01/05/2016

Pas de roses sans épines

Si je voulais vous montrer le Paradis, ce serait avec cette photo : 

Ilot sable blanc - Mayotte, mars 2016
 (oui, c'est un bateau le truc blanc dans l'eau)

 Ou avec celle-ci :

Passe Longogori - Mayotte, mars 2016
 
 Ou encore avec celle-là :

Makis à la plage - Mayotte, avril 2016

Mais, disait Mahomet, il n'est point de Paradis sur Terre, il doit être dans nos esprits.
Cela fait quatre mois que j'ai atterri sur cette terra incognita, ce confetti perdu dans le carrefour dénué de l'histoire et de la tectonique africaines.
Ici, c'est pas la Patagonie de Florent Pagny, je n'ai entendu personne clamer y avoir trouvé la paix recherchée, ni y avoir goûté le Paradis blanc.

Pas de roses sans épines, et il y en a bien trop ici. Nombreux sont ceux qui s'arrêtent aux épines, à cet influx nerveux qui part de leur épiderme vers leur cerveau. Nombreux sont ceux qui voudraient se passer de cette rose sans chercher à la prendre, sans chercher à profiter de sa beauté, sans vouloir sublimer son odeur. Nombreux sont ceux qui veulent fuir. Nombreux sont ceux qui ont raison.
Je ne suis pas de ceux-là. Je veux m'abeausir, manger, boire, découvrir, aimer, m'enrichir, essayer, plonger, voler, offrir, je veux mille actions. Je veux profiter de tout ce que l'île peut m'apporter, toutes ses richesses, tout son parfum, là, derrière les épines. Je veux en extraire l'essence pour toujours la porter sur moi.
Alors, j'irai chercher une autre fleur plus belle et plus odorante encore pour enrichir ma gamme.

19/02/2016

Belle Tropique

J'ai six ans et je m'émerveille des centaines de coquillages de mon père. Parfois, il me laisse les sortir de leurs boîtes pour les toucher, les regarder, entendre la mer dedans. J'observe aussi le corail rouge que je n'ai pas le droit de toucher car c'est trop fragile. Je demande à mon père où ils les a achetés, il me répond qu'il les a simplement récoltés sur la plage au fil des mois et des années. Je lui pose encore mille questions sur ces coquillages, sur ces plages, sur ses voyages, je m'émerveille et en même temps ça me paraît normal d'avoir ces coquillages tropicaux et du corail chez soi.

J'ai sept ans, c'est la période de Noël. Ma mère me fait découvrir les litchis, elle me montre comment on les ouvre et comment on les mange. Elle me précise alors qu'il faut bien les déguster car ils viennent de loin et ils sont chers. Je m'en régale, comme ma sœur. Nous sommes d'accord que ceux qui ont le tout petit noyau rabougri sont bien meilleurs.

J'ai sept ans, je lis que les dodos étaient des oiseaux dodus, lents, pas très intelligents, qui ne savaient pas voler et qu'on ne trouvait que sur une seule île. Quand les gens sont arrivés sur l'île des dodos, ils ont pu les tuer et les manger facilement à cause de leurs tares. C'est un symbole de ce que l'Homme peut faire à la nature s'il ne fait pas attention. Je vois aussi ces drôles de bêtes dans des dessins animés.

J'ai huit ans, j'apprends à l'école que les femmes en Afrique portent des tas d'objets en équilibre sur leur tête en marchant. J'essaye évidemment d'en faire de même, je n'y arrive évidemment pas.

J'ai neuf ans, j'interroge mon père sur l'orthographe des litchis car je vois ce mot écrit de toutes les sortes dans les magasins : leechees, litchis, leetchees... Il me répond qu'il est souvent difficile de transcrire en Français des mots étrangers et que celui-là on peut l'écrire un peu comme on veut.

