21/12/2010

Deux ans avant l'apocalypse

C'est officiel, nous sommes à deux ans exactement de la fin du monde. Oui, c'est officiel. Le calendrier maya prend fin le 21/12/2012. Le même constat s'impose au regard des prédictions de Nostradamus ou du webbot, du nouveau cycle hindou, etc. Même la Bible l'affirme ! (cf. le code secret de la Bible) Raz-de-marées, éruptions volcaniques, séismes, météorites, holocauste nucléaire, c'est ce qui nous attend. Fin du monde, nous voilà !

Là où tout le monde n'est pas d'accord, c'est sur la façon dont ça va se passer. Destruction totale de la population terrienne ou énorme(s) cataclysme(s) laissant quelques poignées de survivants par-ci par-là ?


Une chose est sûre, c'est que je ne vivrai pas la fin du monde avec certaines personnes parties durant l'année. Pas qu'il y ait eu beaucoup de morts dans mon entourage, juste que quelques amis ou compagnons ont décidé de continuer leur chemin en se séparant de moi.
J'ai d'abord été blessé à chacun de ces départs, mais aujourd'hui, je suis simplement déçu.

Toi, mon ami qui rendit la pente de mon chemin moins abrupte,
Toi, autour de qui je bâtis ma plus belle œuvre,
Toi, la compagne d'un moment trop bref, en qui j'avais placé peut-être plus que tu ne le penses,
Toi, l'ancienne inconnue rencontrée au hasard de mes divagations,
Toi, qui n'as pas su pardonner mes erreurs,
Toi encore, qui n'a pas voulu chercher plus profondément une signification dans mes paroles,
Tu as décidé de partir, j'ai essayé de te retenir, peut-être trop. Mais c'est toujours difficile d'accepter l'impuissance. Alors je t'en ai voulu de partir comme ça, pour de mauvaises raisons. Mais après tout, tu ne me dois rien. Tu es parti avec la confiance que je t'avais donnée, l'espoir que je t'avais confié, un peu de mon amitié, un peu de mon cœur, un peu de mes fondations ou un peu de tout ça.
Voilà tout ce que tu as pu emporter avec toi, mais je te le laisse. Un jour ou pendant des années, je t'ai offert tout ça et tu m'en as offert autant en retour jusqu'à ce jour où, pour des raisons qui t'appartiennent, tu as voulu arrêter ces échanges. Garde ces cadeaux en ton sein, utilise-les, fais-les fructifier, régale-toi de ces fruits. Que notre ancien lien te serve encore longtemps.

En venant t'asseoir auprès de moi, même le temps d'un battement d'aile, tu as gagné une place unique. Comme on le dit, les histoires, d'amour ou d'amitié, ne se terminent jamais vraiment. Elles continuent, chacun de son côté. Et peut-être qu'un jour tu voudras de nouveau goûter les joies que nous avons connues ou en construire d'autres, différentes. Alors tu pourras revenir prendre ta place parce que tu ne m'as pas blessé assez pour que je veuille t'en bannir.

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Photo : Porto, Noêl 2007 - Avec un peu d'imagination, on peut penser voir l'ange de l'apocalypse...

30/11/2010

La dure vie des célibataires - Stade 0 à 2

Mardi 17. C'est la énième dispute et Sophie a franchi le cap : elle l'a plaqué. A cet instant, Marc entre dans le stade 0 du célibataire. Ce stade est indéfinissable tant il est différent chez les millions d'hommes célibataires dans le monde. Cette rupture peut être perçue comme une libération, un drame, un mauvais passage, un recentrage sur soi, etc. Même si, au fond, c'est souvent un mélange de tout ça...

C'est à partir du stade 1 que nous pouvons commencer à définir les points communs à tous les célibataires.

Ce stade arrive souvent sans que le sujet n'en ait vraiment conscience. Il se développe lentement, dans la prolongation du stade 0. Un indice permet toutefois de déceler la transition entre ces deux stades : c'est quand le célibataire se remet à draguer. Il utilise alors les méthodes traditionnelles : collègues de travail, amis d'amis en soirée, boîtes de nuit, etc.
Il faut dire que, sans mauvais jeu de mots, le pendant de cette situation, c'est que le célibataire commence à regarder quelques pornos par-ci par-là.

L'aspect général de l'appartement montre peu à peu que son occupant est célibataire : la vaisselle sale s'entasse, le frigo et les placards se vident. Le sol aurait bien besoin d'un coup de balai.
Seul point positif qui change l'appartement : le célibataire décide qu'il est enfin temps de s'acheter son fameux écran plat...


Au stade 2, les choses commencent à se gâter.

Côté drague, le célibataire passe en marche forcée. Ses seuils d'exigence vont peu à peu s'abaisser au niveau des filles potables, puis au niveau des moches. Ce point est valable pour tous les autres critères : le célibataire va draguer des femmes plus âgées qu'à l'accoutumée, des filles de moins en moins drôles, de plus en plus paumées, éventuellement de moins en moins riches...
Parallèlement, le célibataire regarde de plus en plus de pornos. Il en télécharge quelques uns sur son ordi, mais il les dissimule dans un dossier appelé « Factures 2007 » ou bien « Photos réfection de la toiture » ou encore « Courrier SFR ». De toute façon, le genre de dossier où personne n'ira fouiller...

