20/07/2019

Révélations sur Apollo, les chambres à gaz et autres conspirations

Voici plusieurs informations qu'il vous faut connaître :
- L'Homme n'est jamais allé sur la Lune, tout ce que vous voyez a été tourné dans le désert de l'Arizona. Tout ceci est une manipulation politique pour détourner des milliards de dollars et faire peur à la Russie.
- Les chambres à gaz n'ont jamais existé. Tout ceci est une manipulation du complexe judéo-maçonnique pour obtenir plus de réparations.
- Les chambres à gaz n'ont jamais existé sur la Lune. Tout ceci est un complot afin de vendre plus de houmous.
- La zone 51 est un espace militaire où ont été tournées les fausses images de chambres à gaz sur la Lune.
- Oussama Ben Laden n'a jamais existé, tout ceci est une machination orchestrée par George W. Bush pour envahir l'Afghanistan avec des chemtrails qui diffusent du houmous dans l'atmosphère.
- Les attentats du 11/09 n'ont jamais existé, c'est un complot organisé par les Américains pour vendre plus de Coca sur la Lune où les hommes ne sont jamais allés.
- les attentats de Charlie Hebdo sont un complot de François Hollande qui est juif pour vendre de fausses chambres à gaz en Afghanistan.
- Les vaccins causent l'autisme des chambres à gaz pour enrichir l'industrie pharmaceutico-militaire de la zone 51.


Sources : faites vos recherches par vous-même sur internet.

23/02/2019

Une parfaite harmonie

Elles sont rares, les fois où l'on vit un moment si intense qu'il vient faire vibrer chaque cellule de notre corps, un moment si beau qu'il prend notre âme toute entière, si grand qu'à ce moment, plus rien pour nous n'existe sur Terre.
Nos pieds, d'ailleurs, n'y sont plus vraiment.

Mes pieds, justement, ce sont eux qui m'ont mené à Ganga Talao. Je me rendais dans le Sud de l'île Maurice lorsque je vis sur ma gauche un immense parking désert au milieu des montagnes, avec une route de six voies qui allait de nulle part vers nulle part. A côté de cette route, une autre voie presque aussi large et interdite aux véhicules.
Je me souvins que le Guide du Routard m'avait signalé une "place d'intérêt" dans les parages, sans en avoir lu les détails.
Ma curiosité se réveilla donc et je décidai d'aller voir ce qui se trouvait au bout de cette route bien intrigante.
Plus j'avançais et plus j'étais désorienté, je ne savais pas sur quelle voie je devais rouler, aucun autre véhicule n'étant présent pour me montrer l'exemple. Je ne savais même pas jusqu'où j'irais.



Une statue immense puis une deuxième m'indiquèrent que j'étais arrivé à destination.
La première, une déesse multibras accompagnée d'un lion d'or, bizarrement, me captiva moins que la seconde, une statue de Shiva haute de 33 mètres, réplique de la statue dominant le lac de Sursagar à Vadodara dans le Gudjarat.







Son visage paisible et bienveillant m'indiquait que j'étais arrivé à destination. Sa sagesse venait emplir tout le parvis sur lequel il régnait. J'observais chaque détail de son corps, la délicatesse de la paume de sa main ou les bijoux qu'il portait.










Je décidai ensuite d'explorer les environs et découvrais une multitude de statues de toutes les tailles, toutes les couleurs. Des temples autour d'un lac s'ouvraient ensuite à moi et me dévoilaient leurs beautés.


La légende veut que cette eau fut celle du Gange. Je ne comprenais pas un brin de ce que je voyais. Pourquoi cette statuette de Ganesh a-t-elle été plongée dans l'eau ? Que sont ces deux divinités protégées par des vitres ? Pourquoi les pélerins et les touristes font-ils retentir la cloche avant d'entrer dans ce temple ? Que fait cette représentation de Bouddha dans ce temple hindouiste ? Pourquoi tant de jeunes couples indiens ?
De ce lieu, j'étais pourtant enivré. Quelle beauté que ce Ganesh vert avec qui j'échangeais mes regards ! Quelle spiritualité dégageant de ce lac ! Tout ce qui provenait de ce lieu venait exalter mon corps tout entier.


