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30/06/2010

Affaire 2010 C4R0/83 - L'Etat contre Zazie

Nom : De Truchis de Varenne
Prénom : Isabelle
Nom d'usage : Zazie
Chefs d'accusation :
- article 278-1 du code amoureux portant sur la cruauté envers une personne amoureuse
- article 6 du code amoureux portant sur l'ambiguïté dans une relation
La parole est maintenant au Procureur de la République.

Aujourd'hui, nous n'allons pas accabler Zazie de tous les maux de la Terre. Non. Zazie, ici présente, possède avant tout des qualités qui ne sont aucunement négligeables : ses mélodies, ses chansons sont souvent bien calibrées, un peu variété, un peu pop-rock. Voici de quoi charmer un public majoritairement féminin. Ou gay.
Certes, ses paroles sont souvent... à l'image de son physique, pouvons-nous dire. Un peu plates. Mais aux dernières nouvelles, cela n'est pas contraire aux lois actuellement en vigueur dans notre pays.

Plongeons-nous maintenant dans l'univers de l'accusée : Zen, Larsen, Homme sweet homme, etc., voilà de quoi jouer en sa faveur.
Et puis il y a Chanson d'ami. Zazie y dit à un ami qu'elle le considère justement comme un ami, mais pas plus. Les paroles y sont crues, voire cruelles. Je laisse la cour en juger : "Je ne t'aime pas. Je t'aime bien."
Je rappelle à la cour que la jurisprudence actuelle fait souvent preuve de sévérité dans pareil cas. Car, rappelons-le, ces paroles tombent sous le coup de l'article 278 alinéa 1 du code amoureux. Oui, il est clairement interdit de s'adresser un homme amoureux (ou une femme) de cette façon, n'en déplaise à Madame de Truchis de Varenne.  L'accusée eut été bien mieux inspirée en utilisant d'autres formulations plus douces et tout aussi vraies : "Tes intentions sont très touchantes, mais je ne souhaite pas avoir ce genre de relation avec toi." ou bien "J'aimerais ressentir les mêmes sentiments que les tiens, mais ce n'est pas le cas. Cela ne m'empêche pas de vouloir garder contact avec toi." Madame de Truchis de Varenne ne pouvait ignorer lors de l'infraction qu'elle était hors-la-loi, elle ne pouvait ignorer qu'elle avait le choix ! Elle l'a fait en toute connaissance de cause, ce qui aggrave son cas !

Mais il y a encore pire que ces mots.
Dans cette même chanson, Madame de Truchis de Varenne introduit la pire chose qui puisse exister pour un homme amoureux ou même dans une relation quelle qu'elle soit : l'ambiguïté.
Madame de Truchis de Varenne, dans les derniers couplets, modifie de manière presque imperceptible les paroles de sa chanson. Au lieu de dire "Ce n'est qu'une chanson d'ami, promis pas d'amour." Madame de Truchis de Varenne murmure "Ce n'est qu'une chanson d'ami, promis mon amour."
Oui, vous avez bien entendu "MON AMOUR !" L'accusée réussit le tour de force de dire dans la même chanson, au même interlocuteur, "Je ne t'aime pas" et à l'appeler "Mon amour".
Ceci est donc une ambiguïté aux yeux de la loi. A quel moment doit-on croire l'accusée ? Lorsqu'elle dit qu'elle n'aime pas cette personne ou lorsqu'elle dit l'aimer ? L'on peut même imaginer que l'accusée adopte des comportements ambigus avec celui que nous pouvons désormais appeler sa victime. Comment alors interpréter un sourire de l'accusée ? un mot doux ? une invitation ? Doit-on voir de tels agissements à la lumière du "Je t'aime bien" ou du "Mon amour" ?
C'est précisément pour éviter ces situations dramatiques pour de nombreuses personnes qu'a été rédigé par le législateur l'article 6 du code amoureux.

Nous avons donc fourni la preuve que Madame de Truchis de Varenne a enfreint deux articles de loi parmi les plus graves du code amoureux. L'accusée ne nie même pas les faits. Certes, la défense aura beau jeu de dire que sa cliente agissait sans connaître toutes les subtilités de la loi française, mais ce ne sont là que mensonges destinés à tromper la cour !
Pour toutes ces raisons, je demande respectueusement à la cour l'application la plus raisonnable possible de la loi. La peine de mort, qui aurait eu valeur d'exemple pour de nombreux bourreaux, ayant été abolie, Madame de Truchis de Varenne devra absolument participer à un stage de remise à niveau du comportement humain dans les situations amoureuses.
En outre, l'accusée devra clarifier sa situation vis-à-vis de sa victime, par exemple au cours d'un repas qu'elle aura elle-même provoqué.
Enfin, je demande à la cour une période de cinq années de mise à l'épreuve concernant Madame de Truchis de Varenne, période durant laquelle elle devra montrer des efforts significatifs dans son comportement, toute nouvelle infraction étant alors considérée comme une provocation envers la justice de la République et une mise en danger de la société, ce qui entraînerait alors une lourde peine d'emprisonnement.
Je remercie la cour d'avoir pris mes paroles en compte.


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Photo : Pas facile de comprendre quelque chose quand une photo est troublée... - Noël 2006, Aix-en-Provence

05/02/2009

Julie Toubiana à l'IUT

Ma petite Juju. Je peux t'appeler comme ça ?
Je t'écris, ma petite Juju, parce que je t'ai encore vue à la télé il y a quelques jours. Pas n'importe quoi en plus : l'édition locale du 19-20 de France 3 Méditerranée. Tu parlais, mais je n'ai pas tout compris parce que mes grands-parents parlent tout le temps quand un sujet m'intéresse. Oui... tu es un sujet qui m'intéresse.
Bref. J'ai compris "gna gna gna réforme", "gna gna gna grève", "gna gna gna IUT." Bof, comme d'habitude. Mais je te voyais, tu étais là en train de trépigner devant la caméra. Je savais pas si tu avais une envie pressante d'aller faire pipi, si tu étais toute émoustillée à l'idée de passer à la télé (c'est France 3 Méditerranée quand même !) ou si tu avais vu un anti-bloqueur et que tu te retenais d'aller lui casser la gueule avec tous tes potes.
Mon grand-père a lancé à ma grand-mère en te voyant : "Tiens, regarde celle-là, on dirait la danse de Saint-Guy." Je te rassure, moi non plus, je n'ai pas compris tout de suite ce qu'il voulait dire, mais Google m'a aidé.

Donc, qu'est-ce que c'est ton nouveau caprice ? Tu veux bloquer la fac ? l'IUT ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Voyons, ma petite Juju, est-ce bien raisonnable ? Une grande fille comme toi? Passe encore pour un anarco-nihilo-communiste qui espère naïvement faire venir le grand soir. Passe encore pour un stagiaire CGT qui veut s'entraîner avant de devenir chef de la CGT. Mais pas toi, ma petite Juju !

Tu ne crois pas qu'il y a d'autres choses là-dessous ? Tu es sûre que ta révolte s'adresse à la bonne personne ? Non ? Tu ne comprends pas ce que je veux dire ?
Tu sais, à ton âge, "tu te cherches", comme on dit. Tout le monde est passé par là, je te rassure. Tu ne sais pas encore ce que tu aimes, ce que tu n'aimes pas.Tu ne sais pas encore où tu veux aller, ni comment, ni pourquoi et c'est normal !

C'est pour ça que certains garçons et filles qui ont ton âge s'en prennent parfois à leurs parents par des réactions agressives. Et toi, ta façon de te chercher, c'est un peu pareil.
Cette Valérie Pécresse dont tu parles sans arrêt...
Tu ne vois pas le rapport ?
Les blocages que tu veux mettre en place, tu trouves pas que ça ressemble à la porte de ta chambre où tu as collé des gros autocollants "Défense d'entrer" ou "Interdit aux parents" ?
Tu ne vois toujours pas le rapport ?
La "réforme" dont tu parles sans arrêt... Disons que tu n'en as peut-être après la réforme. Tu vois ce que je veux dire, ma petite Juju ?

Bon alors, je vais essayer de t'expliquer mon point de vue.
Mon opinion, c'est que cette réforme que Valérie Pécresse a mis en place, tu l'as prise à ton compte. Pour toi, c'est un peu comme quand ta Maman te punit et te confisque ton lecteur MP3 ou ton téléphone portable. Tu vas t'enfermer dans ta chambre, tu boudes, et un peu plus tard, tu vas la voir en criant pour reprendre ton portable. Là, c'est un peu pareil. Tu trouves pas ?
Donc, peut-être que tu devrais arrêter tes enfantillages - parce que tu sais que tu es plus intelligente que ça - et que tu devrais te concentrer sur des choses qui sont plus importantes pour toi et tes études, parce que je t'assure que c'est pas comme ça que tu pourras entrer à Sciences Pô.

D'accord ? On arrête là et tu reprends tes études plus sérieusement ?

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Photo : ben, cette marmotte a un point commun avec toi, ma petite Juju. Si, regarde bien ses dents. Mont Pelat (Allos, 04) - juillet 2005

22/09/2008

Julie Toubiana, le retour

L'un des principes du blog était que je ne devais pas parler politique, à moins que ça ne soit un point rarement évoqué dans les médias. Et devinez ce que je vais faire dans ce nouveau commentaire...

Oui, je vais parler politique.
RSA ? Présence de l'Armée en Afghanistan ? Affaire Tapie ? Résultat des Sénatoriales ? Tripatouillage desdites élections ? Que nenni, nous allons parler des conditions de vie étudiantes.

Ah, il y aurait des centaines de choses à faire afin d'améliorer la vie étudiante : améliorer l'accès et l'accompagnement pour les handicapés, faciliter la mobilité des étudiants (imaginez, au hasard, un étudiant qui habite, au hasard, Thorame-Haute et qui fait ses études, au hasard à Aix-en-Provence). Que faire d'autre ? Augmenter le volume et la variété des livres dans les bibliothèques universitaires, améliorer l'état et la propreté des facs. Au niveau du CROUS, réviser les conditions d'attributions des bourses, afin que celles-ci collent mieux au besoin des étudiants, augmenter le nombre de logements universitaires et les attribuer aux étudiants qui en ont besoin et pas à ceux qui connaissent le directeur de la cité U. Il y en aurait des choses à faire.