L'aspect nourriture est aussi intéressant. Les placards contiennent principalement des pâtes, de la sauce tomate et des paquets de biscuits que le célibataire n'aime pas. En y repensant bien,la dernière fois qu'il a mangé un légume c'était... « hier ? La sauce tomate ? Ah ! Un légume frais ? Une salade ? Ben... c'était la fois où Sophie avait préparé une salade de tomates. Y'a deux mois à peu près... »

Dans ce stade, la propreté commence à être préoccupante, mais pas encore inhumaine. Le linge propre s'accumule sur une chaise en même temps que son armoire se vide. Le célibataire tape à chaque fois dans le tas de vêtements pas repassés pour s'habiller. Les poubelles débordent, la vaisselle sale déborde, la table du salon déborde de courrier à peine ouvert. Tout déborde. Sauf le frigo, toujours plus vide.

Seul sanctuaire à peu près acceptable, le coin télé est bien aménagé : un petit meuble à côté du fauteuil pour déposer la bière ou la pizza, les étagères qui s'enjolivent de nouveaux DVD, des DVD pour les vrais mecs avec Will Smith ou Angelina Jolie, avec plein d'explosions et d'action.


Désormais, le célibataire aime aller au travail, non pas parce qu'il aime ça, mais par contraste avec son domicile...


Le pire, c'est-à-dire les stades 3 et 4, sera abordé lors d'un prochain article.

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Photo : Une bonne photo pour illustrer la solitude, prise lors d'une rando incroyable autour de Thorame, (au lac de Lignen pour ceux que ça intéresse) - été 2010

18/10/2010

Lettre de Virgile Moquet

Ma petite Maman chérie,
Ma grande sœur adorée,
Mon petit Papa aimé,

Je vais vivre ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite Maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais pu mourir. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma vie serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser ma sœur. J'ai embrassé mes deux neveux. Quant au véritable je ne peux le faire hélas.
J'espère que je pourrai garder mes affaires elles pourront me servir, et je l'escompte, les garder longtemps. A toi petit Papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite Maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour développer la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon neveu que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
28 ans, ma vie est encore courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de rester encore trop proche de certains. Je vais vivre avec mes amis ou loin d'eux. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous attends tous, toutes, Papa, je vous embrasse de tout mon cœur de grand enfant. Courage !

Votre Virgile qui vous aime.

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Photo : La Mur(g)e - été 2005

30/09/2010

Je suis en manque !

J'ai peine à le dire ici, l'avouer à mes proches ou aux autres.
Au début, on se dit que « c'est pas grave », qu'on n'est « pas seul à faire comme ça » et... je me rends compte que je parle avec des « on » au lieu de « je ». Je vais alors essayer de dire « je », même si ce n'est pas facile.
Je ressens depuis longtemps cette chose. J'entends cette voix douce murmurant sans fin : « Regarde, voilà comme tu es ! »

Vous essayez d'abord de lui résister mais le besoin grandit, déferlant sur vous comme une vague. Un besoin qui vous taraude, vous excite, vous provoque pour pouvoir être assouvi. Puis la voix douce que vous entendiez finit par vous hurler « Fais-le ! » Et vous savez que vous allez obéir parce que c'est la seule chose que vous désirez.
Alors il vous a possédé et vous appartenez à cette chose tapie au fond de vous, à ce passager noir.

Tout a commencé il y a huit ans, presque jour pour jour. C'étaient les prémices. J'avais encore beaucoup de mal à le faire « comme il le fallait. » J'étais assez maladroit et j'en avais honte. Enfin, honte d'être maladroit. Je le faisais deux jours par semaine, des fois plus. J'essayais d'imiter ceux qui avaient l'air d'y arriver, mais je n'y arrivais pas.
C'est devenu vraiment grave trois ans plus tard, là aussi, presque jour pour jour. Au début, je n'y faisais pas attention. Je faisais ça bien et je le faisais plus souvent. Ça devenait naturel et je crois que c'était le problème. C'était naturel. Etait-ce une seconde nature ou ma vraie nature ? La question ne se pose même plus aujourd'hui tant la réponse est évidente.

J'y pensais pendant que je le faisais bien sûr, mais aussi un peu avant et un peu après. Et au bout d'un moment, j'y pensais tout le temps. Ce qu'il s'était passé, dans les moindres détails. Comment ça allait se passer la fois suivante. C'était une obsession et le pire, c'est que j'aimais ça ! Je me faisais détester par de nombreuses personnes, mais j'y étais totalement indifférent. Et puis, d'ailleurs, je me demande si je ne prenais pas plaisir à ça aussi. 


Voilà à peu près comment je vivais mon emploi de surveillant dans un collège.
Mes anciens collègues peuvent en témoigner : j'en ai mis des punitions, j'en ai collé des morveux, j'en ai interdit des jeux stupides, j'en ai terrorisé des enfreigneurs de règlements.
C'était devenu une vraie drogue. Le pouvoir d'interdire à un élève en pleurs de sortir de l'établissement parce qu'il n'avait pas son passeport. Son carnet de correspondance, je veux dire. L'adrénaline qui montait lorsque j'attrapais un élève en train de fumer dans un couloir caché. L'extrême jouissance que je pouvais ressentir quand j'arrivais enfin à coincer l'élève qui avait claqué une boule puante dans le grand hall.

