24/12/2007

Le Père Noël existe-t-il ?


Tâchons de réfléchir un peu pour répondre à cette question...

Il y a approximativement 2 milliards d'enfants (moins de 18 ans) sur la Terre. Mais comme le Père Noël ne s'occupe pas des enfants musulmans, hindous, juifs, bouddhistes, etc., sa charge de travail s'en trouve réduite à 15 % du nombre total, soit 378 millions selon les derniers chiffres.

En comptant une moyenne de 3,5 enfants par foyer, cela fait 108 millions de foyers, en présumant que chacun comprend au moins un enfant sage. Le Père Noël dispose d'environ 31 heures de labeur dans la nuit de Noël, grâce aux différents fuseaux horaires et à la rotation de la Terre, dans l'hypothèse qu'il voyage d'Est en Ouest, ce qui parait d'ailleurs logique. Ceci revient à 967,7 visites par seconde.
Cela signifie que pour chaque foyer, le Père Noël dispose d'environ un millième de seconde pour parquer le traîneau, sauter en dehors, dégringoler dans la cheminée, remplir les chaussettes, distribuer le reste des présents au pied du sapin, déguster les quelques friandises laissées à son intention, regrimper dans la cheminée, enfourcher le traîneau et passer à la maison suivante.

En supposant que chacun de ces 108 millions d'arrêts sont distribués uniformément à la surface de la Terre (hypothèse que nous savons fausse, bien sûr, mais que nous accepterons en première approximation), nous devrons compter sur environ 1,4 km par trajet.
Ceci signifie un voyage total de plus de 150 millions de kilomètres, sans compter les détours pour ravitailler ou faire pipi. Le traîneau du père Noël se déplace donc à 1170 kilomètres par seconde (3000 fois la vitesse du son).
A titre de comparaison, le véhicule le plus rapide fabriqué par l'homme, la sonde spatiale Ulysse, se traîne à 49 kilomètres par seconde et un renne moyen peut courir, au mieux de sa forme, à 27 kilomètres à l'heure.

La charge utile du traîneau constitue également un élément intéressant. En supposant que chaque enfant ne reçoit rien de plus qu'une boite de Lego moyenne (un kilo), le traîneau supporte plus de 500 000 tonnes, sans compter le poids du Père Noël lui-même.
Sur Terre, un renne conventionnel ne peut tirer plus de 150 kilos. Même en supposant que le fameux "renne volant" serait dix fois plus performant, le boulot ne pourrait jamais s'accomplir avec 8 ou 9 bestiaux; il lui en faudrait 360 000, ce qui alourdit la charge utile, abstraction faite du poids du traîneau, de 54 000 tonnes supplémentaires.

60 milles tonnes voyageant à 1170 kilomètres par seconde créent une énorme résistance à l'air. Celle-ci ferait chauffer les rennes, au même titre qu'un engin spatial rentrant dans l'atmosphère terrestre. Les deux rennes en tête de convoi absorberaient chacun une énergie calorifique de 14,3 milliards de joules par seconde. En bref, ils flamberaient quasi instantanément, exposant dangereusement les deux rennes suivants. La meute entière de rennes serait complètement vaporisée en 4,26 millièmes de seconde, soit juste le temps pour le Père Noël d'atteindre la cinquième maison de sa tournée.

Pas de quoi s'en faire de toute façon, puisque le Père Noël, en passant de manière fulgurante de zéro à 1170 km/s en un millième de seconde, serait sujet a des accélérations allant jusqu'à 17500 G. Un Père Noël de 125 kilos (ce qui semble ridiculement mince) se retrouverait plaqué au fond du traîneau par une force de 2157507,5 kilos, réduisant notre ami à l'état d'atome.

Donc, désolé, car à moins que le Père Noël travaille aux ordres de Dieu et ne lui pique se pouvoirs pendant une nuit, le Père Noël ne peut pas livrer ses cadeaux durant la nuit de Noël, ce qui laisse à penser qu'il n'existe pas. Mais alors... Qui amène les cadeaux aux pieds des sapins ?


De toute façon...

Joyeux Noël à tous !!!

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Photo : ma crèche - décembre 2006

23/12/2007

Comment rester deux jours de plus à Porto ?