Bien heureusement, une personne passe bien au-dessus de ces tracas et s'occupe des vrais problèmes : la défense des fils et filles-à-papas qui sont obligés de cohabiter avec leurs parents. Ca, c'est du problème. Les repas du Resto U dégueux ? Non ! Les étudiants aixois qui sont obligés d'aller à Marseille pour une seule matière ? Non ! Les cités U vétustes, les facs qui tombent en lambeaux ? Non !

"On a le droit de vote mais pas l'accès à l'autonomie" , se plaint cette militante de l'UNEF, dans La Provence du 11 septembre 2008. Elle réclame donc la création d'une "aide universelle", pour que chaque étudiant accède à l'autonomie. "Universelle" ? Cela signifie pour tous. Donc, sans condition de ressources ? Sans rapport avec l'éloignement du logement familial et de la fac ?

Je m'offusque. La vie étudiante peut, doit, se défendre sur des dizaines de points, comme ceux que l'on a évoqué, mais franchement. Pour une étudiante qui habite à Aix et va à la fac à Aix, il y a plus important que vivre chez soi pendant la semaine et retourner chez Papa-Maman le week-end pour faire laver son linge.
Il s'agit là ni plus ni moins que du caprice d'une fille-à-papa qui en a marre de vivre avec ses parents, mais qui est loin des vrais besoins des étudiants. Cette étudiante donne une mauvaise image des luttes étudiantes.

En plus, nous connaissons déjà cette étudiante...


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Photo : La Barben - été 2008

28/05/2008

Vraiment peu d'espoir...

Je voudrais pas dire, mais...
Ca fait un mois que j'attends mon rendez-vous avec l'ANPE que je sais pas où qu'elle se trouve et que donc que je peux pas aller les voir pour les relancer.

En progrès, l'ANPE. Comme mon Français...

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Image : affiche du film Le Seigneur des Anneaux détournée

13/05/2008

Qui est Julie Toubiana ?

J'allais être méchant.
Pire, j'allais faire quelque chose pas très déontologique. Ni très éthique.
Débrouillez-vous pour faire la différence entre les deux termes.
J'allais faire quelque chose qu'il ne fallait pas faire avec une de mes anciennes élèves. Ô, je vous vois venir avec vos allusions, mais il n'y avait rien de sexuel là-dedans.
J'allais insulter une ancienne élève en plein, mais avec une belle façon de faire et c'est pour ça que je me disais que ça passerait.

Que nenni, je ne le ferai pas ! Je vous laisserai seuls juges de la situation.

Je vais évoquer aujourd'hui une petite partie de la vie de Julie Toubiana, que certains d'entre vous connaissent peut-être pour ses engagements syndicaux.
La situation eût lieu, il y a environ deux ans. Peut-être trois, je ne sais plus trop. Un mercredi après-midi en tout cas, ça c'est sûr. Je surveillais alors une salle pleine de lycéens (dont Julie Toubiana) qui composaient sur un contrôle de maths. Normal, jusqu'ici. Durant l'épreuve - joie intense - j'aperçus la Julie Toubiana susnommée jeter des œillades furtives sur ses genoux, plusieurs fois de suite, à intervalles réguliers.
Je dis "joie intense" car il n'est rien de plus ennuyeux que de surveiller un examen, tellement ennuyeux que j'espère à chaque fois attraper un élève en train de tricher, histoire de pimenter les mornes lectures que je m'octroie durant ces surveillances (et que je ne peux même pas lire correctement parce que de toute façon, je fais toujours bien mon travail (si bien que les élèves ne savent jamais si je lis, si je vais lire ou si je les épie)).
Que disais-je, au fait ? Ah, oui, joie intense, un évènement. Généralement, ça ne signifie pas grand-chose : une tâche obnubilante sur un pantalon, des miettes récalcitrantes, un bouchon de stylo fuyant ou tout simplement une raison de penser à autre chose que ce sale 3y² qui devrait être égal à x et qui ne veut pas l'être. Mais là, je sentais le lièvre. Un foulard sur les genoux, des yeux pleins de "Non, non, je regardais pas !", ça ne pouvait pas tromper. Mes techniques secrètes de confirmation de triche criaient en moi : "Alerte ! Alerte ! Tricheuse détectée ! Ceci n'est pas un exercice ! Je répète : ceci n'est pas un exercice ! Déclenchez le plan rose ! Qui c'est la tartignolle qui a nommé ce plan "plan rose" ? Déclenchez le plan qui s'appelait "plan rose" et qui s'appelle maintenant "plan rouge" ! Ceci n'est pas un exercice !"
Plan rouge déclenché, donc : "Tu veux bien déposer ton foulard sur la table ?" Et là, je l'aperçût sur son pantalon, dévoilé par ce foulard lâche : le téléphone portable de Julie Toubiana, en plein contrôle de maths, où, précisons-le, la calculatrice était interdite. Message moins officiel en moi, un type qui lance "Gnark gnark, gnark."
- Tu me passes ton portable ?
- Mais, je m'en servais pas.
- C'est ça... De toute façon, je te rappelle que tu n'as pas le droit de le garder avec toi dans les salles de classe.
Encore ce "Gnark, gnark, gnark."
L'épreuve avança. Sporadiquement, les élèves arrivèrent à mon bureau pour déposer leur copie, avec un grand soupir la plupart du temps. Puis, ce fut au tour de notre brune fraudeuse.
- Je voudrais récupérer mon portable.
- Tu verras ça demain avec la CPE.
- Mais je trichais pas, je lisais juste un texto.
- Non, ça marche pas avec moi. [...]
- De toute façon, si vous dites que j'ai triché, je dirai que vous m'avez harcelée.
Je ne pus m'empêcher de rire et de lancer : "OK, vas-y."
A mon grand désarroi, la mascarade s'arrêta là-dessus, mais me révélait tout de même la partie pauvre en moralité de Julie Toubiana. Manque de crédibilité, surement. C'est sûr que si ça avait été sa copine deux rangs derrière, ça aurait été plus vraisemblable. Mais bon, là, ça devient plus subjectif.