Je guettais toutes les occasions de sortir mes phrases, devenues cultes pour des milliers d'élèves : « Si vous croyez que ça me gène de coller quinze élèves d'un coup, vous vous trompez. » ou bien « Tu sais pourquoi les garçons là-bas regardent dans ta direction ? C'est parce que quand on met une jupe et qu'on s'assoit, il vaut mieux serrer les jambes. »
J'en avais des dizaines ! « On va essayer de communiquer par la pensée. Lis dans mes pensées maintenant. » Ça, c'était quand les élèves se trouvaient aux endroits interdits. En général, ils me comprenaient et partaient. Parfois, je n'avais même pas à dire un mot, un regard (très) appuyé pouvait suffire.
« Je sais pas quoi faire, là. Selon toi, quelle punition je devrais te mettre ? » ou l'une de mes préférées : « Tu as fait ça, ça et ça. Est-ce que tu vois une seule raison pour que je ne te colle pas ? » Eventuellement suivie de « Non, le fait que je sois sympa n'est pas une raison. T'as pas mieux ? Tant pis. Ton prochain mercredi après-midi n'est plus libre. Ah... Tu as foot ? Peut-être, mais pas mercredi prochain. Ou à la limite celui d'après, c'est comme tu préfères. »
Quel plaisir je prenais lorsqu'un élève me demandait quelque chose. La joie dans ses yeux quand je commençais mes phrases, c'était magnifique. Tout autant que l'expression de déception qui se lisait juste après. C'est fou ce qu'un « Bien sûr que non ! » bien prononcé peut avoir plus de répercussions qu'un simple « Non. »
Je m'amusais aussi avec les parents : « Ecoutez Madame, vous êtes la une, deux, trois... la treizième parent d'élève de cette classe que j'appelle et vous êtes le treizième à me dire que votre fils n'est pas allé en cours parce qu'il était le seul dans sa classe. »

J'aurais encore mille anecdotes où j'étais comme poussé à la cruauté et au cynisme. Hélas, mille fois hélas cette période est révolue. Cette partie de moi ne peut plus s'exprimer que lors de rares escarmouches avec quelque interlocuteur généralement hypo-cortiqué...
Plus sérieusement, ces années de pionnicat ont été parmi les expériences les plus formatrices de ma vie d'aujourd'hui, de ma personne même, au même rang que mes études. J'ai tant appris sur les relations humaines et sur la communication, j'ai passé tant de  bon temps que j'y repense souvent avec nostalgie. C'est aussi ça qui est intéressant : les souvenirs désagréables s'effacent peu à peu, laissant d'innombrables moments plus beaux en tête.
Je n'oublierai sûrement jamais cette petite fille qui était amoureuse de moi, mais il m'est déjà difficile de remettre un nom sur ce collégien arrogant qui m'a inspiré moult pensées pas du tout professionnelles.
Sur le chemin de ma vie, ce passage est agréable et - qui sait ? - peut-être y retournerai-je un jour dans d'autres conditions. En attendant, j'invite mes anciens collègues (et éventuellement anciens élèves) à mettre en commentaires ce qu'ils ont aimé ou détesté chez moi, ce qui les a marqué durant cette période.

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Photo : Allos, été 2005
P.S.: une partie du début de ce post  à été inspirée par un épisode de Dexter où sa tutrice évoque son rapport avec l'addiction aux narcotiques. Vous pouvez voir cela comme un hommage plus que comme un plagiat...

28/08/2010

Rien (ou presque)


L'on dit toujours qu'un bon humoriste peut faire rire les gens rien qu'en lisant le dictionnaire. J'en avais fait l'expérience il y a 10 ans tout juste en lisant le mode d'emploi d'un transformateur industriel, ou un truc du genre vachement compliqué. 
Et bien, je vais m'inspirer aujourd'hui de cette croyance populaire (alliée à mon incroyable talent de narrateur) pour récidiver en parlant de... rien.

Faire divaguer ma prose au gré de mes obsessions, mes goûts ou ma folie, juste pour parler de rien, ou presque. Pas du temps qu'il fera demain, quoique vous devriez sortir vos lunettes de Soleil, ni de la politique actuelle du gouvernement, et encore moins de mon point de vue sur la taille maximale recommandée pour les trombones.

Rien. Le désert intersidéral, empli de vide impalpable et invisible comme peut l'être l'argumentaire de Olivier Besancenot quand il parle de l'interdiction des licenciements. Ça balance, hein ? Je réponds au vide par le vide, sans argument. Tiens, comme la fois où je me suis positionné pour la destruction massive et immédiate des Multipla de Fiat. Encore que là, c'était différent, j'avais un argument : les Multipla sont moches ! Mais à bien y regarder, l'argument ne tient pas vraiment. Si on devait détruire ou tuer tout ce qui est moche sur Terre...

Mais, je vais me calmer, car là , je sens que le néant ne l'est plus tout à fait et je me dois de retourner vers d'autres aires inhabitées. Cela pourrait être l'occasion de parler de certaines personnes que je n'ai pas encore pu citer sur ce blog.
Oui, l'une des règles, lorsque l'on fait un récit (un discours par exemple) consiste à s'adresser successivement à des interlocuteurs précis : les femmes, puis le personnel de santé, puis les victimes de délinquance, puis les zoophiles, puis les jeunes, puis les vieux, puis les philatélistes, etc.
Ainsi, pour capter l'attention successive du plus grand nombre de mes amis, ceux-ci ont une place sur mon blog, l'espace d'une phrase, voire même d'un article entier. Mais je n'arrive pas toujours à caser tout le monde dans mes articles et celui-ci peut être l'occasion de donner une place à ceux qui n'en ont pas encore eu.
Je pourrais parler de Caroline, peut-être. Oui, mais laquelle ? De toute façon, les deux ont eu droit à leur propre article. Un(e) ami(e) en particulier, une ex ? Julien, Florence, Makayel, Emily. Leur tour viendra, si ce n'est déjà fait.