C'est simple, il suffit de rater son vol de retour...

Réveil à 04h30 pour un vol à 08h05. Ca paraît assez large. Une petite erreur dans le compte-temps et un métro toutes les 20 minutes suffisent à arriver très très juste à l'aéroport. C'est fou, parce que dans ces moments-là, les contre-temps se voient particulièrement : une porte automatique qui s'ouvre pas, un escalator qui se trouve là où on croyait pas... Et le hall des départs, il est où ?!!
L'avantage, quand on est pressé, c'est qu'on peut passer devant tout le monde aux contrôles de sécurité. Caroline passe sans problème, ce qui n'est pas mon cas. Je sonne. Je sais c'est ma ceinture, voilà, je repasse et je sonne plus. Vous voulez me fouiller ? "Please, I'm late." C'est bon ? Vous voulez voir mon sac ? "Please, I'm late" J'ai ramené des tomates séchées pas chères de Porto. Ils doivent croire que c'est des tomates séchées explosives. Ou des vêtements sales inflammables. Ou la mignonnette de Porto à l'anthrax. De toute façon après un quart d'heure de vol, je suis plus au-dessus du Portugal, pourquoi vous m'embêtez ?

De fil en aiguille, c'est comme ça qu'on a vu s'envoler notre avion pour Marseille. Panique : comment qu'on fait maintenant ? Un vol de Ryanair pour Paris... Idée : "Excusez-moi, je viens de rater mon vol pour Marseille, est-ce qu'on peut aller à Paris..." Et là, je me fais couper par l'hôtesse à qui je ne m'adressais même pas : "Non, j'ai fait plusieurs appels et vous n'êtes pas venus." "Je sais, mais le vol pour Paris , je peux le prendre ?"
Non. Tant pis. Retour de l'autre côté des barrières de sécurité. Sauf que l'agent ne veut pas nous laisser passer. "We missed our flight. We just want to go out of there." Il s'en fout et nous amène à un policier.
Je m'imagine être amené dans une pièce verdâtre sans fenêtre, éclairée par un néon grésillant. Je m'imagine passer des heures à bredouiller en Anglais que nous ne sommes ni terroristes, ni trafiquants de drogue. Je m'imagine me retrouver en sous-vêtements. Et je répète : "We missed our flight. We just want to go out of there." Après quelques questions bateau, nous sommes libérés. Heureusement que je ne suis pas Arabe, sinon je suis sûr que j'aurais eu droit à tout ça.

Quelques divagations dans l'aéroport nous attendent. Quelles sont les compagnies qui effectuent des vols jusqu'à Marseille ? Seulement Ryanair ? Alors Nice, Paris, Lyon, Montpellier, le Nord de l'Italie ? La meilleure offre : un vol trois jours plus tard vers Nice à 253 € par personne.
Nous décidons donc de réserver par internet un nouveau vol avec Ryanair. Ca plombe un peu le budget, sans compter les deux nuits d'hôtel qui nous attendent.
L'aller/retour à 30 € espéré flambe d'un coup, mais malgré tout, le voyage reste bon marché.

Nous avons un peu moins profité du séjour durant ces deux jours supplémentaires (trouver deux hôtels pas chers, acheter des vêtements, dormir, tomber malade), mais au moins, nous n'avons pas raté notre vol retour.

Dire que c'est un complot du lobby des commerçants portuenses qui nous forcent à rester à Porto pour aller dans leurs restaurants et acheter des clés USB...

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Photos - décembre 2007 :
- Porto, vue de la rive opposé du fleuve Douro,
- Un paon, pris dans les jardins du Palacio de Cristal,
- Caroline, en femme (presque) parfaite.

18/12/2007

C'est beau la politique

Bon, d'accord, j'avais dit que je ferais pas de politique et d'accord, je me fous bien du people.
Mais bon, vu sous cet angle...
J'ai pris cette photo en juin 2003 en Nouvelle-Zélande quand je sortais avec Carla.

16/12/2007

Porto coco

Nous nous sommes donc baladé dans les ruelles. Des ruelles pittoresques, ils en ont treize à revendre au douzième (c'est pas ça l'expression ?). Du linge qui pend aux fenêtres, des gosses qui jouent sur le trottoir, des policiers partout, c'est beau la misère quand c'est bien fait. Pour eux.

