28/05/2008

Vraiment peu d'espoir...

Je voudrais pas dire, mais...
Ca fait un mois que j'attends mon rendez-vous avec l'ANPE que je sais pas où qu'elle se trouve et que donc que je peux pas aller les voir pour les relancer.

En progrès, l'ANPE. Comme mon Français...

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Image : affiche du film Le Seigneur des Anneaux détournée

25/05/2008

Le mystère des socquettes rouges

Il y a un phénomène que nous avons tous expérimenté un jour ou l'autre.
Oui, chacun de nous a eu, un jour, la désagréable surprise de découvrir la disparition de non pas deux, mais UNE seule chaussette. Moi le premier. Au début, ça agace, ça irrite, même. Ca peut faire peur, mais avec un peu d'expérience et de maturité, comme dans mon cas, on apprend à prendre le recul nécessaire, à ne plus y porter grande attention.
L'on décide alors de sacrifier, après plusieurs mois, la survivante au front des braves qui manipuleront des produits dangereux ou au front des des courageuses qui dévoueront leur vie à essuyer les tâches de peinture. Telle est la cruelle fin des chaussettes qui ont le malheur de s'éloigner de leurs jumelles.
Il est donc normal, habituel de perdre une chaussette (parfois une paire, mais il est plus difficile de s'en rendre compte).

A l'opposé, le problème que j'ai, qui me hante, qui me pèse, qui m'obnubile depuis mardi dernier, vers 15 heures, c'est que j'ai trouvé une paire de socquettes rouges, pour femme, apparemment de taille 34-38, dans le linge propre que j'allais étendre.
Mon premier - et unique - suspect, ma conjointe, Caroline, me jure ses grands Dieux qu'elle n'y est pour rien et qu'elle n'a jamais possédé de socquettes rouges. Je suis bien obligé de la croire, sinon je risque de dormir sur le canapé.


Mais alors, à qui sont ces p****** de socquettes rouges ???

Est-ce qu'une femme, à l'autre bout de la planète, les a perdu dans une faille spatio-temporelle qui donne directement dans mon linge sale ? Y a-t-il un vicelard qui s'amuse à me faire tourner en bourrique parce qu'il sait que ça va me rendre cinglé ?

Je veux une réponse et je la veux rapidement, sinon, je risque de faire du mal au premier bichon frisé que je croise, et attention, je sais comment faire !!!

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Dessin : Nanou en colère - Elle ne me ressemble pas beaucoup d'un point de vue physique, mais j'ai découvert ce blog fabuleux par hasard. Ce sont deux filles de 5° qui le font, mais ce blog nous replonge avec bonheur dans les années 90 (Ace of Base, Ophélie Winter, Nirvana, le collège...)

20/05/2008

Chaque instant de la vie est un pas vers la mort...

Je ne cherche en aucun cas à vous mettre la pression, mais bon...
Cela fait plus d'un an que mes amis, mes collègues ont une fâcheuse tendance à s'endeuiller. Ca n'est pas qu'ils le fassent exprès, mais c'est comme ça, les amis de mes amis meurent cruellement.
Joseph Staline déclarait "La mort d'un homme est une tragédie. La mort d'un million d'hommes est une statistique." A partir de quel seuil, peut-on faire des statistiques ? Parce qu'un calcul simple m'indique que, en moyenne, une personne de mon entourage perd un proche tous les trois mois. Donc, autant de tragédies. La dernière ayant eu lieu il y a presque trois mois, à qui le tour demain ?

A bien y regarder, la mort nous entoure, nous guette, nous tente à chaque instant. N'avez-vous jamais évité de justesse le croche-patte rigolard de la mort qui vous attendait au tournant ? N'avez-vous jamais frôlé l'accident en voiture, par votre faute ou celle du type d'en face ? Avec le recul, ne vous rendez-vous pas compte que, étant enfant, vous avez bien failli mourir le jour où vous avez dérapé en faisant de l'escalade sauvage ou celui où vous avez été pris dans des rapides plus fortes que vous ne le croyiez ?