Mes déambulations m'amenèrent au pied d'une colline où je vis osciller les branches des arbres. Nouvelle surprise : pour la première fois de ma vie, je voyais des singes en liberté. Certains s'approchaient de moi. Avez-vous déjà observé la curiosité, ou, on ne va pas se mentir, l'espoir de trouver quelque provende, d'un bébé singe, peut-être plus inconscient que les autres, s'approchant de vous ? Avez-vous déjà senti le fugace contact de la main d'un macaque, peut-être plus courageux que les autres, avec la vôtre ?


Après avoir visité les différents temples qui entouraient le lac, j'étais invité par les singes à grimper la colline, loin de l'agitation des touristes et des singes qui régnait là. Ils se baladaient tranquillement ou sur le qui-vive tout au long du chemin. Certains venaient à ma rencontre, quand d'autres prenaient leurs distances avec moi. Quelle splendeur alors de découvrir au pinacle de cette colline un temple dédié au dieu singe Hanuman ! Les macaques auraient pu évoluer partout ailleurs mais ils occupaient la colline du dieu qui prît les traits de leur cousin langur.


L'entièreté de ce lieu venait envelopper ma spiritualité. Je ne dus ma délivrance qu'à l'appétit qui venait se rappeler à moi. Je retournai alors vers le lac sacré, découvrant de multiples détails que je n'avais pas vu la première fois : ici une déesse à trois têtes, là un symbole qui reprenait étrangement la silhouette d'un singe, ici encore, une Indienne aux pieds nus dans l'eau qui allait se recueillir avec son bambin devant une statue.
J'étais en parfaite harmonie avec ce lieu parfait.


20/08/2018

La vie d'un homme sans nom, un homme extraordinaire


La société est faite ainsi : nous ne partons pas tous avec les mêmes atouts dans la vie. Certains ont dès leur naissance un capital important qu’ils se contentent de gérer et de transmettre. D’autres, comme mon grand-père, partent avec si peu qu’on pourrait croire leur vie vouée à l’échec social. Grand perdant de la guerre, grand perdant de la société, grand perdant de la famille, comment pouvait-il bâtir une vie avec des bases aussi faibles ? 


Je me souviens d’un jour où Papou – puisque je l’appelle ainsi – avait énuméré tous les présidents français et tous les papes qu’il avait connus en ajoutant « Tous ceux là, ils ont rien fait pour moi ! » Et c’est vrai. On ne lui a jamais rien offert, à Papou. Ni ses diplômes, ni ses emplois, ni sa femme, ni sa famille. Il a tout obtenu tout seul. 

Attendre au bas de l’échelle, c’est facile. Ne pas évoluer, c’est facile. Se laisser aller, c’est facile. Et pourtant, il a choisi, consciemment ou non, d’évoluer, de progresser. Il a choisi l’effort. Parti de rien, il ne pouvait même pas imaginer posséder un jour une voiture. Et pourtant il en a acheté une, il a aussi bâti une maison pour que sa famille puisse y vivre. 
Aujourd’hui, c’est naturel pour chacun de nous d’avoir un toit en dur, mais c’était un exploit pour lui quand il a pu le faire avec sa femme, avec Mamou. Toutes les études économiques, sociologiques le disent : les individus restent dans leur classe sociale. Mais pas lui. Bien sûr, il n’a jamais été très riche, mais il a pu évoluer. Il a été la locomotive qui a permis à sa femme et à ses enfants d’avancer. Il a tout fait pour que nous, ses enfants et ses petits-enfants, nous partions mieux que lui dans la vie. Et il y est arrivé. Pour ça il mérite tout notre respect. 

Nous étions sa plus belle fierté. Il suffisait de l’entendre parler de son fils qui dirige toute une équipe de restauration, de sa petite-fille partie étudier aux Etats-Unis ou de n’importe lequel de ses enfants et petits-enfants pour voir son bonheur, même si lui-même ne le voyait pas toujours. Certains pourraient ressentir une forme de jalousie, mais lui c’était de la fierté, la fierté que ses enfants réussissent mieux que lui. Alors sa voix devenait plus sûre. Il n’avait plus besoin d’aboyer pour l’affirmer. Quand on dit la vérité, c’est la vérité qui s’impose plus que le ton. Nos réussites professionnelles sont aussi les siennes. 


Nous ne partons pas non plus avec les mêmes outils dans la vie. Certains grandissent dans un environnement familial qui permet l’épanouissement, ils s’enrichissent de l’exemple de leurs parents et gardent le meilleur pour le transmettre à leurs enfants. D’autres, comme mon grand-père, partent sans père, avec une mère plus imparfaite que les autres mères imparfaites. Comment pouvait-il bâtir une famille avec des bases aussi faibles ? 

