Hier soir, dans les recoins obscurcis de Thorame,
Hier soir, dans les ruelles embrumées de mon âme,
J'ai rencontré quelques compagnons de chemin
Présents parfois depuis un passé lointain.
Presque nus, ces êtres qui n'en sont pas vraiment,
Etalaient leurs apparats les plus séduisants.
Pour un moment, voulant à tout prix m'attirer,
Ils comptent encore avec moi longtemps deviser.
Très tôt sur mon chemin, je pus trouver Humour.
Il me dit : « J'en ferai fuir de ta petite cour,
Je suis noir, lourd, corrosif, j'ai six-cents facettes.
Mais je suis toi, ceux qui m'aiment t'acceptent. »
Plus loin sur un vieux banc, rêvaient deux acolytes.
« Je suis le volant, lui, le frein de ta conduite.
Tu as besoin de moi, tu devras l'endurer. »
J'ai vu Intelligence, et Paresse à côté.
Dans le jardin public, un garçon m'appelait :
« Tu viens de voir ma mère, mais c'est mieux de jouer !
J'ai un nom impossible, je fais pas mes devoirs.
"Procrastination", allons sur la balançoire. »
Lors, une femme ceinturée de néant murmurait :
« Je suis ton pire fléau, comme je fais tes succès.
En bonne épouse, j'empêche quiconque de t'approcher. »
C'était Solitude, maladroite île imposée.
Au hasard de mes pas, une étudiante offrait
Les clés pour comprendre l'Homme et sa société.
Elle me demanda d'être prudent avec elle,
Quand elle sert pour les autres, c'est là qu'elle est belle.
Des enfants courraient sur la place des marronniers,
« Tout le monde nous aime, viens avec nous jouer »
C'était le Sport et les Arts qui faisaient les durs.
Mais seuls Ecriture et Photographie me plurent.
A force de fouiller, je vis enfin cette femme
« Tu cherchais à vaincre le fléau de ton âme,
Si tu me retrouves, je serai plus forte qu'elle. »
Ainsi parla Amour, puis disparut au ciel.
Egaré, je continuais mes errements
Inquiété par ceux que je verrai au tournant
Résignation, Peur et mille autres m'appelèrent
Je fis le choix de les laisser loin, loin derrière.
Au bout de mon voyage, se trouvait ma maison
Où j'invitais à venir tous ces compagnons.
Ceux qui les aiment y seront toujours bienvenus
En espérant voir un jour la timide élue.
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Photo : Le mois dernier sur les quais troublés de Paris
7 commentaires:
C'est très pétrarquisant tout ça...
Pendant les 2 premières strophes, j'ai vraiment cru que tu faisais un truc parodique et que ces "compagnons de chemin" étaient des moutons...
Des commentaires plus intelligents et plus constructifs quand j'aurais évacué la haine du béton que j'avale tous les jours à Paris.
je trouve tes rimes plus sympas que ta prose, et mon envie n'est pas de te jeter des roses, je devine à tes vers mis sur fond de ballade, un peu de ce génie qui est grand corps malade.
Benoît, n'essaierais-tu pas encore de me refourguer une allusion au poème se trouvant dans tes WC ?
J'en devient tout vexé.
Je m'étonne que tu ne commentes pas la photo,
Qui illustre ce poème qui se veut beau.
Julien, l'idée de base vient de lui,
mais personnifier une idée est une chose très courante.
Je suis déçu que ma prose ne t'ait ravi
Recommencer un poème pareil, l'idée se tente.
Faire des rimes, OK,
Mais pour le nombre de pieds, il faudra repasser.
L'alexandrin est une contrainte harassante
Qui dans ces commentaires est absente
Pitié, pas de ces contraintes enserrant les sentiments dans des précis grammaticaux !
Libérez votre rythmique, reprenez votre souffle, laissez exhaler votre idée hors de ces calculs mortifères !
Servir l'alexandrin n'est, au mieux, que de la gymnastique. La parole et son sentiment ne sont pas binaires, ni ternaires, ils s'évadent de la gorge et brûlent la bouche - c'est pour cela que l'on parle.
Des fois, cela brûle les doigts, à tel point que la pensée et l'oeil vont plus vite que les mains, et vous écrivez des phrases sans verbes. Et j'ai accidentellement tout le commentaire.
C'est beau comme du Baudelaire. (Dslé c'est tout ce qui me vient)
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