Je sais que certains ne voudront pas me croire, mais j'ai connu des dizaines d'histoires d'amour. Je ne tiens pas de comptes précis, mais 80-90 me semble une approximation correcte.
Elles s'appellent Angèle, Jessica, Sandra, Estelle, Annabelle, Laurence, Chloé, Nadia, Alexandra. Elles sont blondes, brunes, rousses. Quelquefois, leurs peaux indiquent qu'elles viennent d'Afrique, de Tahiti, d'Asie. Elles ont mon âge ou dix ans de plus. Elles sont pleines d'argent (ou plutôt Papa-Maman) ou n'ont pas un sou en poche. Ce sont des connaissances, des amies, des amies d'amis ou des filles que j'ai croisées dans la rue ou ailleurs. Certaines sont célèbres, mais je ne dévoilerai pas les noms.
En fait, chaque fille un tant soit peu attirante porte avec elle une histoire potentielle.
Evidemment pour arriver à un tel score – soyons honnêtes – j'ai parfois cumulé plusieurs histoires en même temps. Ce sont des histoires d'un soir ou une semaine, six mois ou cinq ans. Cinq ans ! Ça vous paraît sûrement être peu, vieillards rhône-alpins, mais cinq ans, quand on en a vingt-cinq, c'est énorme !
Ah ! Si seulement une histoire d'amour sur quatre avait été réciproque et concrète...
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Photo : il en fallait bien une. Thorame - été 2006