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27/01/2008

La mère de toutes les erreurs

Nous en avons certainement tous une. Enfouie au plus profond de nous-même, tapie dans l'ombre de la souffrance et de la tristesse. Souvent invisible aux yeux extérieurs car souvent en sommeil. Elle patiente chaque fois en attendant sa prochaine sortie où elle pourra mettre en oeuvre ses desseins malveillants.

Elle, c'est cette blessure infligée par la vie et qui nous hantera, peut-être jusqu'à notre mort. C'est un cheval qui fait que l'on ne regardera jamais plus les chevaux de la même façon. C'est un salaud qui fait que l'on se méfiera toujours un peu des autres hommes. C'est quinze ans sous les coups de ceinturon d'un père qui n'aurait pas dû l'être. C'est un handicap, dont on s'accomode depuis toujours. C'est une voiture folle qui nous obligera à nous retourner à chaque coup de klaxon. C'est ce générique de dessin animé que l'on ne veut plus entendre sous peine de pleurer sans fin. C'est une erreur de la part de nos parents, la mère de toutes les erreurs, fruit d'une refléxion irréfléchie, apparemment banale, mais qui a imposé son sceau à jamais. C'est tout cela.

Cette blessure, telle une blessure de guerre ne fait souffrir que lorsque l'on appuie dessus, soir de spleen, hasard malchanceux de la vie quotidienne ou volonté de nostalgie. Certains l'enferment dans un tiroir et jettent la clé dans l'espoir fou de ne jamais plus la ressentir. Certains la ruminent sans fin et s'en servent d'excuse à tous leurs malheurs. D'autres, encore, attendent en espérant la voir s'évanouir un jour. D'autres, enfin, la combattent de toutes leurs forces en croyant pouvoir la vaincre.
Mais mille alcools, ni mille étreintes avec mille femmes - ni même seulement une, - ni mille victoires, ni mille kilomètres de fuite n'y changeront rien. Tel un chat silencieux, cette plaie béante restera toujours à l'affût de son unique proie.

La solution ? Accepter de vivre dans une maison hantée. Apprendre, ne pas répéter et puis un jour : mourir.

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Photo : crépuscule sur le cours Mirabeau - Aix, février 2007

25/11/2007

Plaidoyer pour le rétablissement de la peine de mort

La peine de mort. Elle a été abolie en 1981 par Mitterand malgré l'avis majoritairement défavorable de la population. Depuis, les mentalités ont évolué. De 80% des Français prônant la peine de mort, on est passé à 60% prônant le maintien de son abolition.
Malgré tout, le débat refait régulièrement surface. Chaque nouvelle élection est une occasion pour le remettre sur le tapis (salut Jean-Marie !). Chaque fait divers suffisamment lugubre suffit à servir ce débat avec la blanquette du dimanche, mijotée aux petits oignons par Maman.

Alors que faire ? Rétablir la peine de mort ou pas ? La vraie question doit être : pour qui la rétablir ? Les pédophiles ? Ca mettrait au minimum 1% de la population sur l'échafaud. Les terroristes ? Ils n'ont besoin de personne pour se tuer. Les tueurs en série ? Les criminels contre l'Humanité ?
Non. Tout cela n'est rien par rapport à une frange de la population qui mérite la lame oblique ordonnée dans la journée par un juge.

