Si je voulais vous montrer le Paradis,
ce serait avec cette photo :
| Ilot sable blanc - Mayotte, mars 2016 |
(oui, c'est un bateau le truc blanc dans l'eau)
Ou avec celle-ci :
| Passe Longogori - Mayotte, mars 2016 |
Ou encore avec celle-là :
| Makis à la plage - Mayotte, avril 2016 |
Mais, disait Mahomet, il n'est point de
Paradis sur Terre, il doit être dans nos esprits.
Cela fait quatre mois que j'ai atterri
sur cette terra incognita, ce confetti perdu dans le carrefour dénué
de l'histoire et de la tectonique africaines.
Ici, c'est pas la Patagonie de Florent
Pagny, je n'ai entendu personne clamer y avoir trouvé la paix
recherchée, ni y avoir goûté le Paradis blanc.
Pas de roses sans épines, et il y en a
bien trop ici. Nombreux sont ceux qui s'arrêtent aux épines, à cet
influx nerveux qui part de leur épiderme vers leur cerveau. Nombreux
sont ceux qui voudraient se passer de cette rose sans chercher à la
prendre, sans chercher à profiter de sa beauté, sans vouloir
sublimer son odeur. Nombreux sont ceux qui veulent fuir. Nombreux
sont ceux qui ont raison.
Je ne suis pas de ceux-là. Je veux m'abeausir,
manger, boire, découvrir, aimer, m'enrichir, essayer, plonger,
voler, offrir, je veux mille actions. Je veux profiter de tout ce que
l'île peut m'apporter, toutes ses richesses, tout son parfum, là,
derrière les épines. Je veux en extraire l'essence pour toujours la
porter sur moi.
Alors, j'irai chercher une autre fleur plus belle et
plus odorante encore pour enrichir ma gamme.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire