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21/12/2010

Deux ans avant l'apocalypse

C'est officiel, nous sommes à deux ans exactement de la fin du monde. Oui, c'est officiel. Le calendrier maya prend fin le 21/12/2012. Le même constat s'impose au regard des prédictions de Nostradamus ou du webbot, du nouveau cycle hindou, etc. Même la Bible l'affirme ! (cf. le code secret de la Bible) Raz-de-marées, éruptions volcaniques, séismes, météorites, holocauste nucléaire, c'est ce qui nous attend. Fin du monde, nous voilà !

Là où tout le monde n'est pas d'accord, c'est sur la façon dont ça va se passer. Destruction totale de la population terrienne ou énorme(s) cataclysme(s) laissant quelques poignées de survivants par-ci par-là ?


Une chose est sûre, c'est que je ne vivrai pas la fin du monde avec certaines personnes parties durant l'année. Pas qu'il y ait eu beaucoup de morts dans mon entourage, juste que quelques amis ou compagnons ont décidé de continuer leur chemin en se séparant de moi.
J'ai d'abord été blessé à chacun de ces départs, mais aujourd'hui, je suis simplement déçu.

Toi, mon ami qui rendit la pente de mon chemin moins abrupte,
Toi, autour de qui je bâtis ma plus belle œuvre,
Toi, la compagne d'un moment trop bref, en qui j'avais placé peut-être plus que tu ne le penses,
Toi, l'ancienne inconnue rencontrée au hasard de mes divagations,
Toi, qui n'as pas su pardonner mes erreurs,
Toi encore, qui n'a pas voulu chercher plus profondément une signification dans mes paroles,
Tu as décidé de partir, j'ai essayé de te retenir, peut-être trop. Mais c'est toujours difficile d'accepter l'impuissance. Alors je t'en ai voulu de partir comme ça, pour de mauvaises raisons. Mais après tout, tu ne me dois rien. Tu es parti avec la confiance que je t'avais donnée, l'espoir que je t'avais confié, un peu de mon amitié, un peu de mon cœur, un peu de mes fondations ou un peu de tout ça.
Voilà tout ce que tu as pu emporter avec toi, mais je te le laisse. Un jour ou pendant des années, je t'ai offert tout ça et tu m'en as offert autant en retour jusqu'à ce jour où, pour des raisons qui t'appartiennent, tu as voulu arrêter ces échanges. Garde ces cadeaux en ton sein, utilise-les, fais-les fructifier, régale-toi de ces fruits. Que notre ancien lien te serve encore longtemps.

En venant t'asseoir auprès de moi, même le temps d'un battement d'aile, tu as gagné une place unique. Comme on le dit, les histoires, d'amour ou d'amitié, ne se terminent jamais vraiment. Elles continuent, chacun de son côté. Et peut-être qu'un jour tu voudras de nouveau goûter les joies que nous avons connues ou en construire d'autres, différentes. Alors tu pourras revenir prendre ta place parce que tu ne m'as pas blessé assez pour que je veuille t'en bannir.

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Photo : Porto, Noêl 2007 - Avec un peu d'imagination, on peut penser voir l'ange de l'apocalypse...

14/12/2009

Moi, ce que je voudrais pour Noël...

Cher petit Papa Noël,

Je t'écris aujourd'hui parce que c'est bientôt Noël et que je ne t'ai pas encore dit ce que je voulais comme cadeaux. Tu verras, c'est très simple.
Ce qui me ferait vraiment plaisir, cher petit Papa Noël, ça serait un robot aspirateur. Tu sais, une espèce de gros disque sur roulettes qu'on met dans une pièce et qui passe l'aspirateur tout seul. Ça, c'est génial pour ceux qui n'aime pas faire le ménage comme moi.
Et puis aussi, il y a des robots qui leur ressemblent un peu mais qui, eux, passent la serpillière. Ça aussi, ça serait bien. Et puis une machine à laver qui rend le linge facile à repasser, parce que je n'aime pas repasser non plus.

En fait, cher petit Papa Noël, le plus simple je crois, ça serait que tu m'offres une Cambodgienne, ou une Ukrainienne ou quelque chose comme ça. Tu sais, une femme qui voudrait absolument pouvoir envoyer dix euros à sa famille chaque mois. Je serais prêt à bien la nourrir et même à la payer, rassure-toi.
Et puis, comment dire ? ... Il faudrait aussi que... qu'elle puisse... enfin... que je puisse... Tu vois ce que je veux dire ? Il faudrait que je puisse faire avec elle la même chose que tu fais toi avec tes elfes sur la peau de renne devant ta cheminée. Ça serait bénéfique à mon épanouissement personnel.