Continuons.
Comme évoqué précédemment, Julie Toubiana a actuellement des activités syndicales étudiantes. Elle fait partie de l'UNEF. Elle est même chef ! Aaah, l'UNEF ! LE syndicat étudiant de gauche, qui n'a rien à voir avec le PS mais qui compte parmi ses ex-dirigeants Lionel Jospin, Arnaud de Montebourg, Jean-Christophe Cambadélis, Julien Dray, etc. L'UNEF, qui milite pour "l'égalité de tous face au savoir aussi bien en terme d'accès qu'en terme de réussite concrète de chacun et chacune". Leur message est clair.

Mais précisons que j'ai connu la susnommée dans un lycée privé, où la scolarité n'est pas élevée, mais payante quand même. Précisons aussi qu'elle a intégré une écurie à 5 000 € par an pour optimiser ses chances de réussir son entrée à sciences pô.
Drôle de vision de l'égalité pour tous...

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Photo : Quelques méduses - Monaco, avril 2008.

30/04/2008

ANPE : Avec Nous, Peu d'Espoir

Et là, je sais ce que vous vous demandez tous : "Où en est ta recherche d'emploi mon petit Virgilounet ?"

Etant donné qu'il est possible que je reprenne les études l'an prochain, ma recherche d'emploi n'est pas des plus actives. Concrètement, si je trouve une offre d'emploi qui m'intéresse vraiment, j'y réponds. Ca ne sera que l'an prochain, si je ne suis pas pris en Master 2 de psycho, que je serai prêt à partir trois mois à Dunkerque, six mois Saint-Troufignon-les-deux-vallées ou en CDI en Côte d'Ivoire.

Bref. Où est-ce que je voulais en venir ? Ah, oui ! Il y a deux semaines, je décidais de prendre un nouveau rendez-vous avec mon conseiller ANPE (Igor d'Hossegor, version déprimé). Je tombe sur le standard :
- Ah, mais vous n'êtes plus suivi dans notre agence.
- Comment ça ?
- Votre dossier a été transféré dans une autre agence d'Aix-en-Provence.
- Ben, pourquoi ?
- Ah, je sais pas. Vous êtes maintenant suivi par l'agence d'Aix-centre. Si vous voulez, je vous donne le numéro.
Pour info, les pages jaunes, ainsi que le site de l'ANPE, donnent seulement deux agences à Aix. Aix-Nord (pour les cadres, comme moi (théoriquement)), Aix-Sud (pour les pas-cadres ?), mais pas Aix-centre.
Bref. Je les contacte :
- Le problème c'est qu'il n'y a personne pendant les vacances, laissez-moi votre numéro pour être recontacté bientôt.
- Au fait, vous savez pourquoi mon dossier a été transféré dans votre agence ?
- Non, pas du tout.
Faute de rappel de leur part, je les rappelle moi-même dix jours plus tard :
- Vous êtes sûr que vous êtes suivi par notre agence ?
- Non, je ne suis sûr de rien avec l'ANPE.
- Bon, alors donnez-moi vos coordonnées, on vous enverra une convocation.

J'aime tellement la simplicité de l'ANPE...

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Image : affiche du film
Matrix détournée.

16/03/2008

Et Maryse Galland-Mourbrun dans tout ça ?