J'ai dix ans et pour la première fois je crois, j'ai un noir dans ma classe. Je peux le voir en vrai et je me pose des questions. J'imagine sa peau rugueuse et j'use de stratagèmes pour essayer de lui toucher le bras mine de rien. Je regarde ses mains, je demande à mon père pourquoi elles sont plus claires. Je n'arrive pas à imaginer son zizi. Un zizi noir, comment c'est possible ?

J'ai quatorze ans et je fais mon stage de troisième chez un vétérinaire. Un client amène un mérou car il a des parasites sur la peau. Pour moi, c'est juste un gros poisson. Lorsque j'en parle à ma prof principale, je vois qu'elle est stupéfaite de savoir qu'il y a un mérou dans un aquarium à Marseille, mais je ne comprends pas ce qu'il y a d'exceptionnel à ça.

J'ai quinze ans, je regarde le dessin animé Flo et les Robinson suisses. Dans un épisode, on y explique qu'il y a des arbres à pain sur l'île. Des arbres dont le fruit a le goût du pain. Je n'arrive pas non plus à me représenter cette idée dans ma bouche.

J'ai dix-huit ans et au début de mes études, je rencontre Tiina, une fille un peu plus âgée que moi venue de Finlande. Nous nous entendons bien, je fais la connaissance de son petit ami mauricien Jérôme. Je ne sais pas trop où se trouve l'île Maurice, quelle taille ça fait, quel statut ça a... Jérôme me parle de l'île, il s'énerve un peu quand je lui demande de quel pays l'île dépend et nous parlons d'autre chose.

J'ai dix-neuf ans, les litchis ne sont plus chers et j'en prends souvent aux alentours de Noël quand je fais les courses.

J'ai vingt ans et j'ai un mixeur. Je tente des cocktails de fruits improvisés. Dans celui-ci, je mixe des oranges et une mangue. C'est en voyant des particules blanches dans le mixeur que je découvre que les mangues ont un noyau manifestement assez gros. Je me rattrape quelques jours plus tard en autopsiant un autre fruit.

J'ai vingt-cinq ans et Tiina me dit dans un courriel qu'elle est partie vivre à l'île Maurice avec son mari. Si j'en ai l'espoir, je sais que je ne la reverrai plus jamais car ce n'est pas trop mon truc de vouloir aller sous les Tropiques. Peut-être qu'une fois où elle viendrait passer des vacances en France... mais je n'y crois pas.

J'ai vingt-neuf ans, mes amis Julien et Anna partent vivre un an à la Réunion. Je me renseigne pour les rejoindre en vacances mais mon budget m'en empêche. J'irai plutôt à Malte. Ils me raconteront leurs voyages à Maurice, Rodrigues, etc.

J'ai trente-deux ans, je visite le musée Confluences à Lyon. Je vois la reconstitution d'un dodo et je me dis que cette fois-ci, je vais retenir sur quelle île il existait. L'île Maurice, donc. Je retiens mieux ce qu'il en est car j'avais lu l'histoire de l'île Maurice quelques mois auparavant. 
 
J'ai trente-trois ans. Je ne l'aurais jamais imaginé cinq, quinze ou vingt-cinq ans auparavant : je vis dans l'océan Indien. Je ramasse les coquillages et le corail abandonnés par la mer, je cueille les litchis dans les arbres, je bois de la Dodo, je vois des milliers de noirs, je m'empêche de toiser ces femmes capables de porter des plaque d’œufs ou de lourdes charges sur leur crâne, je traverse le lagon chaque matin et chaque soir, je mange du mérou, le meilleur poisson que j'aie jamais mangé, je vois des centaines de fruits à pain et de mangues, j'en cueille, j'en mange dès que c'est possible, je contacte Tiina pour nous revoir.

24/09/2015

Ce qui a toujours existé existera toujours

Leurs radeaux viennent s'échouer au cœur de notre sensibilité, leurs trains viennent s'arrêter dans les camps de notre conscience. Leurs morts misérables nous renvoient à nos vies finalement pas si difficiles. 