Ensuite, cher petit Papa Noël, j'aimerais recevoir plein de patients. Pas que je veuille qu'il y ait plus d'agressions, ou d'alcooliques ou de dépressifs, juste qu'ils soient plus nombreux à venir dans mon cabinet.
En fait, je t'explique : il y a quelques temps, le Président des Français, il avait dit qu'il déplacerait la fiscalité qui pèse sur le travail vers la pollution. Et puis il n'a encore rien fait et à mon avis ça ne sera pas fait d'ici la fin de l'année. Alors ce qui serait bien, cher petit Papa Noël, c'est qu'il y ait plus de gens qui aient la motivation pour venir se soigner chez moi, parce que depuis quelques semaines, je dois dire adieu à presque 50% de ce que mes patients versent...

Voilà, voilà. C'est tout ce dont j'ai vraiment besoin, je crois. Si tu peux faire quelque chose pour la paix au Proche-Orient, la faim dans le monde ou les enfants maltraités, c'est bien (mais occupe-toi d'abord de ce que je t'ai demandé en premier, s'il-te-plaît).

Merci d'avoir lu ma lettre en entier et ne te trompe pas de maison quand tu viendras me voir à Thorame. Si tu m'offres tout ça, tu pourras venir goûter mon génépi et faire manger tes rennes dans un champ autant qu'ils le veulent.
Je t'espérerai à mon réveil.

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Photo : Arbre de Noël – Porto (Portugal), décembre 2007


23/12/2007

Comment rester deux jours de plus à Porto ?

C'est simple, il suffit de rater son vol de retour...

Réveil à 04h30 pour un vol à 08h05. Ca paraît assez large. Une petite erreur dans le compte-temps et un métro toutes les 20 minutes suffisent à arriver très très juste à l'aéroport. C'est fou, parce que dans ces moments-là, les contre-temps se voient particulièrement : une porte automatique qui s'ouvre pas, un escalator qui se trouve là où on croyait pas... Et le hall des départs, il est où ?!!
L'avantage, quand on est pressé, c'est qu'on peut passer devant tout le monde aux contrôles de sécurité. Caroline passe sans problème, ce qui n'est pas mon cas. Je sonne. Je sais c'est ma ceinture, voilà, je repasse et je sonne plus. Vous voulez me fouiller ? "Please, I'm late." C'est bon ? Vous voulez voir mon sac ? "Please, I'm late" J'ai ramené des tomates séchées pas chères de Porto. Ils doivent croire que c'est des tomates séchées explosives. Ou des vêtements sales inflammables. Ou la mignonnette de Porto à l'anthrax. De toute façon après un quart d'heure de vol, je suis plus au-dessus du Portugal, pourquoi vous m'embêtez ?

De fil en aiguille, c'est comme ça qu'on a vu s'envoler notre avion pour Marseille. Panique : comment qu'on fait maintenant ? Un vol de Ryanair pour Paris... Idée : "Excusez-moi, je viens de rater mon vol pour Marseille, est-ce qu'on peut aller à Paris..." Et là, je me fais couper par l'hôtesse à qui je ne m'adressais même pas : "Non, j'ai fait plusieurs appels et vous n'êtes pas venus." "Je sais, mais le vol pour Paris , je peux le prendre ?"
Non. Tant pis. Retour de l'autre côté des barrières de sécurité. Sauf que l'agent ne veut pas nous laisser passer. "We missed our flight. We just want to go out of there." Il s'en fout et nous amène à un policier.
Je m'imagine être amené dans une pièce verdâtre sans fenêtre, éclairée par un néon grésillant. Je m'imagine passer des heures à bredouiller en Anglais que nous ne sommes ni terroristes, ni trafiquants de drogue. Je m'imagine me retrouver en sous-vêtements. Et je répète : "We missed our flight. We just want to go out of there." Après quelques questions bateau, nous sommes libérés. Heureusement que je ne suis pas Arabe, sinon je suis sûr que j'aurais eu droit à tout ça.

Quelques divagations dans l'aéroport nous attendent. Quelles sont les compagnies qui effectuent des vols jusqu'à Marseille ? Seulement Ryanair ? Alors Nice, Paris, Lyon, Montpellier, le Nord de l'Italie ? La meilleure offre : un vol trois jours plus tard vers Nice à 253 € par personne.
Nous décidons donc de réserver par internet un nouveau vol avec Ryanair. Ca plombe un peu le budget, sans compter les deux nuits d'hôtel qui nous attendent.
L'aller/retour à 30 € espéré flambe d'un coup, mais malgré tout, le voyage reste bon marché.

Nous avons un peu moins profité du séjour durant ces deux jours supplémentaires (trouver deux hôtels pas chers, acheter des vêtements, dormir, tomber malade), mais au moins, nous n'avons pas raté notre vol retour.