Début de semaine, quelqu'un sonne à la porte de chez moi. J'ouvre et je vois un grand type très fin qui porte une liasse de tracts et une femme, assez jolie. "Bonjour je suis Gaëlle Lenfant." Je m'attends à ce qu'elle ajoute "Et tous les jours, j'écoute Europe 2. " Mais j'enchaîne : "Vous étiez la candidate du PS aux législatives, c'est ça ?" Elle me demande si j'ai suivi l'actualité des municipales : "J'ai surtout suivi l'actualité de Maryse Galland-Mourbrun." Nous ne pouvons empêcher un rire contenu. La candidate m'explique "Moi, j'ai gardé ses dépliants et je les offre à mes meilleurs amis pour les faire rire."
Plus tard dans la semaine, j'apprendrai que Maryse Galland-Mourbrun appelle à voter pour la liste où se trouve Gaëlle Lenfant. C'est sûr que les 606 voix de MGM peuvent influencer le scrutin, quand on sait que l'élection de 2001 s'était jouée à moins de 500 voix.

Mais souvenons-nous ce qui est écrit sur le site de Maryse Galland-Mourbrun : La gestion est un art que la politique ne connaît pas. Alors pourquoi soutenir un homme politique ?

Dans les questions/réponses sur son site, MGM dit : "Dans ma profession de foi, il est mentionné aucune compromission ni soumission. Ma volonté est de me présenter devant vous, libre de tous engagements partisans,afin de pouvoir vous écouter pour que Aix, ses villages et notre Pays d'Aix ne soient plus un otage des instances parisiennes." Alors pourquoi soutenir le candidat officiel du PS, par ailleurs surnommé le Parisien ?

J'ai mieux. A la question "A quoi servez-vous ? A qui ferez-vous profiter vos voix ?" Maryse Galland-Mourbrun répond : "Je ne veux pas servir!... Je veux être à l'écoute des citoyens pour essayer et réussir à combler et à satisfaire leurs demandes. Ma voix ira aux électrices et aux électeurs et à eux seuls."

Décidément, Maryse Galland-Mourbrun est une femme qui est sûre de ses convictions et heureusement qu'elle réprouve les manœuvres politiciennes. Qu'est-ce que ça serait, sinon ?


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Photo : Jean-Marie Le Pen - février 2004. Il est en train de dire "Elle dit n'importe quoi, cette femme !"

05/03/2008

Je les ai vus !!

C'était il y a un an, à quelques jours près. Le ciel s'était alourdi durant la journée, au point qu'il était entièrement recouvert de nuages printaniers. Je pronostiquai une pluie imminente, ce que le lendemain me confirma.

Les lumières nocturnes de la ville teintaient les nuages du même orange que leurs vapeurs de sodium. Je raccompagnais ma dulcine à l'arrêt de car, afin qu'elle rentre chez elle, quand chez nous n'existait pas encore. J'observais au travers des branches des platanes les nuages oranges en leur cherchant en vain une quelconque beauté. C'est là que je vis une lueur étrange qui semblait se déplacer dans les nuages.

Arrivé à l'arrêt de car, j'observais cette lueur avec attention. Elle devait faire cinq mètres de diamètre et prenait des formes inconstantes et irrégulières. Cette lumière avait des trajectoires lentes et aléatoires.

Je pensais à cette explication que j'avais entendu plusieurs fois pour expliquer ce type de lumière : un nuage de je ne sais plus quels insectes qui, dans certaines conditions, deviennent lumineux. Une histoire d'électricité statique.

J'aurais adhéré à cette hypothèse si cette lumière ne prenait pas, par moments, de vives accélérations. Je ne pense pas que des insectes fussent capables de telles vitesses, en l'absence de vent.

Donc. Qu'est-ce que cela pouvait être ? Un avion ? Impossible, c'était trop lent pour en être un et ses trajectoires étaient trop sinueuses. Un hélicoptère ? Impossible aussi. Il n'y avait pas de bruit et ses accélérations étaient trop rapides.
L'hypothèse d'un engin extra-terrestre s'imposa à moi. C'était fabuleux. Je pouvais observer un OVNI. J'en ressentit un chatouillement dans le ventre. Comme un papillon quand on est amoureux. Un OVNI à Aix-en-Provence ! Là, sous mon regard !

Jusqu'à ce que je me rende compte que cette lumière venait du sol, probablement du casino d'Aix ou d'une boîte de nuit.

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Photo :
éclipse de Lune - septembre 2006

23/02/2008

La loi sur la parité, c'est faire une ânerie de chaque côté

La loi du 06 juin 2000, portée par la gauche de Lionel Jospin, visait à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives.
En son temps, cette loi était, à mon goût et celui de l'opposition RPR-UDF, une erreur. Et oui, j'aime faire des phrases quelque peu biscornues grammaticalement. Cela m'étonnai même que le conseil constitutionnel ne censurât point cette loi. Mais bon.
La loi fut votée par l'Assemblée, au grand dam de Chirac, Alliot-Marie, etc. Elle ne s'appliquait alors pas aux élections municipales dans les communes de moins de 3500 habitants, aux élections cantonales et aux élections sénatoriales dans les départements avec 1 ou 2 sénateurs.