Cette année apparemment plus que les autres, des dizaines, des centaines de milliers de désemparés fuient leurs pays. Les raisons sont multiples : ici un dictateur fou qui a transformé son pays en gigantesque goulag, là une organisation inhumanitaire qui pille, qui viole, qui détruit, qui tue. Ici la famine, là la guerre. Ici la dictature, là l'anarchie.
Les causes aussi sont innombrables : l'abondance des armes, l'intervention catastrophique des Etats-Unis en Irak, les équilibres et déséquilibres entre ethnies, entre groupes religieux, la tectonique des plaques géopolitiques, l'argent, le manque d'argent... 

Nous savons. Nous savons depuis toujours que la misère existe, car elle existe depuis toujours. Nous savons. La torture, l'assassinat, la terreur, la famine, l'esclavagisme tout ça. Nous savons. La Corée du Nord, la Somalie, l'Iran, la Birmanie, la Syrie, la Chine, le Pakistan, la Tchétchénie. Nous savons depuis toujours.

La différence, c'est qu'aujourd'hui leur misère ne reste pas loin, là-bas, dans leur pays. En Corée du Nord, nous savons tous qu'ils crèvent littéralement de faim. Nous sommes tristes pour eux, mais ils sont dans leur pays alors ça ne vient pas atteindre notre conscience. Les Nord-Coréens n'existent pour nous que sur le papier, ils n'ont pas de visages, pas de noms. Ce ne sont pas des gens, ce sont des articles de journaux, quelques lignes entre la hausse des impôts et les résultats sportifs du week-end.

Et d'un coup, ces gens se mettent à exister. Sans prévenir. Un bateau plein d'Erythréens coule près de chez nous et ils prennent le statut d'êtres vivants. Leur mort les fait vivre. Si nous avions eu connaissance de leur mort dans le goulag africain, nous nous serions dit « Oulà, c'est pas joyeux dans ce pays. C'est pas là que j'irai en vacances. » Dans le meilleur des cas, certains d'entre nous auraient adressé une prière à l'attention de ces misérables. 
 
Mais ils sont morts sous nos yeux. Alors arrivent des vagues de questions et de réponses émotionnelles : la faute à qui ? Que pouvons-nous faire ? Doit-on les accueillir ? Doit-on intervenir dans leurs pays, aux racines du mal ?

L'intolérable réponse, la seule réponse, c'est que nous n'y pouvons rien. Ni nous, simples citoyens, ni notre gouvernement, ni l'Union Européenne, ni personne.
Dans le meilleur des cas, les états ou les peuples pourraient renverser les choses. Et après ?

Les Français ont su mettre fin à la Terreur, les Alliés ont su mettre fin au nazisme. L'Histoire n'est faite que de ça : des souffrances et des délivrances. Si nous remontons des décennies en arrière, nous trouvons l'apartheid. Et avant la dictature en Espagne, en Grèce, au Chili, en Yougoslavie. Et encore avant le nazisme et le communisme. Et encore avant l'esclavage. Et encore avant les guerres, les croisades, les invasions barbares, les exterminations.

Si demain la Syrie sortait de son étau infernal, que se passerait-il après-demain ? Horreur et souffrance émergeraient inévitablement. De Turquie ? D'Ukraine ? De Biélorussie ? Peu importe, elles émergeraient.

C'est l'amère vérité : arrêter une horreur n'arrêtera jamais l'horreur. Eclairer un peuple n'éclairera jamais la face la plus sombre de tous les êtres humains. Ce qui a toujours existé existera toujours.

04/03/2015

Orgueil et préjugés

Dans toute l'immensité du champ des relations interpersonnelles, il en est une que, malgré plusieurs années de réflexion personnelle, je n'arrive toujours pas à comprendre. Pour la définir, j'ai une expression quelque peu chargée : la pression sociale à la modestie. Je n'ai pas trouvé mieux comme expression. 