Ben oui, « déjà fait ». Il faut parfois analyser la trame du texte plutôt que de se limiter à la couleur du tissu. Mais ça, c'est un peu le boulot du lecteur. Moi, je me triture les neurones à dissimuler Charlie dans une pleine feuille A3, et vous, les lecteurs, vous avez le choix entre regarder simplement l'image ou bien vous triturer les neurones pour trouver Charlie.
Tenez, par exemple, vous croyez vraiment que j'ai caressé un chamois dans la forêt ? En fait, c'est un peu comme un système de cryptage comme on voit dans les films d'espionnage. En surface, ça peut paraître intrigant, drôle ou agréable à lire, mais en vrai, c'est peut-être des ordres pour faire péter une bombe nucléaire sur Washington... Et oui, il faut y penser, à ça !

Mais je me rends compte, une fois de plus que je remplis cet espace que je voulais plein de rien. Rien, un peu comme la pile des bulletins de vote du MODEM où les caisses de l'assurance maladie. C'est dur de rien dire ! Regardez, même Miss France dit ce dont elle rêve. Elle remplit, elle ! Avec un BTS d'esthéticienne, parfois un diplôme d'infirmière, certes, mais elle remplit. Elle évacue le rein, comme après une greffe ratée (là, c'est un jeu de mots tout pourri. Vous avez le droit de me jeter des aliments avariés dessus pour me punir. Enfin, sur l'écran de votre PC, parce que là, je ne suis pas en face de vous).

Sinon, j'ai un ami qui m'a sorti une phrase intéressante, il y a quelques semaines : « Moi personnellement, je partage l'avis de ceux qui sont d'accord avec moi en ce qui concerne certains points de vue relatifs à ce que je pense de ces questions-là. »
Voilà comment on peut remplir de rien.

Mais maintenant que j'y pense, je me rends compte que j'ai réussi à glisser les deux-trois infos intéressantes que je voulais glisser en faisant semblant de parler de rien, donc, maintenant que c'est fait...
Je vous remercie pour votre attention. A très bientôt pour un nouvel article passionnant !


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Photo : Avignon, juillet 2010 – Est-ce vraiment de la folie ?

29/07/2010

Hier soir, dans les ruelles embrumées de mon âme


Hier soir, dans les recoins obscurcis de Thorame,
Hier soir, dans les ruelles embrumées de mon âme,
J'ai rencontré quelques compagnons de chemin
Présents parfois depuis un passé lointain.

Presque nus, ces êtres qui n'en sont pas vraiment,
Etalaient leurs apparats les plus séduisants.
Pour un moment, voulant à tout prix m'attirer,
Ils comptent encore avec moi longtemps deviser.

Très tôt sur mon chemin, je pus trouver Humour.
Il me dit : « J'en ferai fuir de ta petite cour,
Je suis noir, lourd, corrosif, j'ai six-cents facettes.
Mais je suis toi, ceux qui m'aiment t'acceptent. »

Plus loin sur un vieux banc, rêvaient deux acolytes.
« Je suis le volant, lui, le frein de ta conduite.
Tu as besoin de moi, tu devras l'endurer. »
J'ai vu Intelligence, et Paresse à côté.

Dans le jardin public, un garçon m'appelait : 
« Tu viens de voir ma mère, mais c'est mieux de jouer !
J'ai un nom impossible, je fais pas mes devoirs.
"Procrastination", allons sur la balançoire. »

Lors, une femme ceinturée de néant murmurait : 
« Je suis ton pire fléau, comme je fais tes succès.
En bonne épouse, j'empêche quiconque de t'approcher. »
C'était Solitude, maladroite île imposée.

Au hasard de mes pas, une étudiante offrait
Les clés pour comprendre l'Homme et sa société.
Elle me demanda d'être prudent avec elle,
Quand elle sert pour les autres, c'est là qu'elle est belle.

Des enfants courraient sur la place des marronniers, 
« Tout le monde nous aime, viens avec nous jouer »
C'était le Sport et les Arts qui faisaient les durs.
Mais seuls Ecriture et Photographie me plurent.

A force de fouiller, je vis enfin cette femme 
« Tu cherchais à vaincre le fléau de ton âme,
Si tu me retrouves, je serai plus forte qu'elle. »
Ainsi parla Amour, puis disparut au ciel.

Egaré, je continuais mes errements
Inquiété par ceux que je verrai au tournant
Résignation, Peur et mille autres m'appelèrent
Je fis le choix de les laisser loin, loin derrière.

Au bout de mon voyage, se trouvait ma maison
Où j'invitais à venir tous ces compagnons.
Ceux qui les aiment y seront toujours bienvenus
En espérant voir un jour la timide élue.