Malheureusement, cette loi, sous prétexte de progrès sociétal, créait chez les Français une discrimination sans précédent. Cela signifie, encore aujourd'hui, que si Untel veut se présenter à la députation, il ne peut pas le faire avec, par exemple, l'homme en qui il a le plus confiance, mais doit se rabattre sur un deuxième, voire un troisième ou quatrième choix pour avoir une femme avec lui.
Ironie de la situation, alors que la loi visait à promouvoir la place des femmes, il n'est pas possible que deux femmes se présentent ensemble. Très bien faite, cette loi.

Cela aurait pu s'arrêter là si le 31 janvier 2007, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy et quatre autres ministres issus de la majorité UMP n'avaient pas signés un nouveau texte, appliquant alors la parité à tous les scrutins, même les élections cantonales.
Vous allez dire qu'on n'en est plus à ça près. Et bien, si ! Car l'un des candidats qui se présente aux cantonales de Colmars-Allos, mon canton, voulait me choisir moi comme remplaçant. Mais comme nous avons tous deux la mauvaise idée d'être des hommes, celui-ci s'est reporté sur un second choix, une femme qui ne voulait pas de cette fonction.

Alors, je ne suis pas habitué de ces formules, mais bravo la gauche, bravo la droite. Aux uns, évitez de pondre des lois qui dévient la route de la démocratie, aux autres, gardez vos (bonnes) idées quand vous passez de l'opposition à la majorité !

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Photo : Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie lors d'un déjeuner républicain à Aix - mai 2007

09/02/2008

Les candidats de l'inutile

Vous souvenez-vous quel était le nom de tous les candidats aux élections présidentielles qui ont eu lieu l'an dernier ?
Plus difficile, vous souvenez-vous du nom de chacun des candidats aux élections présidentielles de 2002 ?
Plus difficile encore, vous souvenez-vous des candidats aux élections municipales de votre commune en 2001 ? De Villiers, il s'est présenté en 2002 ou pas ? Et c'était qui le candidat des verts en 2002 ? Et le chasseur, en 2007, c'était quoi son nom ? Evidemment, tout cela est bien difficile car on se souvient mal des "petits candidats". Je dirais même plus, on se souvient mal des petits candidats car on n'en parle pas assez, avant et après l'élection.

C'est pourquoi j'ai décidé de parler aujourd'hui d'une candidate à la mairie aixoise. Oublions les possibles maires, parlons d'une qui ne le sera pas. Parlons de Maryse.
Maryse. Pas l'actuelle maire, dont la beauté n'a d'égale que celle de Marie-José Roig à Avignon. Maryse Galland-Mourbrun, qui aime à se surnommer MGM.
J'ai appris l'existence de cette femme, d'une rareté exceptionnelle, un soir, grâce à un tract qui avait été déposé sur des pares-brises de voitures.
Très beau tract, on voyait qu'il y avait les moyens financiers derrière. Seules de belles intentions y étaient imprimées : "Respect des habitants", "Gestion", "Compétence". Je me suis donc rendu le jour même et les jours suivants sur le site indiqué pour en apprendre un peu plus. Hélas, celui-ci était encore en construction. Comment peut-on faire la publicité d'un site qui n'existe pas et se dire compétent ?

Bref.
Je me suis rendu plus récemment sur le site, qui était -enfin- terminé et ma surprise fut inversement proportionnelle à la crédibilité du programme.
Voici quelques morceaux choisis :

- Porteurs de projets
Nous mettrons en place une cellule qui consistera à faire gagner les porteurs de projets en pragmatisme et en réalisme, afin que puissent se concrétiser leurs idées.
L’objectif est clair : permettre aux participants d’aboutir à un « business plan » complet.
Nous mettrons tout en oeuvre pour compter sur l’appui de différents partenaires.
Votre volonté d’entreprendre mérite notre respect.
On voit là la précision des propositions : "Nous mettrons tout (quoi ? comment?) en oeuvre pour compter sur l'appui (sous quelle forme ?) de différents partenaires (lesquels ?)"

- Environnement
Il faut un grenelle de l’environnement [...]
On voit ici qu'elle connaît bien ce dont elle parle.

- Mendicité, SDF, démunis sociaux
L’hiver reste pour les exclus le moment le plus dangereux.
La mort les guette à tous les instants. Dormir et ne plus se réveiller. Ces êtres oubliés trompent le temps par l’alcool et la drogue.
Ils veulent oublier à leur tour la glaciation des solidarités.
Il n’est pas vrai que la misère est moins pénible au soleil.
Un dispositif social particulier doit venir au secours des exclus de la ville et de la campagne.
Les saisons doivent passer et l’indifférence doit cesser.
Nous lutterons contre la précarité et le marginalisme.
Aix est une ville d’art.
On retrouve la précision des propos, la connaissance des dossiers (précisons que les SDF meurent plus en été) et un autre point fort chez Maryse : le coq à l'âne. On parle des SDF pour finir avec "Aix est une ville d'art."

- Religion
La religion chrétienne, musulmane, judaïque et les autres religions doivent être représentées au même titre, sans discrimination.
Nous sommes pour la liberté du culte.
Remarquez ici les propositions d'action très pertinentes.

