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24/10/2012

Pays-Bas, l'autre plat pays

Les Néerlandais sont-ils vraiment des êtres humains et si oui sont-ils des êtres humains comme les autres ? 

Commençons par une mise au point lexico-géographique et demandons-nous ce qu'est un Néerlandais. Un Néerlandais est un habitant des Pays-Bas (petit pays situé entre la Belgique, le pays de Angela et la mer du Nord) et par conséquent, il ne doit pas être confondu avec un Hollandais qui est un habitant de la Hollande. La Hollande est elle-même une région des Pays-Bas ; elle comprend actuellement deux provinces qui abritent environ un tiers des Néerlandais. Par conséquent, appeler un Néerlandais un Hollandais est aussi juste que d'appeler un Français un Parisien ou un Portugais un homme de bon goût. Les Néerlandais parlent le Néerlandais, qui est une langue germanique. En d'autres termes, les Néerlandais sont comme des Belges qui essaient de parler schleu. Précisons à toutes fins utiles qu'ils représentent le « ne » du mot Benelux, puisqu'en Néerlandais le pays s'appelle Nederland (qui, au reste, ne doit pas être confondu avec Neverland, le pays dans lequel vit Peter Pan). 
A l'heure du réchauffement planétaire et de la hausse du niveau de la mer, le Néerlandais développe son pays en construisant sous le niveau de la mer, démontrant ainsi la grande proximité de son intelligence avec celle de son frère Belge. 

Quand nous, Français, pensons aux Pays-Bas, nous nous représentons des tulipes, des fromages, des vélos et des moulins. Les plus sportifs d'entre nous se représentent leur équipe nationale de foot, les plus politisés se représentent le traité de Maastricht ou la cour internationale de la Haye, les plus cultivés se représentent Vincent Van Gogh et les plus idiots se représentent un samouraï. 
Néanmoins, les Pays-Bas, ça n'est pas que ça. Non. Les Pays-Bas, c'est aussi la drogue, les prostituées, l'extrême-droite au gouvernement, le climat lourd (météo moyenne en août : 17° pour 95 mm de pluie), la mer grise, les hooligans violents. Peut-être pour toutes ces raisons, la consommation annuelle de bière y atteint les 81,2 litres par habitant en moyenne. Ça fait rêver, hein ? 

Mais à la limite, dans l'absolu... On pourrait s'en moquer de tout ça ! Le problème, c'est qu'ils ne se limitent pas à cela. Non contents de nous avoir envoyé leur président, ils viennent par vagues entières chaque été ! Ils colonisent le Sud-Est de la France avec des millions de camping-cars. Cette colonisation apporte bien quelques utilités, mais à part le Vélib et le gouda au cumin, voyez-vous un seul autre avantage à leur invasion saisonnière ? La pollution de l'air dans la vallée du Rhône ? C'est à cause d'eux. Le trafic ralenti à 40 km/h en ligne droite et à 25 dans les virages ? C'est encore à cause d'eux. Les accidents de la route ? S'ils n'en sont pas coupables, tout au moins en sont-ils à l'origine dans la mesure où les autres conducteurs essaient de les doubler pour éviter de devoir arrêter un camping-car de force, obliger les occupants à en descendre et leur enfoncer leurs tubes de crème solaire dans l’œsophage avant de noyer leurs enfants albinos dans la première rivière venue. En somme, les Français donnent parfois de leur corps pour éviter d'avoir à faire du mal à ces Néerlandais. Raison de plus pour interdire l'accès du pays à cette vague orange.


Lac de Castillon, été 2012 - L'endroit plaît fortement aux Néerlandais



21/06/2009

Les supplices de l'été

J'aime beaucoup l'hiver : la neige, les clodos qui meurent ( « Il a fait moins 10 à Lyon et moins 2 à Marseille » ), le froid, le fait de me la péter en me baladant en T-shirt sous la neige, les vingt centimètres de couette réglementaires pour la nuit, les plats savoyards composés presque exclusivement de fromage, les routes bloquées.

