ferme pour les uns, pas assez pour les autres, le comportement vis-à-vis de la Chine, l'ouverture à gauche... Et l'on pourrait continuer la liste durant longtemps.

Malgré tout cela, je prends le pari avec qui veut que Nicolas Sarkozy sera réélu président en 2012.
Le pari sera considéré comme nul en cas de décès ou d'incapacité de Nicolas Sarkozy ou d'évènement majeur (du genre les Allemands qui reviennent nous envahir, les extra-terrestres qui débarquent, une explosion nucléaire qui touche l'Europe).
Le pari sera néanmoins maintenu en cas de démission de Nicolas Sarkozy.

Alors, faites vos jeux...

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Photo : Nicolas Sarkozy - La Baule, septembre 2005 (la photo n'est pas top, mais il est déjà minuit...)

08/04/2008

Toucher du doigt l'Histoire de France

Rencontrer l'Histoire de la France. Tel n'était pas le but premier de ce voyage à Paris, mais c'est pourtant ce que j'ai pu faire trois jours durant. Retour sur quelques évènements.

Très rapidement, le ton est donné. Premier arrêt place de la Bastille, un peu de divagation métropolitaine pour arriver au final au musée Carnavalet. Le nom est peu parlant a priori. Les premières salles du musée exposent des enseignes anciennes, parfois des devantures d'apothicaires. C'est très beau, mais l'on n'apprend pas grand-chose.
En avançant dans les salles, les histoires, articulées entre elles, de Paris et de la France sont retracées au travers de toiles, parfois d'objets d'époques, de maquettes.
Ici, la fresque qui dépeint les honneurs rendus au maréchal Pétain, là, la prise de la Bastille. Ici, des fragments de grenades qui ont servi à l'attentat contre Napoléon III, là, un portrait de Louise Michel. Ici, la naissance de la première révolution prolétarienne (la Commune de Paris) peinte par les artistes de l'époque et expliquée avec une lecture plus contemporaine, là, la chambre de Marcel Proust.

En clair, un pur moment de bonheur qui, non seulement nous rappelle les détails de l'Histoire de France, mais en plus nous fait vibrer au rythme des moments historiques de Paris, de la France et de l'Europe.
Deux regrets toutefois : l'interdiction du flash empêche quelques photos intéressantes et l'emploi du temps qui nous empêchera d'aller au bout du musée. J'ai quand même pu arracher cette photo (pas terrible) du berceau offert par la Ville de Paris à Napoléon III pour la naissance de son fils, le prince impérial Eugène-Louis-Joseph.

Autre rencontre avec l'Histoire le lendemain. Alors que Caroline et moi allons rejoindre la rue de Rivoli, mon regard croise une plaque : "En ce lieu le roi Henri IV fut assassiné par Ravaillac le 14 mai 1610". Rien que ça. Je ressens presque les chevaux battre les pavés et s'exciter devant les bruits de la foule. J'aperçois même Ravaillac qui s'enfuit quelques rues plus loin. J'entends Henri IV agoniser et ses huissiers s'affoler à son égard. Je vis l'Histoire.

Au-delà de ça, chaque tournant de rue, chaque monument transpire de hauts faits, de hauts personnages. L'on devine aussi bien les chars allemands qui pénètrent la capitale que Napoléon qui observe le siège des Tuileries ou encore la panthéonisation de Emile Zola.
L'on devine aussi le système de copinage oligarchique qui a semble-t-il toujours fait office en France et qui nous fait croire aujourd'hui que Napoléon Bonaparte, Victor Hugo ou Nicolas Sarkozy sont des hommes comme les autres, "issus du peuple".

En outre, l'histoire contemporaine se lit également sur le plan de Paris. Le siège de l'UMP se trouve à deux pas du palais de l'Elysée. Le siège du PS se trouve à deux pas de l'Assemblée nationale et de l'hôtel de Matignon. Le siège du PC, lui, se trouve loin de tout.

Paris, une vraie leçon d'Histoire...

A suivre.

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Photos :
- Enseigne du restaurant A la tour d'argent, musée Carnavalet, Paris - avril 2008
- Berceau du prince impérial Louis-Eugène-Joseph, musée Carnavalet, Paris - avril 2008
- Hôtel des Invalides et Panthéon, Paris - avril 2008

23/02/2008

La loi sur la parité, c'est faire une ânerie de chaque côté

La loi du 06 juin 2000, portée par la gauche de Lionel Jospin, visait à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives.
En son temps, cette loi était, à mon goût et celui de l'opposition RPR-UDF, une erreur. Et oui, j'aime faire des phrases quelque peu biscornues grammaticalement. Cela m'étonnai même que le conseil constitutionnel ne censurât point cette loi. Mais bon.
La loi fut votée par l'Assemblée, au grand dam de Chirac, Alliot-Marie, etc. Elle ne s'appliquait alors pas aux élections municipales dans les communes de moins de 3500 habitants, aux élections cantonales et aux élections sénatoriales dans les départements avec 1 ou 2 sénateurs.

