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23/02/2008

La loi sur la parité, c'est faire une ânerie de chaque côté

La loi du 06 juin 2000, portée par la gauche de Lionel Jospin, visait à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives.
En son temps, cette loi était, à mon goût et celui de l'opposition RPR-UDF, une erreur. Et oui, j'aime faire des phrases quelque peu biscornues grammaticalement. Cela m'étonnai même que le conseil constitutionnel ne censurât point cette loi. Mais bon.
La loi fut votée par l'Assemblée, au grand dam de Chirac, Alliot-Marie, etc. Elle ne s'appliquait alors pas aux élections municipales dans les communes de moins de 3500 habitants, aux élections cantonales et aux élections sénatoriales dans les départements avec 1 ou 2 sénateurs.

Malheureusement, cette loi, sous prétexte de progrès sociétal, créait chez les Français une discrimination sans précédent. Cela signifie, encore aujourd'hui, que si Untel veut se présenter à la députation, il ne peut pas le faire avec, par exemple, l'homme en qui il a le plus confiance, mais doit se rabattre sur un deuxième, voire un troisième ou quatrième choix pour avoir une femme avec lui.
Ironie de la situation, alors que la loi visait à promouvoir la place des femmes, il n'est pas possible que deux femmes se présentent ensemble. Très bien faite, cette loi.

Cela aurait pu s'arrêter là si le 31 janvier 2007, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy et quatre autres ministres issus de la majorité UMP n'avaient pas signés un nouveau texte, appliquant alors la parité à tous les scrutins, même les élections cantonales.
Vous allez dire qu'on n'en est plus à ça près. Et bien, si ! Car l'un des candidats qui se présente aux cantonales de Colmars-Allos, mon canton, voulait me choisir moi comme remplaçant. Mais comme nous avons tous deux la mauvaise idée d'être des hommes, celui-ci s'est reporté sur un second choix, une femme qui ne voulait pas de cette fonction.

Alors, je ne suis pas habitué de ces formules, mais bravo la gauche, bravo la droite. Aux uns, évitez de pondre des lois qui dévient la route de la démocratie, aux autres, gardez vos (bonnes) idées quand vous passez de l'opposition à la majorité !

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Photo : Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie lors d'un déjeuner républicain à Aix - mai 2007