Ombre niçoise
La modestie est la retenue dans la manière de penser et de parler de soi. En ce sens, elle est l'exact contraire de l'orgueil (ou de son voisin sémantique la prétention) qui est le sentiment exagéré de sa propre valeur.
La modestie ne doit pas être confondue avec l'humilité qui est à la fois le contraire de la modestie et le contraire de l'orgueil. L'humilité est avant tout la capacité à prendre conscience de ses faiblesses. En ce sens, elle peut recouvrir le champ de la modestie. Mais avec une définition plus large, l'humilité est la capacité à se voir de manière réaliste. Ni modestie, ni orgueil donc. On peut avoir une conscience réaliste de soi et en parler avec modestie, on parle alors de fausse modestie. De plus l'humilité n'exclut pas la fierté qui est la satisfaction personnelle après avoir réussi à passer une épreuve. La fierté est donc différente de l'orgueil puisqu'elle part d'une réalité.
Le terme barbare de « pression sociale à la modestie » recouvre donc le phénomène où l'entourage d'une personne réprouve les élans d'humilité, de fierté, d'orgueil de la personne pour la pousser à ressentir et exprimer de la modestie mais sans non plus aller jusqu'à l'auto-dénigrement.


Voilà. Maintenant que nous avons fait cette petite mise au point lexicale, nous pouvons développer le propos.
Je disais donc au début de l'article que je ne comprenais pas cette pression sociale. J'ai un exemple assez récent et très parlant pour l'illustrer. Fin juin 2014, je m'approchais de l'examen qui allait conclure une formation longue de neuf mois. Pour une fois dans ma vie, j'avais terminé un dossier important en avance. Je connaissais très bien les quatre vingtaines de pages et les annexes du dossier que j'allais soutenir quelques jours plus tard. Le cahier des charges auquel il me fallait répondre était précis et j'avais bien pris garde d'en compléter chaque point. J'avais identifié deux faiblesses que je ne pouvais corriger que lors de ma soutenance, ma formatrice m'avait indiqué un point qui aurait pu être source de critique. Je décidai là aussi de le traiter lors de la soutenance.
J'en étais donc au point où je SAVAIS que l'ensemble dossier plus soutenance était parfait. Parfait dans le sens où il n'y avait aucune amélioration à ajouter, aucun défaut à corriger puisque ma présentation répondait exactement aux exigences.
Un faisceau d'indices m'invitait à cette conclusion : j'avais lu des dossiers de candidats des années précédentes qui étaient moins rigoureux et qui avaient été validés, ma formatrice avait validé mon dossier et enfin je faisais suffisamment confiance à mon jugement pour évaluer si je répondais à chaque critère.
Donc pendant la période précédant ma soutenance, j'étais très serein, ce qui contrastait avec le stress de la plupart des autres membres de ma promotion. Certaines personnes avec qui je parlais, dans ma promo ou non, ne comprenaient pas que je puisse être aussi sûr de moi. Il m'était reproché d'être prétentieux, d'avoir l'orgueil de dire que j'allais réussir ma soutenance.
Mais mon discours n'était pas orgueilleux, il était humble car il correspondait à la réalité : mon dossier était irréprochable. Cela fut d'ailleurs confirmé par un jury indépendant de moi : la soutenance était censée durer 45 minutes pour répondre aux points du dossier qui n'auraient pas été clairs et elle ne dura que quelques minutes, ce qui indiquait que le jury trouvait mon dossier assez clair. Les critiques du jury qui m'avaient été adressées furent d'ailleurs toutes positives, aussi bien sur le fond que sur les formes. Rien à redire, comme je le savais.

Rétrospectivement, je ne sais toujours pas ce que j'aurais pu dire d'autre quand on me demandait comment ma soutenance s'annonçait. En fonction de la formulation des questions, je répondais que ça irait, ou que ça se passerait bien parce que..., ou que la soutenance ne serait qu'une formalité. Que dire d'autre ? La pression sociale qui m'était adressée voulait que je nuance ou que je ne tienne pas des propos qui étaient pourtant justes. Mon entourage voulait que je doute. Mais pourquoi douter quand il n'y a pas lieu d'être ? Il y a plein d'autres situations où je peux douter, mais pourquoi il aurait fallu douter là ? Parmi les millions de choses que je fais au cours d'une année, il y en a bien une ou deux qui peuvent être correctement réalisées, non ?