Dire que c'est un complot du lobby des commerçants portuenses qui nous forcent à rester à Porto pour aller dans leurs restaurants et acheter des clés USB...

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Photos - décembre 2007 :
- Porto, vue de la rive opposé du fleuve Douro,
- Un paon, pris dans les jardins du Palacio de Cristal,
- Caroline, en femme (presque) parfaite.

16/12/2007

Porto coco

Nous nous sommes donc baladé dans les ruelles. Des ruelles pittoresques, ils en ont treize à revendre au douzième (c'est pas ça l'expression ?). Du linge qui pend aux fenêtres, des gosses qui jouent sur le trottoir, des policiers partout, c'est beau la misère quand c'est bien fait. Pour eux.

Et au milieu de tout ça, qu'est-ce qu'on voit ? On a beau faire 1200 kilomètres en avion, on a beau partir dans un pays qu'on connaît pas la langue, on a beau être dans un pays qui a un passé démocratique glorieux, on relit toujours les mêmes phrases. "Greve geral", "Contre la nouvelle loi de...", "Contre la suppression de l'aide aux...", "Vilain gouvernement qui pue." etc.


Malgré cela, une architecture urbaine magnifique, avec un tramway ancien, des rues pavées (ça se voit qu'ils n'ont pas eu mai 68), des bâtiments prestigieux, un pont Eiffel, etc.
Quoique. Au beau milieu des ruelles pittoresques et du linge qui pend, une proportion incalculable de logement non entretenus, inhabités, parfois murés. Comme une offense à la cité. Une tâche de vin sur le front d'un top model qu'on refuse de voir. Une brisure entre le métro high-tech pas cher et ces maisons hors d'âge.
Mais peut-être doit-on y voir une corrélation avec l'espèce en voie d'extinction susnommée.

Cela ne nous a pas empêché de rêver à acheter une maison de campagne à Porto, surtout lorsque nous avons fait Porto by night ou que nous avons vu l'océan (le diaporama en haut à droite est plus parlant).

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Photos :
- Prise sur le parvis de la cathédrale, on voit un quartier populaire au second plan surmonté par la
Torre dos clerigos.
- Affiche du PCF. Ah, non ? du PCP qui dit que le maire c'est qu'un nul !
- Le magnifique quai de Ribeira, qui donne son nom au quartier. Des bateaux très pittoresques et même
Chez lapin, grand restaurant que nous testerons la prochaine fois. La photo est volontairement obturée par le pont Eiffel.
- La
Torre dos clerigos, particulièrement bien éclairée de nuit.

11/12/2007

Le voyage à Porto, pas tout à fait dépaysant

Makayel est un ami formidable. Presque aussi formidable que sa voiture est pourrie. C'est grâce à Makayel (Michael en fait) que j'ai pu aller avec ma douce à l'aéroport à 5 heures du mat'. Bon, j'avais quand même peur d'accompagner sa voiture dans ses derniers kilomètres.
Nous sommes finalement arrivés sans encombre à l'aéroport. Vol de nuit, nous n'avons pas pu profiter de la vue d'avion. J'avais peur d'une incompatibilité entre le prix payé (15€ l'A/R par personne) et mon gabarit (1,88 m pour XX kilos). Il n'en fut rien, quoiqu'une heure de plus aurait été gênante.

A l'arrivée sur place, grande surprise. Une pub pour Siemens, une autre pour Vodafone, encore une pour Nespresso. C'est beau le Portugal. Seule à se battre contre ces images internationales, une grenouille qui vend un accès internet très bon marché.



Nous décidons d'aller nous poser quelques minutes dans un café avant de commencer notre visite. Sensation bizarre et désagréable, qui se verra confirmée par la suite, les vendeuses ignorent totalement le client. Ou juste moi, je ne l'ai jamais su.
Après 10 000 ans d'attente solitaire, je commande un café, un croissant typique et "eso". Par la suite, nous saurons que ça s'appelle un lanche.
Il est bien précisé de partout que le café est un expresso. En effet, c'est un café très très court et très très fort. Difficile à avaler la première fois, j'essaie maintenant d'en refaire avec ma cafetière.
Les croissants sont eux aussi très typiques. Il s'agit plutôt d'une brioche, parfois avec un peu de poudre d'amandes, le tout glacé et bien brillant.
Enfin, mon régal du séjour, le lanche est composé de deux couches (qui ressemblent à une brioche non sucrée) intercalées par une épaisseur de charcuterie. Je n'ai jamais su précisément ce que c'était. Peut-être du jambon fumé. Il y a des chances pour que vous le sachiez si vous venez manger chez moi d'ici quelques semaines.

Ce n'est qu'après ce petit-déjeuner que nous partions à la découverte de la ville...

A suivre.

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Photo : un MacDo (impérial ?) sur l'avenue principale de Porto - Décembre 2007