De qui parle-t-il ? De toutes ces espèces de sales connes qui osent encore répondre à leurs soupirants : "Je préfère qu'on reste amis." Elles poussent parfois le vice jusqu'à dire "J'ai peur de perdre notre amitié, alors je préfère que ça reste comme ça."
Mais, espèce de connasse (pardonnez-moi ce langage châtié), tu risques pas de la perdre ! Ca fait trois ans que je suis amoureux de toi, tu crois que c'est ça qui m'empêche de faire ami-ami ?
En plus, généralement, pas moyen d'aller plus loin, d'envisager une lueur d'espoir. Pas de "Peut-être", pas de "Je sais pas."
Cela ne s'arrête pas là. Ces salopes se débrouillent pour détourner habilement la conversation. A la question "Comment dois-je faire pour te séduire ?", elles disent qu'il faut passer à autre chose, penser à une autre fille mais que surtout, surtout, "il faut rester tel que tu es, il faut rester naturel."
Tu comprends rien, grognasse ? Ca fait trois ans que je suis naturel comme le thon et ça marche pas. C'est toi que je veux, ne me dis pas des banalités qui permettraient éventuellement de séduire une fille qui n'est rien par rapport à toi.
Proposition de loi : dans ces cas-là, la fille en question doit subir des châtiments corporels durant deux jours et deux nuits avant sa mise à mort.

Enfin, certaines connes réalisent le grand chelem en croyant bon d'ajouter "Tu sais, c'est quand on s'y attend le moins qu'on rencontre l'amour."
Sur trois ans, je m'y suis attendu, pas attendu, attendu, pas attendu alors tes conneries tu les fous avec les autres dans ton énorme sac à conneries que je te déconseille d'amener avec toi au moment de ton jugement dernier qui s'approche à grands pas.
Proposition de loi : circonstances aggravantes, donc le temps de torture passe à sept jours et sept nuits.

Sinon, je vous rassure, je vais très bien avec ma copine. Je garde juste dans quelque recoin de mon âme une rancœur qui n'est plus atténuée par un sentiment d'amour caché.

Note : une pute est une fille qui couche avec tout le monde. Une salope est une fille qui couche avec tout le monde, sauf avec toi. Une emmerdeuse est une fille qui ne couche qu'avec toi.


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Photo : août 2003. Prise au hasard parmi toutes mes photos.

22/11/2007

Recherche d'emploi : étape 4

Je n'espérais plus trop avoir mon rendez-vous avec le conseiller ANPE. Un mois c'est long. Surtout que dans la brochure du périple, il est expliqué que l'ANPE s'engage à donner ce rendez-vous dans les 8 jours.
Bref.
J'arrive à l'ANPE du-bout-du-monde et je le rencontre enfin ! Le conseiller ANPE. La lumière divine qui se dégage de l'aura se désagrège rapidement pour donner un air Thatchérien.
Le conseiller ressemble à Bruno Salomone. Je l'imagine déjà dire "Igor d'Hossegor. Cherche pas, t'as tort." Sauf qu'il paraît dépressif. Igor d'Hossegor. Cherche pas, on est tous morts.
Le ton de la conversation devient rapidement déprimant et surréaliste.

Morceaux choisis :
- Etant donné votre profil, je crois qu'il faut s'attendre à une recherche d'emploi sur le long terme.
- Votre parcours ne permet pas d'envisager une insertion réussie dans le secteur privé. Ou alors, il faut que vous ayez un réseau, parce que le réseau, ça permet de tout avoir. Vous en avez un ?
- Le problème, c'est que vous avez un emploi, vous ne pourrez pas bénéficier d'un suivi personnalisé.
- L'APEC ? Oui, vous pouvez y aller, mais bon...
- Dans votre cas, il va surtout falloir travailler le projet professionnel (Je mets au défi quiconque de m'expliquer cette phrase !!)
- Vous avez pensé aux concours publics ?
- Vous devez confronter vos souhaits d'emploi à l'actualité de l'emploi dans le bassin (Ca veut dire débrouille-toi tout seul et essaie de finir secrétaire à la mairie d'Aix).

- Savez-vous comment organiser une recherche d'emploi ?
- Non, c'est pour ça que je viens à l'ANPE.

Hallucinant ! Je suis pénalisé parce que j'ai déjà un (demi-) emploi.
Bref, très enthousiasmant, tout ça. On verra si l'avenir lui donne tort ou raison.

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Image : couverture détournée de Martine. L'occasion de vous signaler que le site http://martine.logeek.com a été fermé sur demande de Casterman. Méchant Casterman.