L'on pourrait encore détailler ce que MGM appelle un programme, mais qui ne s'avère être qu'un catalogue -très amusant il faut le dire- de pensées même pas philosophiques. on pourrait le faire mais je pense que la fin de son programme saura vous convaincre :
"Nous avons la passion d’agir et comme nous voulons durer, nous mettons l’action au service de l’évolution.
La diversité des races doit être reconnue.
Chacun marche sur ses jambes et quelle que soit sa couleur, la respectabilité doit être respectée.
Ce programme, nous le voulons réaliste. [...]
Les promesses sont faciles, et la réalité est autre.
Nous pensons à Aix, au Pays d’Aix, et nous faisons abnégation de nous même.
Nous sommes présents pour faire du pays d’Aix ce que vous voulez qu’il soit et perpétuer ce qu’il représente dans le monde entier."

Alors oui, on ne parle pas assez des petits candidats et c'est peut-être mieux comme ça.

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Image : le fond d'écran officiel de Maryse Galland-Mourbrun, wouhou !!

27/01/2008

La mère de toutes les erreurs

Nous en avons certainement tous une. Enfouie au plus profond de nous-même, tapie dans l'ombre de la souffrance et de la tristesse. Souvent invisible aux yeux extérieurs car souvent en sommeil. Elle patiente chaque fois en attendant sa prochaine sortie où elle pourra mettre en oeuvre ses desseins malveillants.

Elle, c'est cette blessure infligée par la vie et qui nous hantera, peut-être jusqu'à notre mort. C'est un cheval qui fait que l'on ne regardera jamais plus les chevaux de la même façon. C'est un salaud qui fait que l'on se méfiera toujours un peu des autres hommes. C'est quinze ans sous les coups de ceinturon d'un père qui n'aurait pas dû l'être. C'est un handicap, dont on s'accomode depuis toujours. C'est une voiture folle qui nous obligera à nous retourner à chaque coup de klaxon. C'est ce générique de dessin animé que l'on ne veut plus entendre sous peine de pleurer sans fin. C'est une erreur de la part de nos parents, la mère de toutes les erreurs, fruit d'une refléxion irréfléchie, apparemment banale, mais qui a imposé son sceau à jamais. C'est tout cela.

Cette blessure, telle une blessure de guerre ne fait souffrir que lorsque l'on appuie dessus, soir de spleen, hasard malchanceux de la vie quotidienne ou volonté de nostalgie. Certains l'enferment dans un tiroir et jettent la clé dans l'espoir fou de ne jamais plus la ressentir. Certains la ruminent sans fin et s'en servent d'excuse à tous leurs malheurs. D'autres, encore, attendent en espérant la voir s'évanouir un jour. D'autres, enfin, la combattent de toutes leurs forces en croyant pouvoir la vaincre.
Mais mille alcools, ni mille étreintes avec mille femmes - ni même seulement une, - ni mille victoires, ni mille kilomètres de fuite n'y changeront rien. Tel un chat silencieux, cette plaie béante restera toujours à l'affût de son unique proie.

La solution ? Accepter de vivre dans une maison hantée. Apprendre, ne pas répéter et puis un jour : mourir.

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Photo : crépuscule sur le cours Mirabeau - Aix, février 2007

22/11/2007

Recherche d'emploi : étape 4

Je n'espérais plus trop avoir mon rendez-vous avec le conseiller ANPE. Un mois c'est long. Surtout que dans la brochure du périple, il est expliqué que l'ANPE s'engage à donner ce rendez-vous dans les 8 jours.
Bref.
J'arrive à l'ANPE du-bout-du-monde et je le rencontre enfin ! Le conseiller ANPE. La lumière divine qui se dégage de l'aura se désagrège rapidement pour donner un air Thatchérien.
Le conseiller ressemble à Bruno Salomone. Je l'imagine déjà dire "Igor d'Hossegor. Cherche pas, t'as tort." Sauf qu'il paraît dépressif. Igor d'Hossegor. Cherche pas, on est tous morts.
Le ton de la conversation devient rapidement déprimant et surréaliste.

Morceaux choisis :
- Etant donné votre profil, je crois qu'il faut s'attendre à une recherche d'emploi sur le long terme.
- Votre parcours ne permet pas d'envisager une insertion réussie dans le secteur privé. Ou alors, il faut que vous ayez un réseau, parce que le réseau, ça permet de tout avoir. Vous en avez un ?
- Le problème, c'est que vous avez un emploi, vous ne pourrez pas bénéficier d'un suivi personnalisé.
- L'APEC ? Oui, vous pouvez y aller, mais bon...
- Dans votre cas, il va surtout falloir travailler le projet professionnel (Je mets au défi quiconque de m'expliquer cette phrase !!)
- Vous avez pensé aux concours publics ?
- Vous devez confronter vos souhaits d'emploi à l'actualité de l'emploi dans le bassin (Ca veut dire débrouille-toi tout seul et essaie de finir secrétaire à la mairie d'Aix).

- Savez-vous comment organiser une recherche d'emploi ?
- Non, c'est pour ça que je viens à l'ANPE.

