22/09/2008

Julie Toubiana, le retour

L'un des principes du blog était que je ne devais pas parler politique, à moins que ça ne soit un point rarement évoqué dans les médias. Et devinez ce que je vais faire dans ce nouveau commentaire...

Oui, je vais parler politique.
RSA ? Présence de l'Armée en Afghanistan ? Affaire Tapie ? Résultat des Sénatoriales ? Tripatouillage desdites élections ? Que nenni, nous allons parler des conditions de vie étudiantes.

Ah, il y aurait des centaines de choses à faire afin d'améliorer la vie étudiante : améliorer l'accès et l'accompagnement pour les handicapés, faciliter la mobilité des étudiants (imaginez, au hasard, un étudiant qui habite, au hasard, Thorame-Haute et qui fait ses études, au hasard à Aix-en-Provence). Que faire d'autre ? Augmenter le volume et la variété des livres dans les bibliothèques universitaires, améliorer l'état et la propreté des facs. Au niveau du CROUS, réviser les conditions d'attributions des bourses, afin que celles-ci collent mieux au besoin des étudiants, augmenter le nombre de logements universitaires et les attribuer aux étudiants qui en ont besoin et pas à ceux qui connaissent le directeur de la cité U. Il y en aurait des choses à faire.

Bien heureusement, une personne passe bien au-dessus de ces tracas et s'occupe des vrais problèmes : la défense des fils et filles-à-papas qui sont obligés de cohabiter avec leurs parents. Ca, c'est du problème. Les repas du Resto U dégueux ? Non ! Les étudiants aixois qui sont obligés d'aller à Marseille pour une seule matière ? Non ! Les cités U vétustes, les facs qui tombent en lambeaux ? Non !

"On a le droit de vote mais pas l'accès à l'autonomie" , se plaint cette militante de l'UNEF, dans La Provence du 11 septembre 2008. Elle réclame donc la création d'une "aide universelle", pour que chaque étudiant accède à l'autonomie. "Universelle" ? Cela signifie pour tous. Donc, sans condition de ressources ? Sans rapport avec l'éloignement du logement familial et de la fac ?

Je m'offusque. La vie étudiante peut, doit, se défendre sur des dizaines de points, comme ceux que l'on a évoqué, mais franchement. Pour une étudiante qui habite à Aix et va à la fac à Aix, il y a plus important que vivre chez soi pendant la semaine et retourner chez Papa-Maman le week-end pour faire laver son linge.
Il s'agit là ni plus ni moins que du caprice d'une fille-à-papa qui en a marre de vivre avec ses parents, mais qui est loin des vrais besoins des étudiants. Cette étudiante donne une mauvaise image des luttes étudiantes.

En plus, nous connaissons déjà cette étudiante...


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Photo : La Barben - été 2008

13/09/2008

Septembre, le pire mois de l'année (ou Recherche d'emploi : l'épilogue)

Il est poli d'être constant.
Chaque année depuis trois ans, le rituel est immuable pour moi et des milliers d'autres étudiants : nous attendons. Nous attendons encore et encore, comptant chaque jour qui nous approche des résultats escomptés. Et puis, le jour vient.
Comme les milliers d'autres étudiants, je lis les tableaux d'admissions. A la recherche de mon nom, je connais presque tout de suite mon résultat, avantage alphabétique oblige.
Comme des milliers d'autres étudiants, j'espère, en posant mon regard sur les colonnes, voir simplement mon nom. Comme des milliers d'autres étudiants, je repasse plusieurs fois ces satanées colonnes qui - rituel immuable depuis trois ans - ne comportent toujours pas mon nom.

Comme des milliers d'autres étudiants, je laisse tomber. J'abdique. Le cinquième étage de la fac de lettres ne sera plus mon sanctuaire. J'y laisserai là moult espoirs, moult tracasseries et moult amitiés.

Qu'à cela ne tienne. Je vais me lancer. Au revoir la psychologie, bonjour la psychothérapie !

La suite dans les prochains épisodes...

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Image : Affiche détournée du film
Le Seigneur des Anneaux

09/09/2008

C'est (presque) un beau roman...