Avez-vous déjà pensé à cet instant funeste - l'instant de tous les instants - où vous ne pourrez pas éviter de glisser du haut des escaliers ? Avez-vous pensé à l'instant où vous ne pourrez plus lutter contre cette maladie qui vous rongera ?
Il n'est rien de plus certain et incertain que la mort. Vous, qui lisez ceci, vous mourrez bel et bien un jour. Mais quand ? Il est vraisemblable que vous mourriez demain, voire même dans une heure. Il est possible que vous mourriez dans un mois quand vous serez en vacances loin des vôtres. Vous êtes-vous alors posé cette question : que voudrez-vous laisser à votre entourage ? Mais aussi, qu'aimeriez-vous dire à vos proches qu'ils ne sachent pas ? Connaissent-ils vos dernières volontés ?
Tout ceci nous amène à cette question simple mais fabuleuse : pourquoi ne pas leur dire tout cela ?
(Prévenez-moi si vous avez la réponse, je cherche encore).



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Vidéo : adaptation et mise en images d'un journal du futur qu'on peut trouver sur http://sousrealisme.org

13/05/2008

Qui est Julie Toubiana ?

J'allais être méchant.
Pire, j'allais faire quelque chose pas très déontologique. Ni très éthique.
Débrouillez-vous pour faire la différence entre les deux termes.
J'allais faire quelque chose qu'il ne fallait pas faire avec une de mes anciennes élèves. Ô, je vous vois venir avec vos allusions, mais il n'y avait rien de sexuel là-dedans.
J'allais insulter une ancienne élève en plein, mais avec une belle façon de faire et c'est pour ça que je me disais que ça passerait.

Que nenni, je ne le ferai pas ! Je vous laisserai seuls juges de la situation.

Je vais évoquer aujourd'hui une petite partie de la vie de Julie Toubiana, que certains d'entre vous connaissent peut-être pour ses engagements syndicaux.
La situation eût lieu, il y a environ deux ans. Peut-être trois, je ne sais plus trop. Un mercredi après-midi en tout cas, ça c'est sûr. Je surveillais alors une salle pleine de lycéens (dont Julie Toubiana) qui composaient sur un contrôle de maths. Normal, jusqu'ici. Durant l'épreuve - joie intense - j'aperçus la Julie Toubiana susnommée jeter des œillades furtives sur ses genoux, plusieurs fois de suite, à intervalles réguliers.
Je dis "joie intense" car il n'est rien de plus ennuyeux que de surveiller un examen, tellement ennuyeux que j'espère à chaque fois attraper un élève en train de tricher, histoire de pimenter les mornes lectures que je m'octroie durant ces surveillances (et que je ne peux même pas lire correctement parce que de toute façon, je fais toujours bien mon travail (si bien que les élèves ne savent jamais si je lis, si je vais lire ou si je les épie)).
Que disais-je, au fait ? Ah, oui, joie intense, un évènement. Généralement, ça ne signifie pas grand-chose : une tâche obnubilante sur un pantalon, des miettes récalcitrantes, un bouchon de stylo fuyant ou tout simplement une raison de penser à autre chose que ce sale 3y² qui devrait être égal à x et qui ne veut pas l'être. Mais là, je sentais le lièvre. Un foulard sur les genoux, des yeux pleins de "Non, non, je regardais pas !", ça ne pouvait pas tromper. Mes techniques secrètes de confirmation de triche criaient en moi : "Alerte ! Alerte ! Tricheuse détectée ! Ceci n'est pas un exercice ! Je répète : ceci n'est pas un exercice ! Déclenchez le plan rose ! Qui c'est la tartignolle qui a nommé ce plan "plan rose" ? Déclenchez le plan qui s'appelait "plan rose" et qui s'appelle maintenant "plan rouge" ! Ceci n'est pas un exercice !"
Plan rouge déclenché, donc : "Tu veux bien déposer ton foulard sur la table ?" Et là, je l'aperçût sur son pantalon, dévoilé par ce foulard lâche : le téléphone portable de Julie Toubiana, en plein contrôle de maths, où, précisons-le, la calculatrice était interdite. Message moins officiel en moi, un type qui lance "Gnark gnark, gnark."
- Tu me passes ton portable ?
- Mais, je m'en servais pas.
- C'est ça... De toute façon, je te rappelle que tu n'as pas le droit de le garder avec toi dans les salles de classe.
Encore ce "Gnark, gnark, gnark."
L'épreuve avança. Sporadiquement, les élèves arrivèrent à mon bureau pour déposer leur copie, avec un grand soupir la plupart du temps. Puis, ce fut au tour de notre brune fraudeuse.
- Je voudrais récupérer mon portable.
- Tu verras ça demain avec la CPE.
- Mais je trichais pas, je lisais juste un texto.
- Non, ça marche pas avec moi. [...]
- De toute façon, si vous dites que j'ai triché, je dirai que vous m'avez harcelée.
Je ne pus m'empêcher de rire et de lancer : "OK, vas-y."
A mon grand désarroi, la mascarade s'arrêta là-dessus, mais me révélait tout de même la partie pauvre en moralité de Julie Toubiana. Manque de crédibilité, surement. C'est sûr que si ça avait été sa copine deux rangs derrière, ça aurait été plus vraisemblable. Mais bon, là, ça devient plus subjectif.