Nous sommes tous encombrés de douleurs intimes, de failles personnelles, d’accidents qui nous ont meurtris. Le rôle de nos parents est alors de nous transmettre les outils pour y faire face. Et lui, qui lui a appris ? Là aussi, il a dû se battre, il a dû donner plus d’efforts pour s’en sortir. 
Sa plus grande force, c’est d’avoir donné à ses enfants et à ses petits-enfants ce qu’il n’avait jamais reçu. Oui, il l’a parfois fait de manière imparfaite. Mais aucun homme imparfait ne peut lui reprocher d’avoir été un homme imparfait. 

Ses qualités humaines dépassaient infiniment ce qui lui faisait défaut. Il était bienveillant et il était toujours prêt à aider ses proches. Nous l’avons tous vu s’absenter une journée entière pour aider son voisin à bricoler, nous l’avons tous vu participer à l’éducation de dizaines d’enfants de Miramas et des environs. Pour sa famille, il était encore plus dévoué. Et qu’est-ce qu’il demandait en retour ? Rien. Un appel de temps en temps, une attention, un sourire bienveillant, un repas en famille, c’était tout ce qui suffisait à son bonheur. Peut-être était-il heureux de bénéficier de ce dont il avait manqué plus jeune. 


Pour tout son altruisme, pour toute sa gentillesse, il mérite notre gratitude et notre joie, la joie d’avoir pu bénéficier de sa présence. 

En guise de remerciement, je vous demande, je nous demande de lui faire le meilleur cadeau d’adieu possible. Le plus beau cadeau qu’on puisse lui faire c’est de réussir nos vies et réussir dans nos vies. 


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Si nous arrivons à avoir une famille unie, un foyer confortable, 

Si nous arrivons à exercer un métier qui nous plaît et qui nous permet de gagner notre vie, 
Si nous sommes heureux, 
Nous aurons exaucé les seules volontés qui lui importaient.

05/05/2018

Là-bas

Partir fut l'un des évènements les plus déchirants de ma vie, d'autant que j'en étais le seul responsable. Il est difficile de s'imaginer la douleur que l'on peut ressentir lors d'une déchirure causée par soi-même.
Quelle affliction que de transformer des relations existantes en peau de chagrin, quel calvaire que de ne pouvoir se rendre auprès de ses proches quand son cœur l'ordonne pourtant, quelle énergie incroyable pour sortir de sa zone de confort !


Oh évidemment, cette vie qui avait ses côtés agréables n'a pas été remplacée par le néant, ni par l'enfer. Evidemment, j'aime les plaisirs des Tropiques, je me délecte de connaissances, de saveurs, de découvertes mais toujours avec ce manque de l'avant, quelque part en arrière-plan.

Jusqu'à hier, précisément à l'heure où le Soleil prenait son temps pour se coucher.
Auparavant, j'avais gravi puis descendu la plaine des remparts pour me rendre dans la plaine des sables. Premier choc : l'impression de poser le pied sur un océan asséché de Mars.
Je m'étais ensuite rendu au rempart Bellecombe afin d'assister à l'éruption du piton de la Fournaise en cours. 

Et je suis là, face à l'immensité de l'enclos rempli de millénaires de couches de lave, le brouillard remonte doucement dans ma direction et se laisse percer par les derniers rayons du Soleil, quand la lave est déjà à l'ombre. Pour la première fois de ma vie, je vois un léger arc-en-ciel poser son arrondi sur de la lave rougeoyante. Je regarde autour de moi et vois la mer de nuages après la montagne ainsi que l'immensité de l'océan. Moment hors du monde. A ce moment-là plus rien n'existe que ce paysage surréaliste. L'assemblement de ces couleurs est inédit, peint par le plus talentueux artiste de l'Univers : les nuances de noir qui composent l'enclos, le cratère qui éructe sa matière et ses sons, le rouge de la lave en fusion surplombé d'un arc-en-ciel de couleurs, le brouillard découpé en blanc d'une part, en bleu-gris de l'autre, les rayons du Soleil blancs par endroits, oranges par d'autres, le jeu des ombres des montagnes environnantes qui inondent peu à peu les lieux, l'océan d'un bleu qui s'approche inévitablement du noir.
Je suis face au plus beau spectacle de ma vie.

Et tout ce que j'ai dépensé de moi pour venir a sa justification dans cet instant-là.