... c'est (presque) une belle histoire qui commença il y a trois ans, presque jour pour jour.
C'est une histoire qui relève de l'intimité entre deux personnes qu'on nommera Lui et Elle.

Nous étions alors lundi soir. En cette froide rentrée, Lui était avec des amis. Il bût quelques verres durant la soirée - pas trop - peut-être savait-il inconsciemment qu'il allait rencontrer Elle. Lui s'endormît assez tard, vers minuit et se réveilla le lendemain, vers cinq heures, à mon bon souvenir. Il prît son petit-déjeuner, deux cafés puis partît dans son carrosse. Ni Lui ni Elle ne savaient vraiment qu'ils allaient se rencontrer.

Elle commença sa journée comme de nombreuses autres. Elle se leva, puis réveilla sa fille qui avait alors cinq ans. Elles déjeunèrent également. Un millier des choses auraient pu empêcher la rencontre avec Lui, l'homme qui allait changer sa vie. Ce matin-là - qui sait ? - peut-être se réveilla-t-Elle un peu plus tard ou un peu plus tôt que d'habitude. Peut-être sa fille traîna-t-elle pour se lever. Quoi qu'il en fut, Elle partît à l'instant que Dieu, ou le hasard, ou le destin choisit. Un autre millier de choses pût encore empêcher LA rencontre. A-t-elle attendu au cédez-le-passage du pont Clot alors qu'il n'y avait même pas d'autre véhicule ? A-t-elle ralenti pour éviter un lapin sur sa route ?

Et Lui ? Sa fatigue le poussa-t-elle à ralentir et à arriver à l'endroit de la rencontre, au moment qui allait tout bouleverser ? Fut-il ébloui par sa beauté ? Il ferma ses yeux l'espace de quelques secondes. L'instant de tous les instants, l'instant de trois vies. Elle klaxonna. Le poids-lourd de Lui poussa la voiture de Elle dans le ravin. Sa fille dira plus tard "Elle a crié, crié et d'un coup plus rien." C'est dur de crier quand on a la moitié du crâne éclatée et qu'on se vide de son sang.

Elle s'appelait Elisabeth et elle avait 31 ans. Elle est morte tristement, bêtement, douloureusement, le 06 septembre 2005.
Sa présence nous touche encore.

03/08/2008

Mon irrésistible attraction

Je sais que certains ne voudront pas me croire, mais j'ai connu des dizaines d'histoires d'amour. Je ne tiens pas de comptes précis, mais 80-90 me semble une approximation correcte.

Elles s'appellent Angèle, Jessica, Sandra, Estelle, Annabelle, Laurence, Chloé, Nadia, Alexandra. Elles sont blondes, brunes, rousses. Quelquefois, leurs peaux indiquent qu'elles viennent d'Afrique, de Tahiti, d'Asie. Elles ont mon âge ou dix ans de plus. Elles sont pleines d'argent (ou plutôt Papa-Maman) ou n'ont pas un sou en poche. Ce sont des connaissances, des amies, des amies d'amis ou des filles que j'ai croisées dans la rue ou ailleurs. Certaines sont célèbres, mais je ne dévoilerai pas les noms.
En fait, chaque fille un tant soit peu attirante porte avec elle une histoire potentielle.

Evidemment pour arriver à un tel score – soyons honnêtes – j'ai parfois cumulé plusieurs histoires en même temps. Ce sont des histoires d'un soir ou une semaine, six mois ou cinq ans. Cinq ans ! Ça vous paraît sûrement être peu, vieillards rhône-alpins, mais cinq ans, quand on en a vingt-cinq, c'est énorme !

Ah ! Si seulement une histoire d'amour sur quatre avait été réciproque et concrète...
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Photo : il en fallait bien une. Thorame - été 2006

22/07/2008

Quel est le point commun entre Lex Luthor et moi ?

Bon, profitez bien du spectacle, je ne mettrai pas tous les jours des photos de moi sur ce blog.
Je mets celle-ci juste parce que je me suis rasé le crâne pour voir si j'étais pire que d'habitude ou si ça changeait pas grand-chose.
Profitez, donc. Car si tout se passe bien, vous ne verrez pas mon crâne avant une trentaine d'années...

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Photo : Aix, juillet 2008