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25/05/2008

Le mystère des socquettes rouges

Il y a un phénomène que nous avons tous expérimenté un jour ou l'autre.
Oui, chacun de nous a eu, un jour, la désagréable surprise de découvrir la disparition de non pas deux, mais UNE seule chaussette. Moi le premier. Au début, ça agace, ça irrite, même. Ca peut faire peur, mais avec un peu d'expérience et de maturité, comme dans mon cas, on apprend à prendre le recul nécessaire, à ne plus y porter grande attention.
L'on décide alors de sacrifier, après plusieurs mois, la survivante au front des braves qui manipuleront des produits dangereux ou au front des des courageuses qui dévoueront leur vie à essuyer les tâches de peinture. Telle est la cruelle fin des chaussettes qui ont le malheur de s'éloigner de leurs jumelles.
Il est donc normal, habituel de perdre une chaussette (parfois une paire, mais il est plus difficile de s'en rendre compte).

A l'opposé, le problème que j'ai, qui me hante, qui me pèse, qui m'obnubile depuis mardi dernier, vers 15 heures, c'est que j'ai trouvé une paire de socquettes rouges, pour femme, apparemment de taille 34-38, dans le linge propre que j'allais étendre.
Mon premier - et unique - suspect, ma conjointe, Caroline, me jure ses grands Dieux qu'elle n'y est pour rien et qu'elle n'a jamais possédé de socquettes rouges. Je suis bien obligé de la croire, sinon je risque de dormir sur le canapé.


Mais alors, à qui sont ces p****** de socquettes rouges ???

Est-ce qu'une femme, à l'autre bout de la planète, les a perdu dans une faille spatio-temporelle qui donne directement dans mon linge sale ? Y a-t-il un vicelard qui s'amuse à me faire tourner en bourrique parce qu'il sait que ça va me rendre cinglé ?

Je veux une réponse et je la veux rapidement, sinon, je risque de faire du mal au premier bichon frisé que je croise, et attention, je sais comment faire !!!

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Dessin : Nanou en colère - Elle ne me ressemble pas beaucoup d'un point de vue physique, mais j'ai découvert ce blog fabuleux par hasard. Ce sont deux filles de 5° qui le font, mais ce blog nous replonge avec bonheur dans les années 90 (Ace of Base, Ophélie Winter, Nirvana, le collège...)

23/12/2007

Comment rester deux jours de plus à Porto ?

C'est simple, il suffit de rater son vol de retour...

Réveil à 04h30 pour un vol à 08h05. Ca paraît assez large. Une petite erreur dans le compte-temps et un métro toutes les 20 minutes suffisent à arriver très très juste à l'aéroport. C'est fou, parce que dans ces moments-là, les contre-temps se voient particulièrement : une porte automatique qui s'ouvre pas, un escalator qui se trouve là où on croyait pas... Et le hall des départs, il est où ?!!
L'avantage, quand on est pressé, c'est qu'on peut passer devant tout le monde aux contrôles de sécurité. Caroline passe sans problème, ce qui n'est pas mon cas. Je sonne. Je sais c'est ma ceinture, voilà, je repasse et je sonne plus. Vous voulez me fouiller ? "Please, I'm late." C'est bon ? Vous voulez voir mon sac ? "Please, I'm late" J'ai ramené des tomates séchées pas chères de Porto. Ils doivent croire que c'est des tomates séchées explosives. Ou des vêtements sales inflammables. Ou la mignonnette de Porto à l'anthrax. De toute façon après un quart d'heure de vol, je suis plus au-dessus du Portugal, pourquoi vous m'embêtez ?

De fil en aiguille, c'est comme ça qu'on a vu s'envoler notre avion pour Marseille. Panique : comment qu'on fait maintenant ? Un vol de Ryanair pour Paris... Idée : "Excusez-moi, je viens de rater mon vol pour Marseille, est-ce qu'on peut aller à Paris..." Et là, je me fais couper par l'hôtesse à qui je ne m'adressais même pas : "Non, j'ai fait plusieurs appels et vous n'êtes pas venus." "Je sais, mais le vol pour Paris , je peux le prendre ?"
Non. Tant pis. Retour de l'autre côté des barrières de sécurité. Sauf que l'agent ne veut pas nous laisser passer. "We missed our flight. We just want to go out of there." Il s'en fout et nous amène à un policier.
Je m'imagine être amené dans une pièce verdâtre sans fenêtre, éclairée par un néon grésillant. Je m'imagine passer des heures à bredouiller en Anglais que nous ne sommes ni terroristes, ni trafiquants de drogue. Je m'imagine me retrouver en sous-vêtements. Et je répète : "We missed our flight. We just want to go out of there." Après quelques questions bateau, nous sommes libérés. Heureusement que je ne suis pas Arabe, sinon je suis sûr que j'aurais eu droit à tout ça.

Quelques divagations dans l'aéroport nous attendent. Quelles sont les compagnies qui effectuent des vols jusqu'à Marseille ? Seulement Ryanair ? Alors Nice, Paris, Lyon, Montpellier, le Nord de l'Italie ? La meilleure offre : un vol trois jours plus tard vers Nice à 253 € par personne.
Nous décidons donc de réserver par internet un nouveau vol avec Ryanair. Ca plombe un peu le budget, sans compter les deux nuits d'hôtel qui nous attendent.
L'aller/retour à 30 € espéré flambe d'un coup, mais malgré tout, le voyage reste bon marché.

Nous avons un peu moins profité du séjour durant ces deux jours supplémentaires (trouver deux hôtels pas chers, acheter des vêtements, dormir, tomber malade), mais au moins, nous n'avons pas raté notre vol retour.

Dire que c'est un complot du lobby des commerçants portuenses qui nous forcent à rester à Porto pour aller dans leurs restaurants et acheter des clés USB...

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Photos - décembre 2007 :
- Porto, vue de la rive opposé du fleuve Douro,
- Un paon, pris dans les jardins du Palacio de Cristal,
- Caroline, en femme (presque) parfaite.