Ou alors... ou alors il s'agit d'un problème de communication. Lorsque je dis « Je sais que mon dossier est parfait », les gens entendent quelque chose qui ressemblerait à « Je sais que je suis parfait » ou encore « Je sais que je suis meilleur que toi. »
Mais je ne dis absolument pas ça. Si un examen portait sur mes capacités à chanter, je serais le premier à dire que je ne pourrais pas y arriver parce que je sais que je ne sais pas chanter. Lorsque je joue au Trivial pursuit et qu'à la fin les concurrents choisissent le thème des questions à me poser, ils choisissent souvent le sport car ils savent comme moi que mes connaissances en sport sont très faibles. Sur un plan plus important, plus sérieux, je sais que je suis moins compétent lorsque je suis face à telle catégorie de patients. Parfois même totalement incompétent, auquel cas, j'oriente vers quelqu'un qui le sera plus. C'est pour moi la conséquence de ce que j'ai dit jusqu'ici : si je veux être crédible lorsque je parle de mes points forts, je dois aussi prendre conscience de mes points faibles.

Au reste, je ne compte plus les fois où l'on me reproche de paraître trop prétentieux, de faire « comme si je savais tout mieux que tout le monde » et évidemment chacun est libre de le penser. Mais c'est faux. Il est possible que je connaisse mieux tel point particulier que la personne que j'ai en face de moi. Il est même possible que je connaisse beaucoup de points particuliers mieux que la personne que j'ai en face de moi. Ce n'est pas forcément orgueilleux que de dire ça. Ce n'est pas non plus dévalorisant envers la personne qui se trouve en face de moi ou alors ce serait aussi dévalorisant envers moi puisque je sais que d'autres sont bien plus intelligents ou cultivés que moi.

Voici donc les questions que je me pose avec la base de ma réflexion. Qui peut tenter de m'aider à y trouver des réponses ?

06/01/2015

Bonne année 2015

Le Diamant, Martinique - Octobre 2014
Le Diamant, Martinique - Octobre 2014
Il y a maintenant plusieurs années, j'étais tombé sur un téléfilm ou un feuilleton qui ne m'avait laissé de souvenir que le suivant. L'un des personnages disait qu'à la fin d'une année, il fallait regarder l'année écoulée et si vous n'aviez connu ni haut ni bas, cette année avait été une année inutile.
En ce sens, 2014 a été réussie. J'ai découvert un nouveau métier, un nouveau continent, un nouveau style, un nouveau style de vie.
J'ai changé. J'ai changé parce que les soubresauts de la vie m'ont changé. Ce n'est jamais facile de quitter un métier qu'on aime, il me fallait alors m'enrichir de cette transition.
J'ai changé parce que l'exposition des tropiques m'a convaincu de la rejoindre.
J'ai changé parce que la lumière de l'une, l'expérience de l'autre m'ont poussé à mettre en avant différentes facettes de moi.
J'ai changé parce que l'envie de réussir, peut-être de me réaliser, m'a entraîné à aller plus loin que mes horizons.
J'ai changé parce que rester dans ma zone de confort est une facilité dont j'ai voulu me défaire.

2014 a été plus riche pour moi que je ne l'avais imaginé il y a tout juste un an. Et pour 2015, je veux conquérir encore plus en consolidant les bases acquises. Ce que vous pouvez me souhaiter – j'ose même le dire, là où je vous demande de m'aider – c'est de réussir dans ce si grand et si bel objectif : trouver un emploi et déménager dans les Caraïbes, rien de moins.

Ce que je vous souhaite pour 2015, c'est d'avoir aussi vos projets et surtout de faire au mieux pour les réaliser, malgré les obstacles, malgré les échecs, malgré l'énergie que ça vous demandera, en dépassant vos découragements, en sachant écouter ceux qui vous soutiendront et ceux qui ne le feront pas. Rien de moins.