Hallucinant ! Je suis pénalisé parce que j'ai déjà un (demi-) emploi.
Bref, très enthousiasmant, tout ça. On verra si l'avenir lui donne tort ou raison.

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Image : couverture détournée de Martine. L'occasion de vous signaler que le site http://martine.logeek.com a été fermé sur demande de Casterman. Méchant Casterman.

11/11/2007

Recherche d'emploi ?

C'est rude.
On s'attend à beaucoup d'échecs dans la vie et généralement, on n'est pas déçu.

Cette semaine, j'arrive (enfin) à entrer en contact avec le ù£§%*!@ qui a noté mon dossier d'admission. Je pensais être désillusionné. Je m'attendais à quelque chose du genre "Vous êtes nul. Ne revenez pas. Tentez le Master 2 femme de ménage."
Et là, rien du tout. Le prof m'indique que mon travail n'était pas si mal. Et que je devrais retenter l'an prochain "Parce que vous êtes... Voilà quoi."

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je me sens tout bizarre quand j'ai une lueur d'espoir comme celle-là. Il aurait pas pu me laisser avec mes certitudes plutôt que me faire douter ?

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Image : couverture détournée de Martine

09/11/2007

Recherche d'emploi : jour 3

Au jour du rendez-vous (mais avec une demi-heure de retard), je me rends donc avec les papiers demandés afin de rencontrer le fameux conseiller ASSEDIC, qui, au reste, ne conseille pas plus que le verre d'eau que j'ai bu tout à l'heure.
Un peu de blablatage, je donne ma carte d'identité :
- Et mon bulletin de paie et mon contrat de travail, je les ai amenés pour rien ?
- Oui, ça ne sert à rien.

Sympa.

- Vous aurez rendez-vous dans trois semaines avec un conseiller ANPE à cette adresse.
- C'est l'ANPE qui se trouve à l'autre bout d'Aix alors que j'en ai une à 500 mètres de chez moi. On peut pas changer le lieu du rendez-vous ?
- Vous verrez ça sur place lors du premier rendez-vous. Pour l'instant, vous devez vous rendre là-bas.
- D'accord. Au fait, je préférerais être conseillé par l'APEC plutôt que par l'ANPE. Comment dois-je faire ?
- Vous verrez lors de ce premier rendez-vous. Le conseiller vous dira ce qu'il y a de mieux dans votre cas.

C'est rassurant de se sentir chouchouté comme ça...

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Image : couverture détournée de Martine

30/10/2007

Recherche d'emploi : jour 2

Le suspense est intolérable : dans l'épisode précédent, je partais à l'ANPE avant d'être aiguillé vers les ASSEDIC. Arriverai-je à m'inscrire sur les listes des demandeurs d'emploi ou, dépité, lancerai-je ma voiture à toute vitesse contre un mur en béton ?
La réponse dans cette épisode.

Donc, bêtement, afin de me rendre aux ASSEDIC, je cherche l'adresse sur les pages jaunes : "C'est fait. Ca correspond au numéro de téléphone. Y'a pas de problème. ASSEDIC, me voilà !"
Je me rends sur place et, surprise, pas d'ASSEDIC. Vingt minutes à déambuler avant d'atterrir, par dépit, à la maison d'insertion du Pays d'Aix, où l'on m'informe que les ASSEDIC ne se trouvent pas du tout là, mais en sortant tout droit, puis à droite et à un moment à gauche. Mais c'était quoi cette adresse dans les pages jaunes ?
Tant pis, une heure supplémentaire à chercher cette rue sans nom.
Enfin, tel Indiana Jones devant le Saint Graal, je tremble devant le guichet. Vais-je pouvoir toucher la coupe ?
- Il vous suffit de décrocher le téléphone là-bas et de prendre rendez-vous.
- Je viens juste m'inscrire.
- Il faut prendre rendez-vous pour ça.

D'accord. Un peu de blablatage pour la prise de rendez-vous. Je devrai amener ma carte d'identité, une copie de mon dernier bulletin de paie et de mon contrat dans une semaine.
J'y penserai.

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Image : couverture détournée de Martine

29/10/2007

Recherche d'emploi : jour 1

Dans la série "Vive le service public", nous allons aborder aujourd'hui le service public de l'emploi.
Pour ceux qui ne sont pas au courant, je suis à la recherche d'un nouvel emploi depuis que je connais mon sort universitaire.

En toute logique, je me rends à l'ANPE qui se trouve à deux pas de chez moi. On m'indique que pour être inscrit sur les listes de l'ANPE (bénéficier des offres d'emploi, de l'aide d'un conseiller et tout) je dois d'abord m'inscrire aux ASSEDIC : "Tenez, vous pouvez les joindre à ce numéro."

Un numéro surtaxé ? Hors de question ! J'irai les voir directement.

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Photo : Arlette Laguiller lors d'un meeting à Aix - Janvier 2007
Avant de s'attaquer aux capitalistes qui mangent les enfants, pourquoi ne pas critiquer les bases défaillantes de l'ANPE ?