Malheureusement, cette loi, sous prétexte de progrès sociétal, créait chez les Français une discrimination sans précédent. Cela signifie, encore aujourd'hui, que si Untel veut se présenter à la députation, il ne peut pas le faire avec, par exemple, l'homme en qui il a le plus confiance, mais doit se rabattre sur un deuxième, voire un troisième ou quatrième choix pour avoir une femme avec lui.
Ironie de la situation, alors que la loi visait à promouvoir la place des femmes, il n'est pas possible que deux femmes se présentent ensemble. Très bien faite, cette loi.

Cela aurait pu s'arrêter là si le 31 janvier 2007, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy et quatre autres ministres issus de la majorité UMP n'avaient pas signés un nouveau texte, appliquant alors la parité à tous les scrutins, même les élections cantonales.
Vous allez dire qu'on n'en est plus à ça près. Et bien, si ! Car l'un des candidats qui se présente aux cantonales de Colmars-Allos, mon canton, voulait me choisir moi comme remplaçant. Mais comme nous avons tous deux la mauvaise idée d'être des hommes, celui-ci s'est reporté sur un second choix, une femme qui ne voulait pas de cette fonction.

Alors, je ne suis pas habitué de ces formules, mais bravo la gauche, bravo la droite. Aux uns, évitez de pondre des lois qui dévient la route de la démocratie, aux autres, gardez vos (bonnes) idées quand vous passez de l'opposition à la majorité !

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Photo : Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie lors d'un déjeuner républicain à Aix - mai 2007

13/10/2007

No future ?

Voilà, après quelques réflexions personnelles et intenses, j'ai une idée de ce que je mettrai sur ce blog.
En fait, je sais surtout ce que je ne mettrai pas ici. J'ai déjà vu plusieurs blogs d'ados ou, pire, d'ados attardé(e)s. Je sais donc que je ne mettrais des photos de mes copines en boîte avec un post du genre "Ca, c'est Ludivine et c'est ma meilleure copine depuis qu'on a quatorze ans tous les deux. Tiens, je te fais un big kiss, Ludivine"
Imaginez une voix d'ado en mue, c'est plus réaliste.
Je sais aussi et surtout que je ne mettrai pas de post rédigés en langage MSN ou texto.
Je sais que je ne parlerai pas de voitures de sport, de sport, de drogue ni de rock'n'roll ou toute autre chose qui ne me concernent pas directement.
Je ne parlerai pas non plus de ce qui me touche de trop près, je ne cherche pas à faire un carnet intime pour exprimer mes sentiments au monde.

Je ne partagerai pas forcément mes passions. La cuisine, par exemple. Je ne vais pas vous donner mes bonnes recettes. D'une part parce que je déteste ça. D'autre part, parce que je veux apporter quelque chose aux personnes qui me liront, quelque chose qui ne se trouvera pas dans les premiers résultats de Google. Et puis d'abord, à votre avis, je les invente toutes mes recettes ?
Dans la même lignée, je sais que je ne mettrai pas de photos de Sarkozy avec des commentaires louant sa beauté, sa droiture ou sa bonté d'âme.
Pareil pour Besancenot.
Trop facile à trouver dans les journaux.

Pour des raisons légales, je ne publierai pas les vidéos où je fais des choses sales avec des enfants en Indonésie, je n'essaierai pas de vendre ou d'acheter des uniformes et autres accessoires nazis, je n'affirmerai pas que Alain Delon participe à des soirées SM le nez plein de coke, et surtout, pire du pire, je ne mettrai pas de liens vers des sites de téléchargements de musiques et de films illégaux.

Ce quelque chose, ce serait des articles dans l'esprit de mes photos de la semaine, délaissées au profit de mes relations, de mon emploi du temps ou de mes problèmes récurrents de paperasse. Des pensées, de l'humour, des caresses ou des poings dans la gueule, ou le tout en un, on verra.

Quoi qu'il en soit, je suis ouvert à toutes vos propositions.

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Photo : Pont du Gard - Janvier 2007