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Photo : Le mois dernier sur les quais troublés de Paris

30/06/2010

Affaire 2010 C4R0/83 - L'Etat contre Zazie

Nom : De Truchis de Varenne
Prénom : Isabelle
Nom d'usage : Zazie
Chefs d'accusation :
- article 278-1 du code amoureux portant sur la cruauté envers une personne amoureuse
- article 6 du code amoureux portant sur l'ambiguïté dans une relation
La parole est maintenant au Procureur de la République.

Aujourd'hui, nous n'allons pas accabler Zazie de tous les maux de la Terre. Non. Zazie, ici présente, possède avant tout des qualités qui ne sont aucunement négligeables : ses mélodies, ses chansons sont souvent bien calibrées, un peu variété, un peu pop-rock. Voici de quoi charmer un public majoritairement féminin. Ou gay.
Certes, ses paroles sont souvent... à l'image de son physique, pouvons-nous dire. Un peu plates. Mais aux dernières nouvelles, cela n'est pas contraire aux lois actuellement en vigueur dans notre pays.

Plongeons-nous maintenant dans l'univers de l'accusée : Zen, Larsen, Homme sweet homme, etc., voilà de quoi jouer en sa faveur.
Et puis il y a Chanson d'ami. Zazie y dit à un ami qu'elle le considère justement comme un ami, mais pas plus. Les paroles y sont crues, voire cruelles. Je laisse la cour en juger : "Je ne t'aime pas. Je t'aime bien."
Je rappelle à la cour que la jurisprudence actuelle fait souvent preuve de sévérité dans pareil cas. Car, rappelons-le, ces paroles tombent sous le coup de l'article 278 alinéa 1 du code amoureux. Oui, il est clairement interdit de s'adresser un homme amoureux (ou une femme) de cette façon, n'en déplaise à Madame de Truchis de Varenne.  L'accusée eut été bien mieux inspirée en utilisant d'autres formulations plus douces et tout aussi vraies : "Tes intentions sont très touchantes, mais je ne souhaite pas avoir ce genre de relation avec toi." ou bien "J'aimerais ressentir les mêmes sentiments que les tiens, mais ce n'est pas le cas. Cela ne m'empêche pas de vouloir garder contact avec toi." Madame de Truchis de Varenne ne pouvait ignorer lors de l'infraction qu'elle était hors-la-loi, elle ne pouvait ignorer qu'elle avait le choix ! Elle l'a fait en toute connaissance de cause, ce qui aggrave son cas !

Mais il y a encore pire que ces mots.
Dans cette même chanson, Madame de Truchis de Varenne introduit la pire chose qui puisse exister pour un homme amoureux ou même dans une relation quelle qu'elle soit : l'ambiguïté.
Madame de Truchis de Varenne, dans les derniers couplets, modifie de manière presque imperceptible les paroles de sa chanson. Au lieu de dire "Ce n'est qu'une chanson d'ami, promis pas d'amour." Madame de Truchis de Varenne murmure "Ce n'est qu'une chanson d'ami, promis mon amour."
Oui, vous avez bien entendu "MON AMOUR !" L'accusée réussit le tour de force de dire dans la même chanson, au même interlocuteur, "Je ne t'aime pas" et à l'appeler "Mon amour".
Ceci est donc une ambiguïté aux yeux de la loi. A quel moment doit-on croire l'accusée ? Lorsqu'elle dit qu'elle n'aime pas cette personne ou lorsqu'elle dit l'aimer ? L'on peut même imaginer que l'accusée adopte des comportements ambigus avec celui que nous pouvons désormais appeler sa victime. Comment alors interpréter un sourire de l'accusée ? un mot doux ? une invitation ? Doit-on voir de tels agissements à la lumière du "Je t'aime bien" ou du "Mon amour" ?
C'est précisément pour éviter ces situations dramatiques pour de nombreuses personnes qu'a été rédigé par le législateur l'article 6 du code amoureux.

Nous avons donc fourni la preuve que Madame de Truchis de Varenne a enfreint deux articles de loi parmi les plus graves du code amoureux. L'accusée ne nie même pas les faits. Certes, la défense aura beau jeu de dire que sa cliente agissait sans connaître toutes les subtilités de la loi française, mais ce ne sont là que mensonges destinés à tromper la cour !
Pour toutes ces raisons, je demande respectueusement à la cour l'application la plus raisonnable possible de la loi. La peine de mort, qui aurait eu valeur d'exemple pour de nombreux bourreaux, ayant été abolie, Madame de Truchis de Varenne devra absolument participer à un stage de remise à niveau du comportement humain dans les situations amoureuses.
En outre, l'accusée devra clarifier sa situation vis-à-vis de sa victime, par exemple au cours d'un repas qu'elle aura elle-même provoqué.
Enfin, je demande à la cour une période de cinq années de mise à l'épreuve concernant Madame de Truchis de Varenne, période durant laquelle elle devra montrer des efforts significatifs dans son comportement, toute nouvelle infraction étant alors considérée comme une provocation envers la justice de la République et une mise en danger de la société, ce qui entraînerait alors une lourde peine d'emprisonnement.
Je remercie la cour d'avoir pris mes paroles en compte.


