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23/12/2007

Comment rester deux jours de plus à Porto ?

C'est simple, il suffit de rater son vol de retour...

Réveil à 04h30 pour un vol à 08h05. Ca paraît assez large. Une petite erreur dans le compte-temps et un métro toutes les 20 minutes suffisent à arriver très très juste à l'aéroport. C'est fou, parce que dans ces moments-là, les contre-temps se voient particulièrement : une porte automatique qui s'ouvre pas, un escalator qui se trouve là où on croyait pas... Et le hall des départs, il est où ?!!
L'avantage, quand on est pressé, c'est qu'on peut passer devant tout le monde aux contrôles de sécurité. Caroline passe sans problème, ce qui n'est pas mon cas. Je sonne. Je sais c'est ma ceinture, voilà, je repasse et je sonne plus. Vous voulez me fouiller ? "Please, I'm late." C'est bon ? Vous voulez voir mon sac ? "Please, I'm late" J'ai ramené des tomates séchées pas chères de Porto. Ils doivent croire que c'est des tomates séchées explosives. Ou des vêtements sales inflammables. Ou la mignonnette de Porto à l'anthrax. De toute façon après un quart d'heure de vol, je suis plus au-dessus du Portugal, pourquoi vous m'embêtez ?

De fil en aiguille, c'est comme ça qu'on a vu s'envoler notre avion pour Marseille. Panique : comment qu'on fait maintenant ? Un vol de Ryanair pour Paris... Idée : "Excusez-moi, je viens de rater mon vol pour Marseille, est-ce qu'on peut aller à Paris..." Et là, je me fais couper par l'hôtesse à qui je ne m'adressais même pas : "Non, j'ai fait plusieurs appels et vous n'êtes pas venus." "Je sais, mais le vol pour Paris , je peux le prendre ?"
Non. Tant pis. Retour de l'autre côté des barrières de sécurité. Sauf que l'agent ne veut pas nous laisser passer. "We missed our flight. We just want to go out of there." Il s'en fout et nous amène à un policier.
Je m'imagine être amené dans une pièce verdâtre sans fenêtre, éclairée par un néon grésillant. Je m'imagine passer des heures à bredouiller en Anglais que nous ne sommes ni terroristes, ni trafiquants de drogue. Je m'imagine me retrouver en sous-vêtements. Et je répète : "We missed our flight. We just want to go out of there." Après quelques questions bateau, nous sommes libérés. Heureusement que je ne suis pas Arabe, sinon je suis sûr que j'aurais eu droit à tout ça.

Quelques divagations dans l'aéroport nous attendent. Quelles sont les compagnies qui effectuent des vols jusqu'à Marseille ? Seulement Ryanair ? Alors Nice, Paris, Lyon, Montpellier, le Nord de l'Italie ? La meilleure offre : un vol trois jours plus tard vers Nice à 253 € par personne.
Nous décidons donc de réserver par internet un nouveau vol avec Ryanair. Ca plombe un peu le budget, sans compter les deux nuits d'hôtel qui nous attendent.
L'aller/retour à 30 € espéré flambe d'un coup, mais malgré tout, le voyage reste bon marché.

Nous avons un peu moins profité du séjour durant ces deux jours supplémentaires (trouver deux hôtels pas chers, acheter des vêtements, dormir, tomber malade), mais au moins, nous n'avons pas raté notre vol retour.

Dire que c'est un complot du lobby des commerçants portuenses qui nous forcent à rester à Porto pour aller dans leurs restaurants et acheter des clés USB...

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Photos - décembre 2007 :
- Porto, vue de la rive opposé du fleuve Douro,
- Un paon, pris dans les jardins du Palacio de Cristal,
- Caroline, en femme (presque) parfaite.

11/12/2007

Le voyage à Porto, pas tout à fait dépaysant

Makayel est un ami formidable. Presque aussi formidable que sa voiture est pourrie. C'est grâce à Makayel (Michael en fait) que j'ai pu aller avec ma douce à l'aéroport à 5 heures du mat'. Bon, j'avais quand même peur d'accompagner sa voiture dans ses derniers kilomètres.
Nous sommes finalement arrivés sans encombre à l'aéroport. Vol de nuit, nous n'avons pas pu profiter de la vue d'avion. J'avais peur d'une incompatibilité entre le prix payé (15€ l'A/R par personne) et mon gabarit (1,88 m pour XX kilos). Il n'en fut rien, quoiqu'une heure de plus aurait été gênante.

A l'arrivée sur place, grande surprise. Une pub pour Siemens, une autre pour Vodafone, encore une pour Nespresso. C'est beau le Portugal. Seule à se battre contre ces images internationales, une grenouille qui vend un accès internet très bon marché.



Nous décidons d'aller nous poser quelques minutes dans un café avant de commencer notre visite. Sensation bizarre et désagréable, qui se verra confirmée par la suite, les vendeuses ignorent totalement le client. Ou juste moi, je ne l'ai jamais su.
Après 10 000 ans d'attente solitaire, je commande un café, un croissant typique et "eso". Par la suite, nous saurons que ça s'appelle un lanche.
Il est bien précisé de partout que le café est un expresso. En effet, c'est un café très très court et très très fort. Difficile à avaler la première fois, j'essaie maintenant d'en refaire avec ma cafetière.
Les croissants sont eux aussi très typiques. Il s'agit plutôt d'une brioche, parfois avec un peu de poudre d'amandes, le tout glacé et bien brillant.
Enfin, mon régal du séjour, le lanche est composé de deux couches (qui ressemblent à une brioche non sucrée) intercalées par une épaisseur de charcuterie. Je n'ai jamais su précisément ce que c'était. Peut-être du jambon fumé. Il y a des chances pour que vous le sachiez si vous venez manger chez moi d'ici quelques semaines.

Ce n'est qu'après ce petit-déjeuner que nous partions à la découverte de la ville...

A suivre.

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Photo : un MacDo (impérial ?) sur l'avenue principale de Porto - Décembre 2007