Continuons.
Comme évoqué précédemment, Julie Toubiana a actuellement des activités syndicales étudiantes. Elle fait partie de l'UNEF. Elle est même chef ! Aaah, l'UNEF ! LE syndicat étudiant de gauche, qui n'a rien à voir avec le PS mais qui compte parmi ses ex-dirigeants Lionel Jospin, Arnaud de Montebourg, Jean-Christophe Cambadélis, Julien Dray, etc. L'UNEF, qui milite pour "l'égalité de tous face au savoir aussi bien en terme d'accès qu'en terme de réussite concrète de chacun et chacune". Leur message est clair.

Mais précisons que j'ai connu la susnommée dans un lycée privé, où la scolarité n'est pas élevée, mais payante quand même. Précisons aussi qu'elle a intégré une écurie à 5 000 € par an pour optimiser ses chances de réussir son entrée à sciences pô.
Drôle de vision de l'égalité pour tous...

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Photo : Quelques méduses - Monaco, avril 2008.

06/05/2008

A la découverte du musée d'Orsay


Retour sur notre voyage à Paris...
Le Musée d'Orsay, ancienne gare transformée en musée, nous a permis de découvrir un artiste rare, mais exceptionnel : Lovis Corinth, un Prussien, qui a peint en France et qui était exposé temporairement. Une tentative de description serait vaine, allez voir son expo si elle passe près de chez vous, ça sera plus parlant.

Au détour des allées, nous avons aussi découvert Benoît, transfuge thoramien, quelques oeuvres somptueuses (la coiffeuse de je sais plus quelle reine) ou des oeuvres plus simples comme la sculpture d'un ours, dont la ressemblance avec les ours des publicités de Coca-Cola est frappante.

Dernier détail qui mérite à lui seul le détour dans ce musée : un portrait de moi. Bon, d'accord, c'est juste Virgile, le poète latin, sculpté par Auguste Préault, mais c'est quand même un peu moi.

Si vous passez à Paris, je vous invite vivement à visiter ce musée, moins riche que le Louvre, mais fort intéressant. Une déception toutefois. Quand, au musée Carnavalet, sont tissés des liens entre les oeuvres et avec l'Histoire ou quand sont expliqués chaque oeuvre ou chaque ensemble, ce travail n'est pas fait au musée d'Orsay, laissant parfois le quidam ne s'intéresser qu'à la valeur visuelle d'une oeuvre brute. Heureusement que j'avais un guide talentueux pour m'aider à comprendre les travaux exposés...
Dernière chose : si vous êtes étudiant, allez-y le jeudi soir, c'est gratuit !

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Photos - Musée d'Orsay, Paris - avril 2008
- L'horloge du musée
- L'ours, par François Pompon
- Virgile, par Auguste Préault.