Et au milieu de tout ça, qu'est-ce qu'on voit ? On a beau faire 1200 kilomètres en avion, on a beau partir dans un pays qu'on connaît pas la langue, on a beau être dans un pays qui a un passé démocratique glorieux, on relit toujours les mêmes phrases. "Greve geral", "Contre la nouvelle loi de...", "Contre la suppression de l'aide aux...", "Vilain gouvernement qui pue." etc.


Malgré cela, une architecture urbaine magnifique, avec un tramway ancien, des rues pavées (ça se voit qu'ils n'ont pas eu mai 68), des bâtiments prestigieux, un pont Eiffel, etc.
Quoique. Au beau milieu des ruelles pittoresques et du linge qui pend, une proportion incalculable de logement non entretenus, inhabités, parfois murés. Comme une offense à la cité. Une tâche de vin sur le front d'un top model qu'on refuse de voir. Une brisure entre le métro high-tech pas cher et ces maisons hors d'âge.
Mais peut-être doit-on y voir une corrélation avec l'espèce en voie d'extinction susnommée.

Cela ne nous a pas empêché de rêver à acheter une maison de campagne à Porto, surtout lorsque nous avons fait Porto by night ou que nous avons vu l'océan (le diaporama en haut à droite est plus parlant).

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Photos :
- Prise sur le parvis de la cathédrale, on voit un quartier populaire au second plan surmonté par la
Torre dos clerigos.
- Affiche du PCF. Ah, non ? du PCP qui dit que le maire c'est qu'un nul !
- Le magnifique quai de Ribeira, qui donne son nom au quartier. Des bateaux très pittoresques et même
Chez lapin, grand restaurant que nous testerons la prochaine fois. La photo est volontairement obturée par le pont Eiffel.
- La
Torre dos clerigos, particulièrement bien éclairée de nuit.

11/12/2007

Le voyage à Porto, pas tout à fait dépaysant

Makayel est un ami formidable. Presque aussi formidable que sa voiture est pourrie. C'est grâce à Makayel (Michael en fait) que j'ai pu aller avec ma douce à l'aéroport à 5 heures du mat'. Bon, j'avais quand même peur d'accompagner sa voiture dans ses derniers kilomètres.
Nous sommes finalement arrivés sans encombre à l'aéroport. Vol de nuit, nous n'avons pas pu profiter de la vue d'avion. J'avais peur d'une incompatibilité entre le prix payé (15€ l'A/R par personne) et mon gabarit (1,88 m pour XX kilos). Il n'en fut rien, quoiqu'une heure de plus aurait été gênante.

A l'arrivée sur place, grande surprise. Une pub pour Siemens, une autre pour Vodafone, encore une pour Nespresso. C'est beau le Portugal. Seule à se battre contre ces images internationales, une grenouille qui vend un accès internet très bon marché.



Nous décidons d'aller nous poser quelques minutes dans un café avant de commencer notre visite. Sensation bizarre et désagréable, qui se verra confirmée par la suite, les vendeuses ignorent totalement le client. Ou juste moi, je ne l'ai jamais su.
Après 10 000 ans d'attente solitaire, je commande un café, un croissant typique et "eso". Par la suite, nous saurons que ça s'appelle un lanche.
Il est bien précisé de partout que le café est un expresso. En effet, c'est un café très très court et très très fort. Difficile à avaler la première fois, j'essaie maintenant d'en refaire avec ma cafetière.
Les croissants sont eux aussi très typiques. Il s'agit plutôt d'une brioche, parfois avec un peu de poudre d'amandes, le tout glacé et bien brillant.
Enfin, mon régal du séjour, le lanche est composé de deux couches (qui ressemblent à une brioche non sucrée) intercalées par une épaisseur de charcuterie. Je n'ai jamais su précisément ce que c'était. Peut-être du jambon fumé. Il y a des chances pour que vous le sachiez si vous venez manger chez moi d'ici quelques semaines.

Ce n'est qu'après ce petit-déjeuner que nous partions à la découverte de la ville...

A suivre.

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Photo : un MacDo (impérial ?) sur l'avenue principale de Porto - Décembre 2007