En revanche, mes sentiments envers l'été sont plus mitigés : c'est les vacances, mais je dois difficilement préparer la rentrée. Je dois supporter les discours racistes de mes grands-parents, mais c'est la seule période où je vois certains amis. Je ne vois plus les élèves du lycée, mais certains me manquent, en dehors de toute considération sexuelle. On crève de chaud, mais les vieux crèvent tout court.
Et puis l'été, c'est le seul moment où je suis susceptible de voir quelque Italienne callipyge ou quelque étrangère septentrionale désarmante. Mais l'été c'est aussi le moment où je suis privé de M6, W9, etc. parce qu'on ne capte que trois chaînes de télé à Thorame. Et ça, c'est vraiment horrible.

Il reste que mon plus gros problème, concernant l'été, c'est les filles. Moi qui adore voir une fille en jupe, je suis servi, surtout qu'en cette période, les jupes sont facilement assorties d'un décolleté assez saisissant.
Ah, toutes ces paires de seins qu'on aimerait toucher, étreindre, mordre ! (Desproges, si tu nous regardes...) Toutes ces jupes, sous lesquelles on voudrait laisser nos yeux juste pour voir ce qu'il y a ou ce qu'il n'y a pas dessous. Toutes ces filles, plus moches les unes que les autres, mais qui, grâce à quelques centimètres carrés de tissu bien choisis, deviennent subitement attirantes. Toutes ces autres filles, déjà parfaites, qui nous font lever la tête au ciel.

Et toi, oui, toi, petite ingénue méridionale, toi qui pose ton père en odeur de sainteté, j'ai vraiment une mauvaise nouvelle pour toi. Quand ton père croise une fille dans la rue habillée avec seulement 38 cm² de tissu, il pense exactement à la même chose que moi. Et quand une de tes copines sort de ta piscine avec un bikini ravageur, les cheveux mouillés et le regard d'une actrice porno, sache qu'il s'imagine en une fraction de seconde des millions de choses qu'il n'oserait jamais avouer à ta mère et que d'ailleurs il ne s'avoue que lorsque, le soir même ou les cinq minutes suivantes, selon l'intensité du regard, il conçoit ton futur petit frère en un temps record vu que pour lui, c'est ta copine qui a déjà effectué une grande partie du travail.

Mais revenons à mon problème. Toutes ces filles que je ne peux jamais séduire, pour des raisons qui me sont tout à fait opaques, que puis-je en faire ? Me contenter de mater la naissance de leur soutien-gorge en espérant fébrilement apercevoir ce qui se cache derrière ? Guetter avec impatience ce vent fripon qui ne s'attaque habituellement qu'aux porteurs de chapeaux, mais qui, avec je ne sais quelle grâce divine me permettrait de répondre à la question que des générations entières d'hommes et de lesbiennes se posent : « Cette fille porte-t-elle une culotte ou pas ? »

Au reste, comment un homme peut-il se contrôler quand passe sous ses yeux une fille tellement envoûtante qu'elle lui ferait presque oublier qu'elle est sur terre pour faire la vaisselle ? Que doit faire un homme face à une fille habillée avec une jupe écossaise suffisamment courte pour ranimer tous ses fantasmes ataviques ?
Je tiens au passage à adresser toutes mes excuses auprès du Prince Charles : la ruelle était sombre, j'avais un peu bu, il était en kilt...

Concluons donc. Vu que pour des raisons qui me sont étrangères, il m'apparaît impossible de séduire sans exercer de contrainte sur ces créatures qui passent de mes nuits à mes journées, je crois que je n'ai qu'une seule solution : attendre l'hiver prochain.
En espérant au moins une nouvelle vague de décès chez les vieux pour la fin de cet été, histoire de me consoler un peu.

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Photo : lac de Castillon - août 2003