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Photo : Pas facile de comprendre quelque chose quand une photo est troublée... - Noël 2006, Aix-en-Provence

27/05/2010

Les tribulations d'un Thoramien à Thorame ou les trépidantes aventures télévisuelles d'un type à peu près normal qui veut éviter la dépression





Le titre est un peu long, je vous l'accorde.
Depuis plusieurs décennies, la commune de Thorame – et d'ailleurs la plupart des communes environnantes – ne connaissait que trois chaînes : TF1, France 2 et France 3. Aucune autre.
En emménageant à Thorame, il était inenvisageable de me limiter à ces chaînes. Vous imaginez le risque dépressif élevé le lundi soir, coincé entre un épisode de soeurtherese.com et un épisode de Louis la brocante ? Impensable. C'est pourquoi, j'ai immédiatement décidé d'investir dans un récepteur TNT par satellite.

Or, la semaine dernière, en tripatouillant un peu le récepteur, j'ai réussi à passer des 19 chaînes traditionnelles à plusieurs centaines de chaînes de télés et de radios satellitaires. Miraculeux. Je voyais le nom des nouvelles chaînes défiler, parmi elles, les plus attractives du satellite : Syfy, 13ième rue, Fox, Canal+ cinéma, etc.
Bon, première désillusion, il s'agissait uniquement d'écrans noirs pour ces chaînes-là. Snif.

En revanche, joie, j'aurai désormais le choix de la radio que je veux écouter quand je suis chez moi. Oui, France Inter était jusqu'alors la seule radio que je pouvais capter chez moi. Sauvé.

Continuons. Parmi toutes les nouvelles télés reçues, se trouvent des chaînes aux noms évocateurs : Eros TV, Hot Girls TV, 6live (jeu de mot dans la langue de Goethe, 6 se prononce comme « sexe »), Amore TV, GayBoys LIVE, Kamasutra TV, etc.
Je ne peux pas toutes les citer car il y en a une cinquantaine, avec des noms qui prêtent parfois à sourire : Traumgirls.TV (en Français : Filles de rêve TV), Voyeur TV, Das Erotische TV (La télé érotique), Bizarr24, etc.
Calmez vos ardeurs tout de suite, il s'agit uniquement de chaînes où tournent en boucle des spots publicitaires du genre « Salut, tu te sens seul ce soir ? Appelle-moi au 0900... c'est seulement 99 centimes la minute. », le tout, avec un suave accent germanique. So glam.

Mais ces chaînes ne sont pas mes préférées. Je capte désormais Eurosport. Waou. Quelle joie de connaître 24 heures sur 24 tous les résultats sportifs européens. J'ai même pu voir une interview de Franck Ribéry, doublée en pour ses supporters munichois s'il-vous-plaît. Que du bonheur, cette chaîne ! Surtout pour moi !

Ça ne s'arrête pas là. Non. Je capte en vrac Bibel TV. Oui, la chaîne qui parle de la Bible 24/24. Dan la langue de Goethe, bien sûr. Et Dhd24, alors ? Je crois que c'est une chaîne qui diffuse en non-stop des petites annonces (je donne un chien, je vends ma voiture, etc.)
Ne nous attardons pas sur Al-Jazeera (toujours utile pour voir les vidéos de Al-Qaïda), Juwelo TW (pour acheter des bijoux en télé-achat 24h/24), MTV German (pour voir les épisodes de South Park ou Bob l'éponge dans la langue de Goethe), Cubavision International, Tirol TV ou Demain (avec des émissions au nom improbable comme Découvrir les merveilles du Béarn).


Et puis, il y a ces chaînes qui sont tout simplement exceptionnelles : France 24, la chaîne d'info française en continu, payée par le contribuable français et diffusée partout sur Terre, sauf en France. Principe implacable.

Mais qu'est France 24 à côté de Renault TV ? Renault TV... la seule télé au monde dont l'unique sujet est la marque Renault. J'ai ainsi découvert Suzanne qui nous montre des photos de son père dans sa première voiture, une Renault, dans les années 30. Là, c'est Suzanne avec son frère quand ils ont dix ans et qu'ils jouent dans une voiture, une Renault. Et aujourd'hui, Suzanne est contente, parce qu'elle va avec sa famille sur un circuit pour conduire toute la journée – devinez quoi ! – des Renault. Une pure merveille télévisuelle.

Et pour finir, ma préférée CCTV F – China Central TeleVision Français – où l'on voit de nombreux reportages touristiques sur la Chine. J'ai d'ailleurs appris que « la Chine compte 30 millions de musées, c'est-à-dire un musée pour 600 000 personnes. » Cela signifie donc qu'il y a 18 milliards d'habitants en Chine. C'est ce que je me disais aussi.
J'aime aussi particulièrement les pièces de théâtre et autres films « historiques » agrémentés de chansons « typiques » de la Chine. Ou plutôt du communisme des années 60 : « Courageux sont tes fils et braves sont leurs cœurs pour lutter contre la tyrannie » avec pour illustration des images de drapeau britannique brûlé ou de prêtre vindicatif.
On peut aussi voir de savoureux JT, comme en France. Ou presque. Les cours de la bourse défilent en bas de l'écran. C'est ce qu'on appelle le communisme à la Chinoise. Les infos sportives sont très intéressantes : l'Atletico Madrid qui a battu Séville en Liga espagnole. Sûrement aussi intéressant que le match Nantes-Montpellier.
Les informations sur la scène politique sont exclusives. Ici, en France, on nous ment, on nous montre un mannequin qui est censé représenter Bernard Kouchner. Sur CCTV, ils ont le cran de nous montrer le vrai Bernard Kouchner, plus bedonnant et moins bien équipé en cheveux. De toute façon, c'est soit ça, soit le monteur du reportage s'est emmêlé les pinceaux.


