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07/06/2009

Naïla ou la légende de la larme de vie, un titre attirant pour un livre attirant

Beaucoup d'entre nous, s'ils y regardent un peu, ont parmi leurs amis au moins un ami atypique qui a un look atypique, un parcours de vie atypique, un comportement atypique, des réflexions atypiques, un talent atypique, un humour atypique ou un métier atypique. Beaucoup d'entre vous diront qu'il s'agit de moi, cet ami atypique, mais ce n'est pas cela que je veux évoquer aujourd'hui.
Cette « singularité » que l'on perçoit chez l'autre n'a toutefois pas franchement gêné nos relations avec cet ami, puisque atypique, il l'était à notre rencontre, et ami il l'est devenu.
Certains sont rebutés devant cette originalité qu'ils découvrent au hasard des conversations d'une soirée ou dans leurs relations professionnelles. Ceux-là vont parfois jusqu'à rejeter cet « étranger » qu'ils n'apprécient pas instinctivement. Mais ce n'est pas non plus cela que je veux évoquer.
« Mais alors de quoi tu veux nous parler, connard ? » Je vais y venir. Et je vais vous demander d'être un peu plus poli.


Makayel – je l'appelle comme ça, mais son prénom est Michaël – est un de ces amis. Son look est assez passe-partout si l'on oublie la longueur atypique de ses cheveux raides (qui sont, selon moi, anti-érogènes). Sa maison semi-troglodyte est atypique. Son parcours universitaire est franchement inhabituel. La décoration de sa chambre est atypique. Le mobilier de sa chambre d'ami est atypique (parmi vous, qui a déjà eu une photocopieuse en panne en guise de porte-vêtements chez soi ?).
Makayel ne m'a jamais déçu. En cela, c'est un ami atypique. Il est doué de toutes les qualités humaines que chacun recherche chez ses amis. En cela aussi, il est unique.

Makayel a écrit un livre, il y a plusieurs années, alors qu'il n'avait pas encore 25 ans.
Comme il est sorti major de sa promo à la fac d'éco, on peut se dire qu'il a écrit un livre sur l'économie, mais ce n'est pas ça. Comme il a bifurqué sur un parcours qui le destine à devenir pasteur protestant, on peut se dire qu'il a écrit un livre sur la foi, sur Dieu ou sur l'histoire de la religion, mais ce n'est toujours pas ça.
Non, Makayel a écrit un livre pour enfants, dont la lecture commencerait à sept ans, à peu de choses près. Ce serait l'univers du Seigneur des Anneaux pour le public de Harry Potter. Ce livre nous conte l'histoire d'une petite fille, Naïla, qui découvre le jour de ses neuf ans que sa mère est une elfe noire, ce qui explique, d'une part, ses oreilles pointues et, d'autre part, son grain de peau mat qu'elle est la seule à avoir dans son village. Naïla partira donc à la recherche de sa mère, qu'elle n'a jamais vue, tandis que son père tentera de rattraper sa fille.
Voilà tout un programme avec à la clé des vilains très vilains, des amitiés inattendues et des rencontres parfois épiques, avec nains, elfes, brigands, comptosaures, etc.


Naïla ou la légende de la larme de vie est un livre amusant sans autre intention que celle de faire passer un bon moment, ou même plusieurs, étant donné le volume du livre. Les situations loufoques côtoient les personnages atypiques et instillent une ambiance emplie de joie et d'humour. L'univers décrit est à la fois simple et attrayant, il arrive même de s'imaginer au sein de ces lieux de vie et d'aborder les fées et nains qui les peuplent.
Un défaut toutefois : les mots, le phrasé, pas assez recherchés, ne sont pas à la hauteur de la fresque dépeinte et empêchent le livre d'être un récit grandiose qui émerveillerait carrément le lecteur. Mais bon... Moi j'dis ça, j'ai pas sept ans, non plus...

Si jamais vous êtes intéressé, vous pouvez envoyer un (Maka)mail à l'auteur qui se fera une joie de vous donner les détails supplémentaires dont vous auriez besoin.

11/12/2007

Le voyage à Porto, pas tout à fait dépaysant

Makayel est un ami formidable. Presque aussi formidable que sa voiture est pourrie. C'est grâce à Makayel (Michael en fait) que j'ai pu aller avec ma douce à l'aéroport à 5 heures du mat'. Bon, j'avais quand même peur d'accompagner sa voiture dans ses derniers kilomètres.
Nous sommes finalement arrivés sans encombre à l'aéroport. Vol de nuit, nous n'avons pas pu profiter de la vue d'avion. J'avais peur d'une incompatibilité entre le prix payé (15€ l'A/R par personne) et mon gabarit (1,88 m pour XX kilos). Il n'en fut rien, quoiqu'une heure de plus aurait été gênante.

A l'arrivée sur place, grande surprise. Une pub pour Siemens, une autre pour Vodafone, encore une pour Nespresso. C'est beau le Portugal. Seule à se battre contre ces images internationales, une grenouille qui vend un accès internet très bon marché.



Nous décidons d'aller nous poser quelques minutes dans un café avant de commencer notre visite. Sensation bizarre et désagréable, qui se verra confirmée par la suite, les vendeuses ignorent totalement le client. Ou juste moi, je ne l'ai jamais su.
Après 10 000 ans d'attente solitaire, je commande un café, un croissant typique et "eso". Par la suite, nous saurons que ça s'appelle un lanche.
Il est bien précisé de partout que le café est un expresso. En effet, c'est un café très très court et très très fort. Difficile à avaler la première fois, j'essaie maintenant d'en refaire avec ma cafetière.
Les croissants sont eux aussi très typiques. Il s'agit plutôt d'une brioche, parfois avec un peu de poudre d'amandes, le tout glacé et bien brillant.
Enfin, mon régal du séjour, le lanche est composé de deux couches (qui ressemblent à une brioche non sucrée) intercalées par une épaisseur de charcuterie. Je n'ai jamais su précisément ce que c'était. Peut-être du jambon fumé. Il y a des chances pour que vous le sachiez si vous venez manger chez moi d'ici quelques semaines.

Ce n'est qu'après ce petit-déjeuner que nous partions à la découverte de la ville...

A suivre.

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Photo : un MacDo (impérial ?) sur l'avenue principale de Porto - Décembre 2007