Bref, grâce à un peu de persévérance et de curiosité, je peux profiter de moments savoureux à découvrir absolument. Ou pas.

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Photo : Thorame sur lit de Verdon - mai 2009

22/04/2010

Entre rêve et réalité

J'ai depuis plusieurs semaines une image qui vient occuper mes pensées. D'une douleur vaporeuse et lancinante, cette image n'en demeure pas moins agréable.

C'est une rencontre, si prégnante que je sais qu'elle a eu lieu, si éloignée que je me demande parfois s'il s'agit d'un rêve.

Je me promenais alors sur un chemin de pierres, là où je sais que je ne verrai personne, mais là où j'espère toujours une rencontre plaisante. Faisant suite au bruit d'un éboulis, je le vis m'observer puis s'arrêter sur mon chemin. Un chamois était là, proche de moi. A la fois craintif et séduit par cette ambiance, il hésitait entre fuir ou se rapprocher encore.

Dans mes montagnes ou ailleurs, j'ai vu de nombreux chamois, isolés ou en harde, mais celui-ci était différent. Sous l'emprise d'une peur insondable, il ne fuyait pas, contrairement à tous les autres, probablement moins apeurés. La perspective d'un rapprochement l'effrayait encore plus, mais il savait résister à cette peur.

D'un mouvement à peine perceptible, l'animal rapprochait son front de la main de l'homme. Il avait déjà connu l'un des avatars de la douleur et craignait d'en connaître un autre, au travers de cette main et de l'être à qui elle appartenait. J'avançai alors ma main, lentement. Le chamois se laissa rejoindre pour éprouver une sensation qui lui paraissait agréable, mais inquiétante.

Tandis que ma main flattait son cou, son flanc, je faisais appel à mes souvenirs lointains. J'avais la vision floue d'une rencontre avec cet animal une quinzaine d'années auparavant. Je ne me doutais pas de sa douleur d'alors, mais j'imaginais parfois arriver à un tel moment, dont l'intensité était depuis bien plus exaltée.

Las, en un clignement de paupières, le prince des montagnes s'en fut sans un adieu, avec la promesse trouble d'un nouvel hasard.
Une poignée de secondes qui confinaient avec l'éternité, voilà le temps de notre étreinte. Je vis avec ce souvenir, au gré des tempêtes ou des jours qui passent. Je vois parfois ses traces sur ce chemin ou sur un autre, comme des messages d'oxygène pour maintenir une flamme qui lentement s'épuise.

Peut-être ce prince me rejoindra comme je l'ai fait avant lui et fera briller ce feu. Mais peut-être, hélas, restera-t-il dans son pré inaccessible, pensant de manière sporadique à notre intime face-à-face.

Je retournerai souvent sur notre chemin, avec le même espoir de rencontrer cet animal ou peut-être un autre qui se montrera encore moins fuyant
 
 
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Photo : Mont Pelat - Allos (04), été 2005

29/03/2010

Difficile de trouver le bon angle de vue

Nous n'y faisons pas forcément attention, mais lorsque nous y regardons de plus près, nous n'avons jamais ni le même discours, ni le même comportement face aux différentes personnes que nous rencontrons. En effet, s'il existe des invariants intrinsèques à chaque individu, nous ne nous comportons pas de la même façon au travail, entre amis, dans l'intimité, etc. Par exemple, qui parmi vous sort des blagues salaces à ses parents, son supérieur, un enfant ?

Imaginons un instant qu'un psy, bon cuisinier, incroyablement doué en drague et au lit, – moi, au hasard – se trompe de situation sociale...

On pourrait imaginer qu'un psy confonde travail et drague...
- Bonjour, je viens vous voir parce que ça va pas bien en ce moment. Mes parents et mon frère sont morts le mois dernier dans un accident de voiture, il n'y a plus que ma sœur et moi. En plus, je me remets à peine d'une chimio qui m'a abattu physiquement. Et comme si ça suffisait pas, mon copain est parti en vidant mon appartement, après m'avoir violée. J'en peux plus et j'ai besoin d'aide. Une amie m'a parlé de vous, c'est pour ça que je viens vous voir.
- Mouiiii. Et si on allait parler de ça, ailleurs. Un café, ça vous dit ?
- C'est à dire, je pensais à quelque chose de plus...
- Non, ne dites rien. J'ai compris ce que vous voulez. Vous voulez un peu changer d'air et c'est pour ça que vous êtes venue. J'ai une meilleure idée pour le café : vous pouvez appeler votre sœur. Moi, j'appelle un ami et on s'organise un petit truc sympa.

La suite (pas forcément logique) pourrait se passer au lit. Situation qui ressemble à s'y méprendre à la préparation de la cuisine...
Bon alors, tu m'excuses, mais j'ai besoin d'un petit coup de pouce pour ce genre de choses. Excuse-moi, je cherche dans l'index. Tatata, voilà : « Donner du plaisir à une femme », c'est page 28. Attends, attends, je sais faire, c'est juste que j'ai pas la recette en tête. J'y suis.
  • "Embrasser votre partenaire en différents endroits : mains, cou, ventre, poitrine, par exemple." Comme ça, ça te plaît ? 
  • Bien, ensuite, "Caresser votre partenaire à son rythme à des endroits plus ciblés : poitrine, hanches, pubis. Lorsque ses pupilles sont dilatées, commencez à lui ôter ses vêtements. Attention, n'y allez pas trop fort sans quoi vous risquez de déchirer ses vêtements, et ainsi recommencer à la première étape. De même, prenez garde à l'électricité statique de son pull-over ou encore à ne pas lui arracher des cheveux. Pour les partenaires chauves, rendez-vous à la page 33 pour voir une recette plus adaptée à cette particularité." Excuse-moi, tes cheveux, ils sont bien vrais ? D'accord, je continue.
  • "Pour les partenaires à forte corpulence, méfiez-vous lorsque vous approcher de son pantalon puisque les coutures des boutons risquent d'exploser et de vous blesser l'œil, ce qui mettrait fin à votre travail. Dans ces cas-là, demandez d'une manière diplomatique à votre partenaire de retirer elle-même son pantalon. Pour plus de détails, rendez-vous aux pages 37-42." Euh, je dois changer de page, ça te dérange ? Continue sans moi pendant que je cherche.
En revanche, il y a d'autres façons de cuisiner qui ne sont pas forcément les meilleures...
Donc, si je résume, d'un côté, vous reprochez, vous Madame Pommedeterre, à votre mari, Monsieur Oignon, de faire pleurer tout le monde dès qu'il sort, y compris vous. Et de l'autre côté, vous Monsieur Oignon, vous reprochez à votre épouse de retirer sa robe devant tout le monde, c'est ça ? Il est également apparu que vous déploriez tous les deux le manque d'intimité dû à la présence de vos « lardons » comme vous les appelez. Vous ne pouvez donc plus « passer à la casserole », comme vous dites, Madame. La question que je me pose, c'est de savoir si, au fond, toutes ces choses que vous cherchez à changer ne sont pas imbriquées les unes avec les autres. Qu'en pensez-vous ?

Enfin, il n'est pas toujours évident de savoir comment se comporter avec un enfant. Parfois, on peut avoir tendance à discuter avec un enfant comme avec un pote... 
Dis-moi, je voudrais bien savoir ce que tu penses de Cécile Duflot. Moi, j'aime bien ses idées, les éoliennes, tout ça, mais le problème c'est qu'elle est de gauche. Qu'est-ce que t'en penses, toi ? T'aimes bien les éoliennes, c'est joli. Ouais, je comprends. Mais quand même, en votant pour les verts, ça me donne l'impression de voter PS et ça me gêne pas mal. T'en dis quoi ? Que t'aimerais bien voter, mais pour ça, il faut être grand. Ouais, je comprends.
Et puis entre nous, hein, j'aimerais bien glisser mon bulletin dans son urne à Cécile Duflot, pas toi ? J'irais bien planter mon éolienne en plein milieu de son champ de maïs bio, si tu vois ce que je veux dire. Tu vois pas ? La croissance, la décroissance, ça te parle pas ? Parce que pour le coup, la croissance, j'en ai une bien. Ça la fera peut-être changer d'idée sur les OGM. Ça t'intéresse pas son programme ? C'est ça, t'as neuf ans, tu t'intéresses pas aux choses importantes. Bon, va jouer avec ta copine de CM1. Et puis, hé ! Tu me diras ce que t'as fait avec elle, après.

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Photo : des cigognes qui « claquètent. » Un peu comme les coiffeuses, en fait – Munster (68), été 2007

02/03/2010

Petite annonce

Cède à passionné cause lassitude mère, modèle 1959, 1ère mise en circulation en février 1960, bonne connaissance du protocole en service de restauration, peut servir d'épouse (attention seconde main), très utile pour personnes désireuses de se faire dicter leur vie.
Prévoir travaux d'entretien. Pas sérieux s'abstenir.

01/01/2010

Bonne année 2010 à tous !


Ca y est, c'est fait ! 2009 s'est achevée par douze tintements de cloche, passant ainsi la main à 2010 et quelques coupes de champagne.

Je souhaite une bonne année 2010 à tous les commentateurs habituels ou occasionnels de ce blog. Je souhaite une bonne année à tous les Thoramiens. Je souhaite une bonne année aux membres de ma famille. Je souhaite une bonne année aux amis qui attendent chacun de mes posts avec l'impatience d'un chat qui attend sa pâté. Je souhaite une bonne année aux anciens collègues de travail ou d'école. Je souhaite une bonne année à tous ceux qui ont googlé mon nom et qui ont atterri ici. Je souhaite une bonne année à tous les zoophiles qui ont échoué sur ce blog par hasard. Je souhaite une bonne année à tous ceux qui ont voulu se renseigner sur Julie Toubiana et Antoine Calloch. Je souhaite une bonne année aux centaines de visiteurs curieux d'en savoir un peu plus sur la sexualité de Jodie Foster. Je souhaite une bonne année à tous ceux qui ont pu éviter de se rendre à l'abbaye de Silvacane grâce à moi. Je souhaite une bonne année à tous les chômeurs qui ont espéré trouver un moyen de lutter contre les ratées de l'ANPE. Je souhaite une bonne année à tous ceux qui ont été choqués par les commentaires sur les bichons frisés. Je souhaite une bonne année à tous ceux qui arrivent sur mon blog et qui lisent tout ce qui s'est dit depuis trois ans.

En bref, je souhaite une bonne année aux 5733 visiteurs de ce blog.
Je vous souhaite à tous que 2010 soit à la hauteur de ce que vous méritez.

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Photo : Valensole, octobre 2006